Alors que les campagnes de dépistage du cancer ont pris du retard en 2020 pour cause de pandémie, il semble que les effets néfastes de ce délai de prise en charge ne se fassent sentir. Dans les Hauts-de-France comme partout sur le territoire on espère que la nouvelle année sera celle du retour des patients au centre de radiologie ou de cancérologie.
L’année 2020 a été marquée, en France, par une baisse sans précédent du diagnostic et du suivi des patients en oncologie, la plupart des personnes concernées préférant reporter les examens qu’ils avaient prévu de réaliser à cause de la pandémie de COVID-19.
23 000 mammographies de retard dans les Hauts-de-France
C’est aujourd’hui l’heure des comptes. La Fédération Nationale des Médecins Radiologues (FNMR) tirait déjà, au printemps dernier, la sonnette d’alarme quant à la baisse d’activité de la campagne de dépistage du cancer du sein. Et le retard de diagnostic constaté à l’automne 2020 n’a pas été rattrapé, si bien que le Centre Oscar Lambret (CCLC de Lille) annonce dans un communiqué que l’on dénombre encore 23 000 mammographies de retard dans la seule région des Hauts-de-France.
Dans le même temps, il annonce une baisse globale du nombre de patients pris en charge en gynécologie et en sénologie de -4% et une baisse de 8% de nouveaux patients en sénologie. Mais le corolaire à ces retards de prise en charge est la hausse de la gravité des cas identifiés puisqu’ils n’ont pas été découvert à temps. Le Pr Eric F. Lartigau, Directeur Général du Centre Oscar Lambret, déplore cette situation : « L’année passée a été marquée par la pandémie mondiale, mais le cancer reste toujours l’une des premières causes de décès en France. Dans ce contexte perturbé, certains patients ont reculé de plusieurs mois une visite qui aurait permis de déceler un cancer. De fait, la prise en charge en a été retardée et cela pourrait causer près de 6 000 décès supplémentaires estimés dans les prochaines années. »
Des mesures pour assurer la qualité du parcours des patients
Pourtant, des mesures ont été prises au sein de cet établissement, comme dans d’autres, pour assurer la qualité du parcours des patients, sous la forme notamment de téléconsultations, de sens de circulations, ou d’e-réunions de concertation pluridisciplinaire. Mais il semble qu’une partie de la population se montre encore craintive à l’idée de se rendre dans un centre de radiologie ou de cancérologie.
Espérons que la nouvelle année sera celle du retour à la confiance et que la reprise des campagnes de dépistage sera enfin effective. Les professionnels du secteur sont en tout cas prêts à accueillir les patients.


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