Publicité

Le service de radiologie de l'Hôpital Clinique Claude Bernard de Metz passe la cinquième

13/09/2018
De Thema Radiologie avec Softway Medical

Utilisateurs du PACS SYNAPSE (produit Fujifilm distribué par Softway Medical) depuis une dixaine d’années, les radiologues de l’hôpital clinique Claude Bernard sont les premiers à expérimenter la toute nouvelle version du PACS FUJIFILM (Picture Archiving and Communication System). Synapse 5 marque un tournant majeur, le passage d’un client lourd à full web. Le Docteur Saad Jaafar, radiologue associé, revient pour nous sur leur expérience en tant que site pilote.

Thema Radiologie: Pouvez-vous nous présenter votre structure ?

Dr Saad Jaafar: Nous sommes un groupe de 12 associés, 11 radiologues et une échographiste, qui assurons la totalité des examens d’imagerie de la clinique privée de Claude Bernard à Metz. Nous réalisons toute la palette de l’imagerie médicale moderne : radiographie standard, échographie, sénologie, scanner, IRM et radiologie interventionnelle. Nous faisons donc de l’imagerie conventionnelle et de l’imagerie en coupe. Les patients hospitalisés et les patients externes sont pris en charge dans les mêmes locaux. La patientèle externe représente deux tiers de notre activité. Nous gérons également 2 autres structures hors établissement, acceuillant les patients externes ; les actes sontdédiées à l’imagerie de la femme et à la médecine du sport.

T.R.: Comment voyez-vous l’évolution de l’imagerie médicale au sein de votre structure ?

Dr S.J.: Notre activité a beaucoup évolué ces deux dernières années. Nous avons fortement développé la radiologie interventionnelle vasculaire et oncologique, qui est aujourd’hui assurée par 5 radiologues. La gestion de la pathologie osseuse évolue aussi de façon assez importante et nous assurons la cimentoplasie depuis quelques années. On peut également citer l’accroissement des traitements par radiofréquence de tumeur.

La place du radiologue dans la prise en charge du patient a également changé depuis la création des réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP). En oncologie, pour qu’un patient bénéficie du même niveau de prise en charge à travers le territoire, son cas doit être étudié au sein d’une commission composée de chirurgiens, oncologues, radiothérapeuthes et radiologues. Grâce au PACS, ce sont désormais les radiologues qui organisent et animent les RCP. Une relecture des images est souvent indispensable lors des RCP. L’historique des images pour voir l’évolution des lésions et donc l’utilisation du PACS, est primordiale.

T.R.: Vous êtes utilisateurs du PACS Synapse depuis près de 10 ans, en quoi sa nouvelle version, Synapse 5, vous accompagne dans l’évolution de votre métier ?

Dr S.J.: L’évolution majeure et fondamentale, c’est l’accès à notre PACS depuis n’importe quel navigateur web. Cette architecture change réellement notre quotidien. Nos services doivent être accessibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour permettre d’assurer l’astreinte radiologique. Pouvoir accéder au PACS par le biais du web, quel que soit l’endroit où l’on se trouve est très important. De plus, d’un point de vue sécurité, la technologie Zero Foot Print, autrement dit, le fait qu’aucune donnée ne soit stockée sur mon ordinateur, est une réelle avancée.

L’outil « chat » est également très important dans notre quotidien. Nous sommes 12 radiologues avec des surspécialités ; pouvoir demander son avis à un confrère, quel que soit l’endroit où nous nous trouvons, permet d’aboutir à un diagnostic d’autant plus fin. L’outil favorise la synergie entre nous pour une meilleure prise en charge des patients. De même, nous pouvons dialoguer en interne avec les cliniciens et leur montrer, à distance, l’image la plus pertinente de leur patient. Le PACS nous permet une complémentarité entre radiologues en temps réel qui se fait dans l’intérêt du patient. Avec un PACS installé en client serveur le diagnostic se faisait en décalé.

T.R.: Comment s'est déroulée la migration de vos données dans la nouvelle application ?

Dr S.J.: On est très satisfait. Le transfert de données s’est fait de manière transparente pour les utilisateurs. Nous n’avons eu aucune perte d’activité grâce à un important travail réalisé en amont par Softway Medical avec le soutien de notre équipe informatique (société INGECAP). L’équipe terrain connait très bien notre structure et tout avait été paramétré au plus juste avant le transfert des données. Chacun d’entre nous a ensuite été formé à la nouvelle interface logiciel pour régler quelques ajustements.

T.R.: Après quelques semaines d'utilisation, quels sont donc les apports de la version 5 de SYNAPSE dans votre quotidien/activité? Quels sont vos gains d’efficacité ?

Dr S.J.: Je suis personnellement sur Mac et l’utilisation de la version précédente était un peu complexe avant, car il ne pouvait fonctionner qu’avec un système windows. Son architecture web m’affranchit de ce type de contrainte et c’est une réelle souplesse dans mon quotidien. Par ailleurs, la version 5 du PACS Synapse améliore la fluidité avec le RIS. Le lien contextuel marche à merveille, les images s’affichent de manière quasi instantanée. Cela constitue une avancée importante dans notre workflow. Quand vous avez 30 ou 40 dossiers de patients hospitalisés, c’est un vrai gain de temps et de productivité pour nos vacations.

L’interface est beaucoup moins austère qu’avant. Il y a une amélioration très nette dans les onglets avec des personnalisations qu’on peut pousser très loin dans la gestion des dossiers patient. Les protocoles d'affichage sont également très utiles et nous avons tendance à nous passer du serveur constructeur pour les IRM en ostéo et corps entiers notamment. On voit aussi un gain de temps pour les comparaisons de deux examens en radio et en scanner. Nous avons des possibilités très intéressantes de scénarii d’affichage personnalisables.

Dans les nouveaux outils, l’affichage des images dans les trois plans est beaucoup plus simple qu’avant. on progresse plus facilement dans les 4 fenêtres simultanées et cette approche multiplanaire facilite l’analyse de certaines régions anatomiques ou l’extension des processus pathologiques.

SUR LE MÊME THÈME

Imagerie de la Femme
Physiologie de la grossesse et du post-partum explorée par l'imagerie
Abonné(e)

Physiologie de la grossesse et du post-partum explorée par l'imagerie

La Revue RadioGraphics propose un recueil radiographique de la physiologie de la grossesse et du post-partum, ainsi que de leurs variantes pathologiques. Cet article recommande notamment de ne pas confondre vascularisation myométriale accrue et malformation artério-veineuse au cours de cette transfo...

10/02/2026 -

Imagerie de la Femme
La Cour des comptes épingle la politique publique sur le cancer du sein
Abonné(e)

La Cour des comptes épingle la politique publique sur le cancer du sein

La Cour des comptes confirme, dans un rapport récent, le taux de participation au dépistage organisé du cancer du sein inférieur à 50%. Elle observe notamment des dépenses de soins qui augmentent plus que le nombre de patientes traitées, ainsi qu’un suivi post-thérapeutique insuffisant par manque de...

02/02/2026 -

Imagerie de la Femme
Un prototype d'imagerie thermique pour évaluer la marge opératoire du sein
Abonné(e)

Un prototype d'imagerie thermique pour évaluer la marge opératoire du sein

La qualité du traitement chirurgical du cancer du sein est conditionnée par l’obtention d’une résection avec marges négatives. Pour évaluer précisément ces marges, l’imagerie thermique peropératoire a un fort potentiel. Un prototype de caméra thermique a été expérimenté pour prédire les résections à...

19/01/2026 -

Imagerie de la Femme
Une revue exhaustive des indications d'IRM pelvienne gynécologique
Abonné(e)

Une revue exhaustive des indications d'IRM pelvienne gynécologique

Un article récent publié dans la Revue RadioGraphics nous propose une revue de l’ensemble des indications d’IRM pelvienne gynécologique. Ce document décrit l’arsenal complet de séquences en T1, T2 et diffusion à utiliser, promeut une approche systématique et progressive de l’évaluation des lésions e...

12/01/2026 -

Imagerie de la Femme
Un agrément inter-observateurs pour diagnostiquer les nodules mammaires
Abonné(e)

Un agrément inter-observateurs pour diagnostiquer les nodules mammaires

Les lésions nodulaires malignes mammaires sont jugées comme difficilement standardisées dans BI-RADS. Une étude coréenne publiée dans la Revue Radiology tente de faire une comparaison avec les lésions non tumorales et observe une bonne concordance inter-observateurs pour le classement en lésions neu...

16/12/2025 -

Imagerie de la Femme
Une stratification plus robuste du risque de cancer du sein avec l'IA
Abonné(e)

Une stratification plus robuste du risque de cancer du sein avec l'IA

Un modèle d'IA basé uniquement sur l'analyse d'images pour prédire le risque de cancer du sein à cinq ans offre une stratification du risque plus robuste que l'évaluation de la densité mammaire seule. Des chercheuses ont présenté ce modèle, capable d’identifier les changements dans le tissu mammaire...

04/12/2025 -

Imagerie de la Femme
Une solution d'IA pour générer un score de risque à partir du dépistage du cancer du sein
Abonné(e)

Une solution d'IA pour générer un score de risque à partir du dépistage du cancer du sein

Ajuster la fréquence du dépistage du cancer du sein pour en optimiser les résultats est au cœur des préoccupations des experts scientifiques du domaine. Une étude publiée dans la Revue Radiology introduit une solution d’IA dans l’analyse de la campagne triennale britannique de dépistage pour générer...

29/10/2025 -

LETTRE D'INFORMATION

Ne manquez aucune actualité en imagerie médicale et radiologie !

Inscrivez-vous à notre lettre d’information hebdomadaire pour recevoir les dernières actualités, agendas de congrès, et restez informé des avancées et innovations dans le domaine.