Le coloscanner a acquis, depuis quelques années, une certaine maturité. Le Dr Andrea Laghi a décrit, lors du MDCT 2018, comment la préparation des patients, l'irradiation provoquée ou les indications de cet examen font de cette technique un examen de choix pour certaines indications.
Où en est-on des évolutions des pratiques en coloscanner (CTC) ? Le Dr Andrea Laghi, du Département en sciences radiologiques de l'Université de Rome, a répondu à l'ensemble des interrogations qui peuvent se poser sur ce thème.
Des protocoles d'acquisition moins irradiants
Il a, en préambule, mis en lumière des progrès technologiques favorisant la finesse de l'image scanographique, notamment l'avènement des reconstructions itératives, qui ont fait progresser cette discipline. Dans le domaine de la radioprotection en particulier, le CTC est désormais plus sûr que dans les années 2000 où il a commencé à être développé, avec des examens n'excédant pas les 5 mSv.
Des processus de préparation des patients moins contraignants
En termes de préparation du patient également, les processus sont moins contraignants. Le Dr Laghi a en effet précisé que les régimes sans résidus n'étaient plus systématiquement nécessaires, préconisant deux options de préparation: une dose de laxatif à type de PEG la veille et du Diatrizoate 3h avant l'examen d'une part, une petite dose, voire pas de laxatif et du Diatrizoade juste avant l'examen d'autre part. Ces dispositions sont en faveur, selon lui, d'une meilleure participation du patient au moment de l'examen.
Une alternative à la coloscopie pour des indications précises
Quant aux indications du CTC, comme alternative à la coloscopie, il faut les trouver tout d'abord dans le suivi post-opératoire, selon plusieurs études internationales dédiées. Pour le diagnostic, le CTC semble plus pertinent pour identifier les lésions à type de polypes et les lésions néoplasiques colorectales. Le Dr Laghi a enfin précisé que le CTC pouvait être recommandé dans les dépistages du cancer colorectal en cas d'antécédent familial. Il fait l'objet, enfin, d'un risque de perforation atténué par rapport à la coloscopie, ainsi qu'un coût réduit.


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