Comparée à d'autres méthodes de dépistage supplémentaires courantes, l'IRM du sein est l’examen le plus efficace pour approfondir le dépistage du cancer du sein dense. Une étude canadienne publiée dans la Revue Radiology le confirme, bien que les déterminants médico-économiques et les données d’accessibilité doivent encore âtre affinés.
C’est un fait avéré désormais, les femmes aux seins denses sont soumises à un facteur de risque indépendant de cancer du sein, tant elles présentent une plus grande quantité de tissu glandulaire et de tissu conjonctif fibreux, ainsi que de faibles quantités de tissu adipeux dans les seins.
Examen supplémentaire lors du dépistage du cancer du sein : quel est le plus efficace ?
Alors que la mammographie de dépistage détecte efficacement jusqu'à 98 % des cancers dans les seins gras, le cancer du sein passe plus facilement inaperçu dans les seins denses. Cela motive le plus souvent un examen supplémentaire, à choisir entre les plus courants que sont l'échographie mammaire manuelle, l'échographie mammaire automatisée, la tomosynthèse mammaire et l'IRM mammaire. Mais quel est le plus efficace dans ce contexte ? Une équipe de chercheurs canadiens a mené une revue systématique de la littérature et une méta-analyse, publiée dans la Revue Radiology, afin de l’identifier.
« Les lésions cancéreuses du sein apparaissent blanches sur une mammographie, de même que les tissus denses, ce qui rend plus difficile pour les radiologues la recherche de cancers du sein dans les tissus mammaires denses, annonce la co-auteure de l'étude, le Dr Vivianne Freitas, Professeure adjointe à l’Université de Toronto et radiologue au sein du Department of Medical Imaging de Toronto – Canada -. Notre étude a été conçue pour évaluer le rôle de différents examens de dépistage supplémentaires chez les femmes à risque moyen ou intermédiaire de cancer du sein avec un tissu mammaire dense qui faisaient l’objet d’une mammographie de dépistage négative ».

Une étude portant sur plus de 260 000 patientes identifie l’IRM mammaire comme la plus appropriée
Afin d’identifier l’examen le plus bénéfique pour les femmes aux seins denses, les chercheurs ont mené cette méta-analyse sur 22 études incluant 261 233 patientes dépistées pour un cancer du sein. Dix des études portaient sur l'échographie mammaire manuelle, quatre études sur l'échographie mammaire automatisée, trois études sur l'IRM mammaire et huit études sur la tomosynthèse. Parmi les patientes incluses, 132 166 patientes avaient des seins denses et une mammographie négative.
Des modèles d'évaluation des risques ont été utilisés pour identifier les patientes présentant un risque moyen et intermédiaire de développer un cancer du sein. Aux États-Unis, les femmes dont le risque à vie est estimé à 12 à 13 % de développer un cancer du sein sont considérées comme présentant un risque moyen. Les facteurs qui élèvent le risque vers le niveau intermédiaire sont les antécédents de cancer du sein traité ainsi que les biopsies mammaires antérieures avec des lésions à haut risque.
Élargir la recherche vers les déterminants médico-économiques et les données d’accessibilité à la modalité d’IRM
La méta-analyse a montré que, sur les 132 166 patientes aux seins denses, un total de 541 cancers du sein initialement manqués à la mammographie ont été détectés avec des méthodes de dépistage supplémentaires. L'IRM mammaire était la méthode de dépistage la plus efficace et était capable de détecter même le plus petit des cancers. En excluant l'IRM, il n'y avait pas de différence significative entre les autres méthodes de dépistage supplémentaires.
« Nos résultats sur le rôle de l'IRM dans le dépistage supplémentaire permettront aux parties prenantes d'orienter les politiques de santé dans ce contexte et d'orienter les recherches futures, ajoute ainsi le Dr Freitas. Mais avant de pouvoir plaider pour une application plus large de l'IRM mammaire chez ces femmes, une évaluation plus approfondie du rapport coût-efficacité de l'IRM mammaire par rapport à d'autres techniques, son effet sur la réduction de la mortalité, etc., devra être étudiée. À l'heure actuelle, la disponibilité et le coût de l'IRM du sein restent le plus grand obstacle à une mise en œuvre généralisée. »


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