Quelle technologie radiologique et quels protocoles utiliser pour optimiser l’exploration des anomalies congénitales des voies génitales féminines ? L’European Society of Radiology publie, dans le Journal éponyme, des guidelines résultant d’un consensus continental.
Dans sa série de guidelines à l’attention des radiologues européens, l’European Society of Radiology a publié dans la Revue European Radiology un document destiné à homogénéiser les pratiques dans le bilan IRM des anomalies congénitales des voies génitales féminines (FGTCA).
Des pathologies touchant l’utérus, mais pas que…
Ces guidelines ont été réalisées sur la base d'un questionnaire envoyé à tous les membres du groupe de travail sur l'imagerie pelvienne féminine (FPI-WG) de la Société européenne de radiologie urogénitale (ESUR), ainsi que d'une revue critique de la littérature agrémentée d’un consensus d'experts La plupart de ces anomalies affectent l'utérus. Cependant, le spectre des FGTCA est large, englobant des anomalies du col de l'utérus, du vagin, de la vulve et des trompes de Fallope, avec ou sans malformations associées de l'ovaire, des voies urinaires, du squelette ou d'autres organes.
L’IRM comme technologie de base pour cette exploration
Les questionnaires renvoyés par 17 centres d’imagerie médicale européens ont montré des pratiques assez homogènes sur le continent. La plupart des répondants (82%) ne voyaient aucun rôle pour le CT dans l'évaluation de la FGTCA. Certains cependant y voient un rôle dans certains cas, en complément de l'IRM pour caractériser les anomalies rénales associées ou d'autres anomalies de l'abdomen, et occasionnellement en première intention pour suggérer la présence d'une FGTCA, lorsque la TDM est réalisée pour une autre raison.
Tous les protocoles incluent des séquences d’IRM en T1 avec ou sans Fat Sat, toujours en axial avec ajout de plan sagittal quelquefois. De même, des séquences T2 multiplanaires du bassin en orientation strictement axiale, sagittale et / ou coronale sont toujours réalisées, ainsi que des séquences orientées par rapport à l’utérus. Ces dernières sont plus couramment obtenues par une combinaison de vrais coronaux et vrais axiaux du fond et du corps de l'utérus. La séquence 3D-T2 du bassin, permettant le reformatage multiplanaire (MPR) de l'utérus, est quelquefois utilisée bien que cette séquence fasse l’objet d’une qualité de d'image faible.
Le gadolinium très souvent utilisé pour caractériser les anomalies utérines
Trois centres répondant utilisent systématiquement le gadolinium intraveineux pour la caractérisation de la FGTCA, 8 autres en fonction de la question clinique et des résultats sur les séquences initiales et les 6 établissements restant n'utilisent pas de gadolinium. Les indications du gadolinium comprennent sont ici la caractérisation de masses ovariennes ou myométriales, de polypes de l'endomètre, ou de suspicion d'abcès notamment. L'IRM-urographie est ajoutée en cas d'obstruction des voies urinaires dans un établissement.
Les auteurs de cette étude remarquent que les capacités multiplanaires et la bonne résolution pour les tissus mous de l'IRM fournissent une excellente évaluation du large spectre de manifestations radiologiques des FGTCA. Un protocole d'imagerie normalisé et une un compte rendu uniformisé garantissent, dans ce cadre, une mise en lumière de ces résultats, contribuant à un diagnostic et à une classification corrects des FGTCA, des pathologies associées et de leurs complications.


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