L'angioscanner s'avère être un complément utile à l'autopsie pour un meilleur diagnostic post-mortem, selon une étude publiée en ligne dans la revue Radiology. Les chercheurs pensent que ces résultats pourraient avoir des implications importantes pour les enquêtes criminelles et les efforts de contrôle de qualité hospitaliers.
Des examens radiologiques post-mortem de haute qualité sont très importants, notamment pour la recherche de preuves dans les enquêtes criminelles. Dans ces cas là, le cadavre représente la principale preuve d'un crime.
Simuler une circulation vasculaire en post-mortem
Les techniques d'imagerie modernes telles que la tomodensitométrie et l'imagerie par résonance magnétique sont souvent utilisées en médecine légale. Cependant, la TDM post-mortem est limitée par un contraste relativement faible des tissus mous et une mauvaise visualisation du système vasculaire. Pour cette raison, la technique d'angioscanner post-mortem, (PMCTA) a été développée en introduisant un produit de contraste dans le système vasculaire. "L'idée de la PMCTA est de simuler une circulation post-mortem en établissant une perfusion dans le système vasculaire, révèle l'auteur principal de l'étude le Dr Silke Grabherr, du Centre universitaire de médecine légale de Lausanne/Genève à Lausanne (Suisse). Par cette technique, le cœur est" remplacé "par un dispositif de perfusion, semblable au dispositif de circulation extracorporelle (CEC) qui remplace le cœur pendant la chirurgie cardiaque."
Une réelle alternative à l'autopsie invasive
Pour évaluer la performance du PMCTA, le Dr Grabherr et ses collègues de neuf centres en Europe ont effectué des autopsies conventionnelles sur 500 corps humains qui avaient subi un PMCTA. Pour cette étude, publiée en ligne dans la revue Radiology, toutes les images scanographiques ont été lues par une équipe expérimentée, dont un médecin légiste et un radiologue qui n'avaient pas accès aux résultats de l'autopsie. L'autopsie a été pratiquée le jour du PMCTA, ou le jour suivant, dans tous les cas. Après l'examen de 500 corps, un total de 18 654 lésions ont été enregistrés. Le PMCTA en a trouvé 90%, contre 61% pour les autopsies. PMCTA a raté seulement 10 pour cent des résultats légaux essentiels, tandis que l'autopsie a raté 23 pour cent. "Cette méthode pourrait, dans de nombreux cas, être une alternative à l'autopsie invasive si la dissection du cadavre n'est pas possible, poursuit le Dr Grabherr. Cela offre de nouvelles possibilités d'investigation, par exemple, dans les pays où une autopsie conventionnelle n'est pas acceptée ou dans les cas où les membres de la famille peuvent refuser."
De nouvelles recherches en préparation incluant l'IRM
Le PMCTA s'est montré significativement supérieur à l'autopsie pour l'identification des lésions squelettiques et vasculaires, ou des zones de dommages autour des os et des vaisseaux sanguins. Il a identifié 96% des lésions squelettiques et 94% des lésions vasculaires, contre 65% pour l'autopsie. "Ces lésions peuvent fournir des informations importantes dans les examens post-mortem, conclut le Dr Grabherr. La combinaison de lésions osseuses et vasculaires est particulièrement visible dans les cas de décès traumatiques, tels que chutes de hauteur, accidents de la circulation, traumatismes balistiques et traumatismes aigus dans les cas d'homicides ou de suicides. Cela signifie que le PMCTA est un excellent choix, et peut être utilisé en combinaison avec ou même indépendamment de l'autopsie conventionnelle pour enquêter dans ces cas."
À l'avenir, le groupe de recherche prévoit d'étudier la combinaison de l'angiographie post-mortem avec l'IRM afin d'accroître la sensibilité des résultats liés à des organes comme le cerveau et le foie.

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