Les stents actifs arrivent petit à petit à maturité. C’est ce qu’a montré le Dr Souteyrand lors du Congrès HighTech en présentant l’évolution de ces dispositif, notamment des polymères qui en constituent la structure.
À l’occasion du congrès de cardiologie interventionnelle HighTech, qui s’est déroulé à Marseille du 1er au 3 février 2017, une session consacrée au Stent actif (Drug Eluting Stent - DES) intra coronaire a permis de faire le point sur l’état de l’art pour cette pratique.
Les effets secondaires des DES de première génération
Le Dr Geraud Souteyrand (Clermont-Ferrand) a pu, dans un premier temps, revenir en détails sur les problèmes de resténoses qui apparaissent à distance de l’implantation. Les DES de première génération font en effet l’objet de thromboses intra-stent, selon une fréquence de 1,2% à un mois et de 0,6% à 3 ans. Mais d’autres mécanismes de sténose entrent aussi en jeu, provoqués notamment par un retard de ré-endothélisation ou par une inflammation due au polymère constituant la structure du stent. Il a rappelé que ces DES de 1ère génération se chargeaient d’une nouvelle athérosclérose dès 6 mois après la pose, alors que ce phénomène ne se produit qu’au bout de 2 ans dans les stents nus.
Polymères plus fins ou biorésorbables
Des progrès sensibles ont été effectués depuis l’avènement des DES de 2ème génération. Les taux de resténoses ne sont plus que de 1,3% à 3 ans et une étude de 2014 a montré que la mortalité est désormais inférieure à l’implantation de stents nus. Le Dr Souteyrand a attribué cette amélioration au profilage des nouveaux stents, avec des mailles plus fins (60 à 80 µm) ainsi qu’à des polymères innovants plus légers. Mais c'est avec l'apparition des DES de troisième génération, au polymère biorésorbable, que des résultats très significatifs ont été obtenus, montrant que ces dispositifs arrivaient à maturité. Pour illustrer cette évolution, citons l’étude BIO-RESORT de 2016, qui fait état d’un taux de resténose de 0,3% à 12 mois et de 0,4% à 5 ans et de la disparition des épisodes aigus ou subaigus de thrombose intrastent.
L’OCT, mieux que l’IVUS pour identifier les resténoses
Quant à la meilleure technologie pour apprécier une éventuelle resténose intrasetent, il semble, selon le Dr Souteyrand, que la tomographie par cohérence optique (OCT) soit plus pertinente que l’échographie intra-vasculaire (IVUS). Elle permet de mieux en identifier la cause, qui peut être une mal-apposition ou une sous-expansion du stent, ou une rupture d’athérosclérose par exemple. Il a enfin ajouté que cette technologie influence le traitement dans 50% des cas.

L’European Society of Radiology (ESR) et l’European Respiratory Society (ERS) ont récemment lancé l'Alliance européenne pour le dépistage du cancer du poumon (European Lung Cancer Survey Association - ELCSA). Le but de cette initiative est de soutenir la mise en œuvre d'un dépistage par tomodensitom...
04/03/2026 -


Un modèle de machine learning intégrant l'IRM cardiaque et les données cliniques présente d'excellentes performances pronostiques à long terme, supérieures aux modèles traditionnels, pour stratifier le risque d'événements cardiovasculaires indésirables majeurs pouvant apparaître après un infarctus d...
17/02/2026 -

Le Surgical & Radiological Endovascular Symposium (SRES) 2026 se tiendra les 4 et 5 juin 2026 au Centre de congrès Oustau Calendal de Cassis (13).
16/02/2026 -


Grâce à une nouvelle technique d'IRM permettant de visualiser simultanément les tissus cardiaques et le flux sanguin, il est désormais possible de localiser les malformations cardiaques et planifier précisément leur réparation. Une étude publiée dans la Revue Radiology : Cardiothoracic Imaging décri...
12/02/2026 -


Des discordances significatives apparaissent souvent entre le coroscanner et la coronarographie dans l’évaluation des coronaires fortement calcifiées. Une étude publiée dans la Revue Radiology crée un modèle de deep learning pour l’étude de ces sténoses coronariennes calcifiées, étayée par l’évaluat...
12/02/2026 -


Dans une étude prospective publiée dans la Revue Radiology et menée auprès de 200 adultes atteints d'un cancer du poumon, la tomodensitométrie à comptage de photons (TDM-CP) a permis de réduire l'exposition aux radiations, de diminuer les effets indésirables et d'obtenir une meilleure qualité d'imag...
03/02/2026 -


Étant donné qu’il existe des similitudes entre le système lymphatique de la souris et celui de l’humain, une étude publiée dans la Revue European Radiology expérimente la TDM lymphatique après injection dans les ganglions mésentériques de la souris pour explorer le chylothorax. Ce travail a montré l...
02/02/2026 -
Ne manquez aucune actualité en imagerie médicale et radiologie !
Inscrivez-vous à notre lettre d’information hebdomadaire pour recevoir les dernières actualités, agendas de congrès, et restez informé des avancées et innovations dans le domaine.