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Retour d'expérience à l'Hôpital européen Geroges Pompidou

27/05/2026
De Fujifilm
Illustration Retour d'expérience à l'Hôpital européen Geroges Pompidou

Au bloc opératoire, l’imagerie ne tolère ni latence ni approximation. Elle intervient comme un outil de validation immédiate du geste chirurgical, avec des contraintes fortes en termes de lisibilité, de disponibilité et d’intégration dans le flux opératoire. À l’Hôpital Européen Georges Pompidou, les équipes ont intégré un capteur grand format FDR D-EVO III G80i de Fujifilm Healthcare. Le Docteur Khalife, chirurgien orthopédique, et Andy, MERM, décrivent les usages et les changements observés dans leur pratique.

Au bloc opératoire, l’imagerie ne tolère ni latence ni approximation. Elle intervient comme un outil de validation immédiate du geste chirurgical, avec des contraintes fortes en termes de lisibilité, de disponibilité et d’intégration dans le flux opératoire. À l’Hôpital Européen Georges Pompidou, les équipes ont intégré un capteur grand format FDR D-EVO III G80i de Fujifilm Healthcare. Le Docteur Khalife, chirurgien orthopédique, et Andy, MERM, décrivent les usages et les changements observés dans leur pratique.

« L’image fait partie de la décision per-opératoire »

ImageAu bloc, l’imagerie intervient à des moments précis, en appui direct du geste chirurgical. « On ne parle pas d’un contrôle a posteriori, explique le Docteur Khalife. L’image est utilisée pendant l’intervention. Elle permet de vérifier un positionnement ou un matériel avant de refermer. » Les équipes réalisent principalement des clichés du rachis, de face et de profil, ainsi que des images lors de la pose d’implants, notamment les clous gamma.

« Dans ces indications, on a besoin de voir des structures sur une grande longueur, précise Andy. Le format 43 x 80 permet de couvrir un fémur en une seule acquisition par exemple, y compris chez certains patients pour lesquels ce n’était pas possible auparavant. » Le capteur est positionné sous le patient, directement sur la table opératoire. L’image est acquise en cours d’intervention, visualisée immédiatement, puis validée avant la poursuite du geste.

Des pratiques auparavant contraintes par le matériel

ImageAvant l’introduction du capteur numérique grand format, les équipes utilisaient des cassettes avec plaques ERLM. « On travaillait avec plusieurs plaques que l’on insérait dans une grande cassette, se souvient Andy. Ensuite, il fallait assembler les images manuellement. » Ce fonctionnement impliquait plusieurs étapes intermédiaires. « Le collage se faisait à la main. Cela demandait du temps et une certaine habitude », précise-t-il.

Les réglages d’exposition reposaient sur des tableaux construits en interne. « On s’appuyait sur des constantes définies avec l’expérience, ajoute Andy. Selon les situations, cela pouvait donner des résultats variables. » Pour le Docteur Khalife, ces contraintes avaient un impact direct sur le rythme opératoire : « Il fallait attendre le développement pour voir l’image. Et parfois, il fallait recommencer. »

« Aujourd’hui, l’image est visible sans délai »

ImageAvec le capteur FDR D-EVO III G80i, les images sont transmises sans fil vers la console d’acquisition. « L’image apparaît immédiatement après la prise du cliché, indique Andy. On peut la contrôler sans phase d’attente. » Cette immédiateté modifie la place de l’imagerie dans le déroulé opératoire puisqu’il n’y a plus de rupture liée au développement.

Les équipes estiment que le temps consacré aux acquisitions d’images est réduit au cours des interventions. « Selon les cas, on observe un gain de l’ordre de 15 à 20 minutes, confirme le Docteur Khalife. Cela rend la procédure plus rapide et l’imagerie s’insère directement dans le geste. »

Des acquisitions plus homogènes

L’introduction du capteur s’accompagne d’une évolution dans la gestion des paramètres d’acquisition. « Les réglages sont intégrés au système, explique Andy. On intervient moins manuellement sur les constantes. » Les technologies de traitement d’image participent également au rendu final. « On obtient des images plus homogènes d’un examen à l’autre ».

Dans la pratique, cela se traduit par une diminution des reprises de clichés. Ce point a également une incidence sur la dose globale. « Le fait de limiter les acquisitions supplémentaires joue sur la dose délivrée ». Le Docteur Khalife résume l’enjeu : « L’important, c’est d’avoir une image exploitable au moment où on en a besoin. »

« Un format et un poids qui comptent au bloc »

ImageAu-delà de l’image, les équipes évoquent les conditions de manipulation du capteur. « Il est plus léger et plus fin que les dispositifs que nous utilisions auparavant, indique Andy. Cela facilite son positionnement sous le patient. » Dans un environnement contraint, ces caractéristiques ont un impact concret. « On travaille avec peu d’espace autour de la table. Chaque équipement doit pouvoir s’intégrer sans gêner les autres ».

Le fonctionnement sans fil est également cité. « L’absence de câble réduit l’encombrement au sol, ajoute-t-il. Le capteur repose sur une détection automatique des rayons X. Il n’y a donc pas de connexion physique avec le générateur, ce qui simplifie la mise en œuvre. »

Un usage étendu au-delà du bloc

Le capteur est utilisé dans différents espaces du service. « On peut l’utiliser au bloc puis en salle de réveil, indique Andy. Le passage d’un environnement à l’autre se fait rapidement. » Cette continuité d’usage s’intègre dans l’organisation globale des prises en charge. Les contraintes d’hygiène sont également prises en compte. « Le nettoyage est simple à réaliser ». 

Une intégration progressive dans les pratiques

Pour les équipes, l’introduction du capteur correspond à une évolution du rôle de l’imagerie au bloc opératoire. « Ce qui change, c’est la manière dont l’image s’insère dans la procédure, résume Andy. Elle est accessible immédiatement, sans étape intermédiaire. »

Moins de manipulations, moins de reprises de clichés, une visualisation directe : ces éléments modifient le déroulé des interventions. Le Docteur Khalife conclut : « L’imagerie reste un outil de vérification. Ce type d’équipement permet de l’utiliser de façon plus directe pendant l’intervention. »

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