
L’enquête annuelle de l’ASNR relative à l’exposition des travailleurs en 2024 fait état d’une baisse globale des expositions externes, notamment grâce à l’amélioration des données transmises à SISERI. Les pratiques interventionnelles sont quant à elles toujours en tête pour l’exposition aux extrémités et au cristallin.
Comme chaque année à pareille époque, l’Autorité de Sureté Nucléaire et de Radioprotection (ANR) vient de publier son Rapport d'expertise sur les expositions au rayonnements ionisants en France en 2024.
Des expositions externes globalement en baisse grâce notamment à l’amélioration des données transmises à SISERI
Sur le champ de l’exposition externe, l’effectif total suivi (dose efficace externe) dans les activités médicales est de 101 559 travailleurs, ce qui représente une baisse d’environ 11 % par rapport au nombre de travailleurs exposés en 2023. Le secteur des pratiques interventionnelles représente le plus grand nombre de travailleurs suivis (53 % de l’effectif total suivi) alors que près du quart de l’effectif total du domaine médical concerne le secteur du radiodiagnostic
Pour 2024, la dose efficace externe collective est de 5,80 H.Sv, marquant une diminution de 14 % par rapport à 2023, une baisse qui est attribuée à l’amélioration des données transmises à SISERI, excluant les résultats de la surveillance radiologique des travailleurs ne faisant pas l’objet d’une Surveillance Dosimétrique Individuelle (SDI). Près de la moitié de cette dose efficace externe collective du domaine résulte de la contribution des travailleurs de la médecine nucléaire (contre 38 % en 2023), le secteur des pratiques interventionnelles contribuant à hauteur de 18 % à la dose efficace, en légère diminution par rapport à 2023 (20 %). La contribution des secteurs de la radiothérapie et de la logistique et maintenance est bien plus faible, et reste relativement stable par rapport à 2023.
Les travailleurs de la médecine nucléaire sont donc les plus exposés en moyenne, avec une dose efficace externe moyenne de 0,45 mSv, la dose efficace la plus faible étant observée dans le secteur des pratiques interventionnelles (0,02 mSv ; 0,04 mSv pour) le radiodiagnostic et la radiothérapie). Cela peut paraître étonnant, notamment au regard des activités en blocs opératoires. L’ASNR y voit la traduction du port non systématique d’équipements de protection individuelle (EPI) et du dosimètre lors des actes interventionnels, voire un résultat de travailleurs n’exerçant pas à temps plein dans le secteur.
Les pratiques interventionnelles toujours en tête pour l’exposition aux extrémités et au cristallin
En 2024, l’effectif suivi pour l’exposition des extrémités est de près de 9 % de l’effectif total suivi pour l’exposition externe du corps entier, contre 7 % en 2023. Plus de la moitié de l'effectif suivi (environ 59 %) appartient au domaine médical (activités médicales, dentaires et vétérinaires, sans distinction), avec un effectif plus important dans le secteur des pratiques interventionnelles radioguidées (51 % de l'effectif total des activités médicales, contre 49 % en 2023). Dans les secteurs de la médecine nucléaire et du radiodiagnostic, l’effectif représente respectivement 24 % (contre 20 % en 2023) et 16 % (contre 19 % en 2023) de l’effectif total des activités médicales.
Pour l’exposition au cristallin, 82 % de l’effectif total suivi appartient au domaine médical (activités médicales, dentaires et vétérinaires, sans distinction) en 2024, soit la même proportion qu’en 2023. Près de 77 % sont dans le secteur des pratiques interventionnelles radioguidées, et environ 17 % dans celui du radiodiagnostic. En 2024, la dose équivalente moyenne pour l’exposition du cristallin, calculée sur l’ensemble des travailleurs suivis, est de 0,37 mSv. Mais il s’avère qu’elles sont les plus faibles dans les domaines des activités médicales (0,21 mSv) et vétérinaires (0,15 mSv),

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