Dans le cadre du centenaire de la Radiological Society of North America (RSNA), deux éditoriaux ont été rédigés par des sommités internationales qui décrivent ce que peut être l’avenir de la radiologie. Pour le Pr Umar Mahmood, grâce à la capacité de caractériser la maladie de manière non invasive à l’aide d’une gamme élargie d’agents d’imagerie moléculaire, les radiologues peuvent optimiser de plus en plus le traitement de chaque patient en oncologie.
À l'occasion de son centenaire, la revue Radiology a publié deux éditoriaux spéciaux consacrés à l'avenir de la radiologie. Le premier éditorial, rédigé par le Pr Umar Mahmood, Président du conseil d'administration de la RSNA, chef de la médecine nucléaire et de l'imagerie moléculaire, directeur du Center for Precision Imaging au département de radiologie du Massachusetts General Hospital et professeur de radiologie à la Harvard Medical School à Boston (Massachusetts – USA), se penche sur l'avenir de l'imagerie moléculaire, des thérapies contre le cancer et de la médecine de précision.
Un exercice de prospective risqué au vu de la rapidité des progrès enregistrés par la spécialité
Il y exprime notamment la chance d’avoir été témoin, depuis 25 ans, d’incroyables progrès dans l’utilisation de l’imagerie moléculaire. Ces progrès incluent notre capacité à caractériser la maladie de manière non invasive, à déterminer les thérapies et les doses de traitement les plus efficaces et à évaluer la réponse thérapeutique au début du traitement. Il note cependant que l’extrapolation de la renaissance actuelle de l’imagerie moléculaire aux 20 à 30 prochaines années comporte de nombreux risques, le plus grand risque résidant notamment dans des prévisions trop timides, car nous avons tendance à imaginer un avenir linéaire plutôt qu’exponentiel. Une projection des progrès de la spécialité en 2040 ou 2050 comporte donc certainement une bonne dose de fausses affirmations.
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