L’échographie de contraste vient de faire l’objet d’une étude, réalisée par la Haute Autorité de Santé, dans le but d’en déterminer la balance bénéfices/risques. L’intérêt diagnostique, la sécurité et les enjeux organisationnels sont parmi les critères utilisés pour vérifier le bien-fondé de son inscription à la CCAM.
À la demande du Conseil national professionnel de radiologie (G4), la Haute Autorité de Santé (HAS) a réalisé une étude afin de déterminer la balance bénéfices/risques de l’échographie de contraste (ECUS) dans le cadre de la caractérisation des tumeurs hépatiques découvertes de façon fortuite chez l’adulte sans cirrhose ni cancer.
Le but de ce travail est d’évaluer la place de l’ECUS dans les stratégies diagnostiques et de vérifier le bien-fondé de son inscription à la CCAM, en faisant un focus sur l’intérêt diagnostique, la sécurité, les enjeux organisationnels, les préférences et attentes des patients ainsi que les conditions de réalisation de l’examen. Le champ de l’étude ciblait l’ECUS mise en œuvre pour remplacer une IRM de référence contre-indiquée, un délai d’attente trop important ou une IRM non concluante.
Les auteurs de l’étude ont conduit pour cela une revue systématique de la littérature (2000-2022), ont recueilli l’opinion des patients et professionnels de santé qui ont été consultés comme experts ou comme parties prenantes. Ils ont pu ainsi dégager des indications à la pratique de l’ECUS lorsque les lésions de découverte fortuite à l’imagerie initiale sont isolées ou au nombre de deux, mesurent jusqu’à 30-35 mm de diamètre, sont bien visibles en échographie sans injection et sont situées au plus à 12 cm de profondeur, lorsqu’un hémangiome ou une hyperplasie nodulaire focale sont en premier lieu suspectés et s’il n’y a pas de contre-indication à l’injection de Sonovue.
Cet examen sera indiqué également en cas de contre-indication à l’IRM avec injection de produit de contraste gadoliné ou d’IRM non concluante et sera privilégié au scanner multiphasique, compte tenu de ses performances élevées pour caractériser les types bénins les plus fréquents, de son caractère sûr, de son absence de néphrotoxicité et de sa nature non irradiante. Pour les lésions hépatocellulaires d’allure bénigne, l’IRM avec produit de contraste hépato-spécifique est toutefois privilégiée, l’ECUS pouvant être envisagée en seconde intention. Enfin, des indications liées à l’accessibilité de la modalité IRM sont également évoquées.
Ces recommandations sont accompagnées d’un rapport d'évaluation technologique détaillé, d’un document de synthèse, ainsi que d’une note de cadrage.


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