Le DX-D100 fluidifie les processus de radiologie au lit du patient
MARDI 05 JANVIER 2016
L'appareil de radiologie mobile DX-D100 d'Agfa Healthcare constitue un réel facteur d'optimisation des pratiques des manipulateurs. C'est le constat que font Daniel Vallet, cadre du service d'imagerie de la clinique Le Confluent à Nantes, et Maxime Marcou, celui de l'unité d'imagerie conventionnelle du CHU de St-Étienne, qui en apprécient la mise à disposition instantanée des images acquises et l'amélioration des flux de travail.

Agfa Healthcare a récemment mis sur le marché son système d'imagerie conventionnelle DR, qui comprend des capteurs plans d’acquisition avec une technologie au Cesium apportant une réduction de doses très significative et une amélioration des flux de travail au sein des unités de radiodiagnostic.
Une station de post-traitement embarquée sur un appareil de radio mobile
Ce système est désormais embarqué sur un appareil de radiologie mobile, le DX-D100, ce qui modifie de manière significative la prise en charge radiologique des patients alités. Au CHU de St-Étienne, comme au sein de la clinique Le Confluent de Nantes, cet attelage fait l'unanimité. Les manipulateurs, au chevet du patient à examiner, ont ainsi la possibilité de visualiser instantanément la qualité de l'image radiologique qu'ils viennent de produire. Le capteur plan, une fois l'acquisition de l'image réalisée, envoie par wifi les informations à la station de visualisation et de post-traitement Agfa NX intégrée au DX-D100. La station applique dans un premier temps un postraitement intelligent appelé MUSICA 3 qui analyse la texture des tissues et des os pour améliorer la résolution du contraste et du détail. Ce traitement de l’image s’adapte à chaque patient apportant une image sans compromis. L'utilisateur peut aussi en modifier, au fil de l'eau, la luminosité et le contraste, voire y ajouter des légendes ou mesures, avant de la faire transiter vers le PACS de l'établissement.
Des images envoyées sur le PACS instantanémentA la clinique Le Confluent, le DX-D100 est utilisé essentiellement au bloc opératoire. "Nous réalisons environ une trentaine de radios par jour au sein de notre bloc, explique Daniel Vallet. Il s'agit la plupart du temps de contrôles post-opératoires en orthopédie, de vérification de voies veineuses centrales, ou d'exploration thoracique standard en salle de réveil. L'intérêt, pour les chirurgiens, est de pouvoir consulter l'image quelques secondes après la prise du cliché. C'est une réelle avancée pour eux !" Outre l'aspect immédiat de la mise à disponibilité de l'image, l'appareil mobile permet également de l'envoyer sur le PACS, en le branchant à une prise RJ45 du bloc opératoire. "Une fois que l'image du patient est dans le PACS, elle est automatiquement mise à disposition de l'ensemble des médecins de l'établissement dans le dossier de soins du patient," poursuit Daniel Vallet.
Une réelle amélioration du confort de travail des manipulateursLe CHU de St-Étienne dispose de 2 appareils de ce type, l'un dans le service d'urgence et l'autre au sein de l'unité de radiodiagnostic, pour une utilisation en réanimation, dans les services de soins ou au bloc opératoire également. "Le système de capteur plan embarqué sur le DX-D100 représente une réelle amélioration des conditions de travail des manipulateurs, remarque Maxime Marcou. Lorsqu'ils faisaient leur tournée de réanimation, ils faisaient quelques 10 manipulations de cassette ERLM par patient. Aujourd'hui, plus besoin de ramener la cassette dans le service d'imagerie ni de la faire déchiffrer par le lecteur. L'image arrive directement sur la station, une fois acquise. Le capteur plan Agfa était le plus léger du marché il y a 2 ans 1/2, lorsque nous avons fait l'acquisition du DX-D100. Et même si c'est plus lourds qu'une ERLM, ses fonctionnalités représentent un confort certain pour les manipulateurs, d'autant que les images partent dans le PACS via un autre réseau wifi, sans branchement à une prise RJ45."
Un appareil motorisé fonctionnant sur batterie
Le DX-D100 propose donc une optimisation du temps et de l'énergie des manipulateurs lors des tournées dans les services de soins. Mais il a d'autres atouts dans sa manche. Il permet, par un simple appel contextuel, de récupérer la work-list des examens du service depuis le RIS, pour une identitovigilance sans faille. Les images sont ainsi accessibles sur le PACS ou le dossier patient en 3 secondes pour les les médecins prescripteurs. Les chirurgiens ou les réanimateurs, quant à eux, peuvent, en temps réel, modifier leurs stratégies thérapeutiques si nécessaire à partir du résultat radiologique. "Le DX-100 est bien sûr un peu plus encombrant qu'un mobile classique, mais il est entièrement motorisé, conclut Daniel Vallet. Il est donc très facile d'utilisation. De plus, il fonctionne sur batterie disposant d'une bonne autonomie. En le branchant systématiquement après utilisation, il est toujours en état de fonctionner normalement."
"Cet appareil est plus délicat qu'un mobile de base, puisqu'il embarque un système informatique complet, ajoute Maxime Marcou. Mais il est très fiable et les techniciens Agfa font preuve de réactivité en cas de problème. Il a engendré quelques changements dans les pratiques des personnels, mais il a fait l'unanimité grâce à l'optimisation des flux de travail et l'amélioration de la qualité de la prise en charge radiologique des patients qu'il a permis, tout en réduisant la dose d'irradiation."
Bruno Benque