
Cathpax, filiale de la société française Lemer Pax, lance son nouveau système Nova-X, système de radioprotection collective et intégrale qui permet de diviser par 11 la dose reçue par l’opérateur en neuroradiologie interventionnelle.
Les résultats définitifs de l’étude clinique NOVARAD montrent que l’utilisation de Nova-X offre aux médecins interventionnels un niveau de radioprotection inégalé pour prévenir l’ensemble des maladies radio-induites et troubles musculosquelettiques. Cette étude visait à évaluer les performances de radioprotection du Nova-X, destiné à protéger intégralement et collectivement le personnel soignant en salle de cathétérisme.
Les protections plombées portées par les professionnels du cathlab pour se
protéger des rayons X sont contraignantes et inefficaces car elles ne
permettant pas de protéger des zones comme la tête et les extrémités. De plus,
66 % d’entre eux souffrent de troubles musculosquelettiques, alors que les
procédures interventionnelles ne cessent de trouver des indications et qu’environ
40 millions de procédures médicales sous rayons X sont réalisées chaque année à
travers le monde.
L’étude prospective NOVARAD, multicentrique, à deux bras, visait à analyser les
doses reçues par trois opérateurs à sept zones anatomiques différentes avec des
dosimètres opérationnels de dernière génération offrant une mesure très précise
(seuil de détection minimum de 0,1 µSv). Au total, 178 procédures ont été
inclues dans quatre centres (Hôpital Laennec - CHU de Nantes, Hôpital Bicêtre,
AP-HP, à Paris, Hôpital Purpan – CHU de Toulouse, CHU de Besançon), 90 sans
Nova-X et 88 avec Nova-X.
La dose reçue avec Nova-X est 11 fois inférieure à la tête, 11 fois
inférieure aux bras et 38 fois inférieure aux pieds par rapport à l’approche
conventionnelle. L’opérateur présente ainsi une réduction de dose moyenne de 91%
sur l’ensemble du corps avec une valeur moyenne de 1,0 µSv avec Nova-X par
procédure contre 11,1 µSv sans Nova-X. La dose de l’opérateur passe de 4,8 µSv
en moyenne par procédure à 0,8 µSv grâce à l’utilisation du Nova-X. L’opérateur
reçoit une dose moyenne globale plus de deux fois inférieure (1,1 µSv contre
0,4 µSv).
Le calcul de la dose efficace permettant d’évaluer uniquement le risque
stochastique est de 1,33 sans Nova-X et de 1,24 avec Nova-X sans porter le
tablier plombé. Ce résultat et l’obtention de facteurs de réduction
d’exposition supérieurs à 90% sur les zones anatomiques non protégées
permettent de valider la possibilité de travailler sans tablier plombé,
responsable de troubles musculosquelettiques.
« L’ergonomie de travail de l’opérateur a un impact sur la qualité de
soins délivrée au patient, assure le Pr Laurent Spelle, chef de service de
neuroradiologie interventionnelle à l’hôpital Bicêtre (AP-HP). Travailler tout
en étant mieux protégé et de façon intégrale va nécessairement modifier notre
approche et nous permettre de nous recentrer entièrement sur la réalisation de
notre geste. De plus, ce dispositif ne modifie pas nos habitudes de travail, ce
qui est fondamental pour maximiser l’adoption d’une nouvelle technologie en
salle ».
« Les résultats de cette étude sont extrêmement positifs pour l’ensemble
de notre profession et permettent de mettre en lumière nos conditions de
travail difficiles qui découragent aujourd’hui de nombreux jeunes diplômés, en
particulier les femmes qui ne souhaitent prendre aucun risque pendant leur
grossesse, ajoute le Pr Alessandra Biondi, chef de service de
neuroradiologie interventionnelle au CHU de Besançon. Je suis ravie d’avoir
participé à cette étude qui ouvre une nouvelle ère en matière de
radioprotection dans notre domaine ».
« Les résultats de cette étude sont excellents et confirment ce que nous
avons d’ores et déjà mis en place dans notre établissement depuis plusieurs
mois pour l’un de nos collaborateurs qui ne pouvait plus exercer son métier
suite à une pathologie discale liée au port quotidien du tablier plombé,
pursuit le Pr Hubert Desal, chef de service de neuroradiologie
interventionnelle au CHU de Nantes. Cette étude constitue une
véritable révolution dans notre métier et renforce nos connaissances empiriques
en matière de radioprotection, thème au cœur de la transformation de notre
futur complexe hospitalier de Nantes ».


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