La technologie permet désormais de réaliser des séquences d'IRM synthétiques en une seule acquisition. Une étude publiée dans l'Euopean Journal of Radiology a comparé cette dernière avec l'IRm classique pour l'exploration de la Sclérose En Plaques (SEP).
Les images synthétiques d'IRM sont calculées par des algorithmes afin d'obtenir des contrastes d'image analogues aux pondérations T1 et T2 classiques (T1W et T2W) et FLAIR. Elles sont obtenues à partir d'une seule acquisition par rapport à l'imagerie conventionnelle où les séries de contraste d'image sont obtenues une par une.
Comparer l'IRM synthétique et l'IRM classique dans l'exploration de la SEP
Une étude publiée en ligne dans l'European Journal of Radiology se propose de comparer ces images synthétiques à celles obtenues par des séquences IRM classique dans l'exploration de la Sclérose en Plaques (SEP). Des études précédentes d'IRM synthétique reproduisant les images conventionnelles T1W, T2W et FLAIR ont montré que les images de T1W et T2W sont comparables mais que les images FLAIR calculées synthétiquement ont une qualité inférieure à celle des images d'IRM conventionnelles.
Évaluer les séquences T1, T2 et FLAIR après contraste
L'IRM constitue la pierre angulaire du diagnostic de la SEP et de la surveillance du traitement. Les protocoles normalisés dans la SEP comprennent les images T1W, T2W et FLAIR. Le diagnostic comprend l'identification des lésions de SEP, leur nombre et leur localisation. Les objectifs de cette étude étaient de comparer les résultats diagnostiques de l'IRM synthétique et conventionnelle en termes de détection des lésions de SEP dans les images T1, T2 et FLAIR après l'administration de produit de contraste au Gadolinium, de consensus entre les relecteurs et de contraste de la lésion dans la substance blanche, ainsi que le rapport signal sur bruit dans les deux types d'imagerie.
Nombre et localisation des lésions documentées et catégorisées
Des images axiales synthétiques et conventionnelles ont été acquises prospectivement pour 52 patients atteints de SEP diagnostiquée. L'IRM quantitative (qMRI) a été utilisée pour mesurer la densité de protons et les temps de relaxation (T1, T2) puis, sur la base de ces paramètres, des images synthétiques T1W, T2W et FLAIR ont été calculées. Les séries d'images ont été examinées à l'aveugle, indépendamment et dans un ordre aléatoire par deux radiologues. Le nombre et l'emplacement de toutes les lésions ont été documentés et catégorisés. Un rapport combiné de la charge de la lésion et de la présence de lésions rehaussant le contraste a été compilé pour chaque patient.
Pas de différences significatives malgré une faiblesse ponctuelle de l'IRM synthétique
Dans cette population souffrant de SEP, 13 patients présentaient des lésions de la substance blanche. Au total, 260 piles d'images ont été examinées par les deux évaluateurs. Ces derniers n'ont pas identifié de différences significatives dans le nombre de lésions entre l'IRM conventionnelle et synthétique pour les trois types d'images (T1, T2, FLAIR). La détection des lésions a montré des résultats similaires pour les images conventionnelles et synthétiques.
En conclusion, les images IRM synthétiques ont le potentiel d'être utilisées dans l'évaluation de la dissémination de la SEP dans l'espace malgré d'infimes caractéristiques plus faibles par rapport aux images d'IRM conventionnelles. Des études évaluant l'impact de ces différences sur la prise en charge clinique et l'IRM synthétique dans l'évaluation de la dissémination des lésions de SEP au cours du temps restent à effectuer.


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