Dans son rapport annuel de l’exposition des travailleurs aux rayonnements ionisants en France, l’IRSN fait état d’un nombre d’acteurs suivis toujours plus nombreux pour des doses individuelles en baisse. Si l’interventionnel impacte plus le cristallin, c’est la médecine nucléaire qui irradie majoritairement les extrémités.
L’Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire (IRSN) vient de publier son Rapport annuel sur l’exposition des travailleurs aux rayonnements ionisants pour l’année 2019.
Un nombre d’acteurs suivis toujours plus nombreux…
Dans le domaine médical, la répartition des effectifs évolue peu par rapport à l’année 2018, les activités de radiologie (radiodiagnostic et radiologie interventionnelle à parts presque égales) regroupant l’effectif le plus important (45 %). En termes de répartition de la dose collective, et comme en 2018, les activités de radiologie (30 %), qui se répartissent entre le radiodiagnostic et la radiologie interventionnelle (respectivement 20 % et 10 % de la dose collective totale) et la médecine nucléaire (25 %) sont les plus impactées, suivies des soins dentaires (16 %).
…pour des doses individuelles moyennes en baisse constante
Quant aux doses individuelles moyennes, les disparités sont importantes entre les secteurs, puisque les plus hautes se retrouvent dans les secteurs du transport de sources à usage médical et de la médecine nucléaire (respectivement, 1,36 mSv et 0,82 mSv). Par ailleurs, le secteur de la radiologie interventionnelle, avec 91 % de travailleurs n’ayant reçu aucune dose supérieure au seuil d’enregistrement, fait partie des secteurs les moins exposés, ce qui parait surprenant. Ceci provient sans doute, d’après l’IRSN, d’un biais de répartition des effectifs entre les secteurs de la radiologie conventionnelle et interventionnelle et de port non systématique des dosimètres. Le secteur ayant la proportion de l’effectif exposé la plus importante reste la médecine nucléaire (40 %) suivi par le secteur du transport de sources à usage médical (27 %).
Les extrémités sont plus exposées en médecine nucléaire
En termes de dose collective incluant les photons et les neutrons, on remarque que l’effectif total du domaine médical augmente chaque année entre 3 % et 6 %. En 2019, cette augmentation est de 3 % par rapport à 2018 alors que la dose collective, relativement stable entre 2015 et 2016, a baissé d’environ 20 % en 2017, conséquence du changement méthodologique de prise en compte du bruit de fond mis en place au sein de plusieurs laboratoires de dosimétrie courant 2017, de 3 % en 2018 et de 4 % en 2019.
Concernant le suivi des extrémités par bague, c’est dans le secteur de la radiologie que les effectifs suivis sont les plus nombreux, avec 54 % de l’effectif, suivie par la médecine nucléaire (36,9%). Dans le secteur de la radiothérapie, l’effectif suivi ne représente que 2 % de l’effectif total suivi par dosimétrie par bague et concerne surtout l’activité de curiethérapie. Mais c’est le secteur de la médecine nucléaire qui contribue le plus aux expositions des extrémités avec 65 % de la dose totale enregistrée.
La radiologie interventionnelle, secteur irradiant le plus le cristallin
Enfin, dans le cadre de la surveillance du cristallin en 2019, près de 84 % de l’effectif suivi appartient au domaine des activités médicales et vétérinaires, soit 4 041 travailleurs. Les travailleurs du domaine ont reçu au total une dose de 1,6 Sv et la dose individuelle moyenne est de 1,79 mSv. La répartition des effectifs par niveau d’exposition montre que 20 % des travailleurs ont eu une exposition au cristallin entre le seuil d’enregistrement et 5 mSv, 2 % d’entre eux ayant reçu une dose supérieure à 5 mSv. C’est sans surprise que l’on constate un taux de 59 % de l’effectif suivi au cristallin qui exerce dans le secteur de la radiologie interventionnelle, secteur qui contribue à 68 % de la dose totale du domaine médical et vétérinaire.

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