L’IRM, le TEPScan et l’échographie peuvent, chacun dans son domaine, apporter des informations pertinentes dans le diagnostic ou le suivi des pathologies dues au COVID-19. C’est ce qui ressort d’une étude publiée dans la Revue Radiology : Cardiothoracic imaging qui tente d’établir un spectre de signes radiologiques multimodal.
Un nouvel article publié dans la Revue Radiology : Cardiothoracic Imaging décrit le spectre des résultats de l'imagerie thoracique associés aux symptômes du COVID-19 à travers de différentes modalités, parmi lesquelles la radiographie conventionnelle, la tomodensitométrie (TDM), l'imagerie par résonance magnétique (IRM), la tomographie par émission de positons / tomodensitométrie (TEPScan) et l’échographie.
Un travail de recherche pour établir un spectre de signes radiologiques multimodal
Les résultats observés depuis plusieurs semaines en radiographie et TDM décrivant, rappelons-le, des opacités à verre dépoli multilobaires, principalement périphériques et basilaires se retrouvent le plus souvent lors d’examens d'IRM et de TEPScan. Dans cet article, les chercheurs passent en revue les caractéristiques radiologiques du COVID-19 à travers ces nombreuses technologies d’imagerie, confirmant que le COVID-19 affecte principalement le parenchyme pulmonaire en provoquant une pneumonie. Le but de ce travail est donc de décrire le spectre des caractéristiques radiologiques observées dans cette maladie et de fournir un aperçu de leur utilité clinique à la fois dans le diagnostic et la gestion des patients.
Les apports de l’IRM, du TEPScan et de l’échographie dans l’imagerie du COVID-19
Ils décrivent ainsi l'utilité clinique et les caractéristiques d'imagerie des modalités moins couramment utilisées dans le diagnostic et l'évaluation du COVID-19, en particulier l’IRM et le TEPScan. L'utilité clinique de l'échographie thoracique et de l'échocardiographie dans ce contexte y est également mise en lumière, en particulier en tant qu'évaluation de l’état de Santé des patients en service d'urgence ou en
unité de soins intensifs pour le diagnostic et l'évaluation de l'étendue de la maladie pulmonaire et des éventuelles complications que le virus peut entraîner, telles que l'embolie pulmonaire et l’atteinte du cœur droit.
Des applications IRM dans l’identification de myocardite ou de cardiopyopathie
À l'IRM, les changements parenchymateux de la pneumonie au COVID-19 apparaissent comme des régions d'intensité de signal augmentée anormalement sur les séquences pondérées T1 et T2, correspondant aux opacités du verre dépoli ou de consolidation. L'IRM cardiaque peut également avoir des applications utiles, car une myocardite et une cardiomyopathie ont été décrites chez des patients atteints de COVID-19. On distingue alors des anomalies régionales ou globales de mouvement du myocarde sur des séquences ciné et une prise de contraste tardive dans un modèle mi-myocardique ou transmural, et si elle est aiguë, une hyperintensité du signal représentant un œdème sur des séquences pondérées en T2 de sang noir avec gating ECG.
Le TEPScan pour surveiller la réponse au traitement ou le pronostic de guérison à long terme
En médecine nucléaire, les résultats caractéristiques proposés par le TEPScan au FDG objectivent du verre dépoli et de l'atténuation correspondent aux sites e fixation du FDG. De plus, même en l'absence de ganglions lymphatiques thoraciques pathologiques, la capture du radiotraceur est courante dans les ganglions lymphatiques, en particulier dans les régions hilaire, supraclaviculaire et médiastinale. Certaines applications pourraient être utiles pour la surveillance de la réponse au traitement, le pronostic de guérison ou la surveillance des séquelles à long terme, car l'absorption du FDG peut être corrélée avec les temps de guérison.
Un diagnostic du COVID-19 plus sensible à l’échographie qu’à la radiographie thoracique
En échographie enfin, certaines études prospectives ont signalé une sensibilité supérieure à la radiographie thoracique dans le diagnostic de la pneumonie du au COVID-19. De nombreuses études ont corroboré la capacité de l'échocardiographie à détecter la dysfonction ventriculaire droite secondaire, un facteur pronostique très sensible. Elle n'est pas utile comme outil de dépistage en raison de sa faible sensibilité et de son taux élevé de faux positifs dans le diagnostic de l’embolie pulmonqire. Elle peut toutefois détecter un thrombus du cœur droit, le signe de McConnell (akinésie de la paroi libre ventriculaire droite et hypercontractilité de sa paroi apicale) et le mouvement septal interventriculaire paradoxal.
Les chercheurs tentent également d’identifier de futures applications potentielles de l'intelligence artificielle (IA) dans le diagnostic et la gestion de COVID-19 et d’examiner les apports de l’imagerie dans les affections thromboemboliques et extrathoraciques liées au COVID-19.


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