Vous êtes dans : Accueil > Actualités > Imagerie de la femme > Un suivi systématique à six mois serait préférable pour les lésions mammaires classées BI-RADS 3

Un suivi systématique à six mois serait préférable pour les lésions mammaires classées BI-RADS 3

MERCREDI 20 MAI 2020 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Les femmes présentant des lésions mammaires classées BI-RADS 3 devraient systématiquement suivies à six mois. C’est ce que suggère une étude publiée dans la Revue Radiology en raison du risque faible mais non négligeable que ces lésions soient malignes.

RSNA

Le protocole d’interprétation de la radiologie mammaire (BI-RADS) a été créé par l'American College of Radiology pour aider à classer les résultats de la mammographie. Les résultats sont classés en fonction du risque de cancer du sein, une lésion BI-RADS 2 étant bénigne ou non cancéreuse, et BI-RADS 6 représentant une lésion dont la biopsie s'est avérée maligne.

BI-RADS 3, une classification qui fait débat

Le niveau BI-RADS 3, qui classe une lésion comme probablement bénigne, est une catégorie particulièrement difficile à identifier et peut être source de confusion pour les praticiens et d'anxiété pour les patientes. Cette évaluation signifie que la lésion a moins de 2% de chances d'être cancéreuse et n'est pas susceptible de se propager dans le délai recommandé pour l'imagerie de suivi. L'intervalle pour l'imagerie de suivi a été un point de discorde dans la communauté scientifique. Certaines recherches antérieures suggéraient en effet que les tumeurs malignes étaient si rares dans le groupe BI-RADS 3 que le suivi pouvait être repoussé en toute sécurité de six mois à un an. Cependant, une grande partie de cette recherche a été effectuée avant la constitution de la Base de données nationale américaine sur la mammographie (NMD).

Une étude sur les rappels de dépistage sur une période de dix ans

"Je pensais que nous devrions vraiment revoir ces conclusions, maintenant que nous disposons de cette grande base de données avec laquelle nous pouvons travailler pour affiner le protocole pour ces patientes", déclare le Pr Wendie A. Berg, chercheur de renom sur le cancer du sein à la faculté de médecine de l'Université de Pittsburgh et professeur de radiologie à l'Hôpital UPMC Magee-Womens de Pittsburgh et auteur principal d’une étude publiée dans la revue Radiology,

Le Dr. Berg et ses collègues ont évalué les résultats d'un suivi à six, 12 et 24 mois des résultats probablement bénins identifiés pour la première fois lors du rappel de mammographie de dépistage dans le NMD. Le groupe d'étude comprenait des femmes rappelées du dépistage par mammographie avec évaluation BI-RADS 3 lors d'une évaluation supplémentaire sur une période de près de 10 ans. Les femmes du groupe d'étude n'avaient aucun antécédent personnel de cancer du sein et ont subi une biopsie ou un suivi d'imagerie de deux ans.

Des taux de malignité significatifs en faveur d’un suivi systématique à six mois

Sur 43 628 femmes ayant reçu une évaluation BI-RADS 3 après un rappel de mammographie de dépistage, 810 (1,9%) ont reçu un diagnostic de cancer, avec environ un tiers des cas présentant un carcinome canalaire in situ (CCIS. Cependant, 12% des cancers invasifs diagnostiqués dans les six mois avec une stadification ganglionnaire s'étaient propagés aux ganglions lymphatiques. "La majorité des cancers ont été diagnostiqués juste après le suivi de six mois ou juste après, il est donc important de revoir ces patientes dans un délai de six mois", poursuit le Dr Berg.

Les taux de malignité dans le groupe BI-RADS 3 dépassaient considérablement ceux des femmes rétrogradées en BI-RADS 1 ou 2 à chaque suivi, ce qui est en faveur d’une surveillance par imagerie de suivi à court terme. "L'important, dans ce document, est que ces données proviennent d'un grand nombre d'établissements à travers les USA, ce qui porte vraiment à croire que, oui, c'est la pratique appropriée et oui, vous devez toujours revoir ces patients sur six mois », ajoute le Dr Berg, qui a également étudié comment les antécédents personnels de cancer du sein affectent les taux de malignité chez les femmes avec des résultats BI-RADS 3. Les résultats préliminaires qu'elle a présentés lors du congrès RSNA 2019 indiquent que le taux de malignité pourrait atteindre 15%.

"Cela suggère que nous devrions probablement être beaucoup plus prudents quant aux résultats de BI-RADS 3 chez ces patientes", conclut-elle.

Bruno Benque avec RSNA


toshiba

Un suivi systématique à six mois serait préférable pour les lésions mammaires classées BI-RADS 3
20/05/2020 : Les femmes présentant des lésions mammaires classées BI-RADS 3 devraient systématiquement suivies à six mois. C’est ce que suggère une étude publiée dans la Revue Radiology en raison du risque faible mais non négligeable que ces lésions soient malignes.

Déconfinement : les activités de sénologie peuvent reprendre, mais il faudra prioriser
07/05/2020 : Un collège issu de six sociétés savantes a édité un recueil de recommandations pour la reprise des activités de mammographie à partir du 11 mai 2020. Ce document a été publié dans le Bulletin du Cancer.

Cancer du sein : de nouveaux résultats en faveur du dépistage par tomosynthèse
11/03/2020 : Une nouvelle étude publiée dans la revue Radiology a confirmé les avantages de la tomosynthèse par rapport à la mammographie numérique. Une meilleure détection du cancer, notamment de mauvais pronostic, une stabilité des résultats à cinq ans et moins de faux positifs sont parmi les enseignements majeurs de cette étude.

La HAS étudie la pertinence de l'intégration de la tomosynthèse dans le dépistage
02/12/2019 : La tomosynthèse intégrée dans le dépistage organisé du cancer du sein chez les femmes à risque modéré fait l’objet d’une étude approfondie de la Haute Autorité de Santé (HAS). SA revue de la littérature internationale la pousse à aller plus loin dans son analyse pour éclaircir quelques points d’interrogation.

La communauté radiologique toujours mobilisée pour Octobre rose
07/10/2019 : La campagne de communication Octobre rose bat son plein en ce mois d'octobre. Et même si certains ne sont toujours pas convaincus par celle-ci, la communauté radiologique, FNMR en tête, continue de se mobiliser pour donner plus d'impact à cette action de Santé publique.

Une nouvelle formation sur l'imagerie du sein traité
25/09/2019 : Connaître les séquences pertinentes à réaliser en imagerie du sein traité et rédiger un compte rendu pertinent sont parmi les objectifs de la nouvelle formation Forcomed.

Sensibilité, spécificité, précision et rapidité : l'effet IA pour l'interprétation de la tomosynthèse
01/08/2019 : L'intelligence artificielle (IA) contribue à améliorer l'efficacité et la précision de l'imagerie du sein par tomosynthèse, selon une nouvelle étude publiée dans la revue Radiology: Artificial Intelligence. Le temps d'interprétation, ainsi que la sensibilité et la spécificité du diagnostic s'en trouvent également bonifiés.

L'IRM mammaire de surveillance post-cancer par toujours pertinente
04/06/2019 : Selon une vaste étude publiée dans la revue Radiology, l'ajout de l'IRM mammaire à la mammographie de surveillance pour les survivantes du cancer du sein entraîne des taux de détection du cancer plus élevés. Mais son utilité est discutable et il est important de prendre en compte des données multifactorielles avant d'y avoir recours.

Une nouvelle application d'analyse avancée des mammographies obtient le marquage CE
04/06/2019 : Une nouvelle application dédiée à la mammographie, Myrian® XP-Mammo, vient d'obtenir le marquage CE. Elle sera livrée à partir d'octobre 2019.

Optimiser sans remplacer, la vocation de Breast-Slim View
03/06/2019 : La plateforme d'aide au diagnostic des tomosynthèses Breast-Slim View sera présentée lors du congrès de la SIFEM le 14 juin 2019. Quatre ateliers seront organisés sur ce thème ainsi qu'un témoignage utilisateur.


Les experts en imagerie urologique émettent des recommandations sur la qualité de l'IRM multiparamétrique de la prostate
04/06/2020 : Suite à leur travail sur la qualité des examens d’IRM multiparamétrique prostatique, des experts européens de la spécialité sont arrivés au consensus que les radiologues doivent être formés spécifiquement à la qualité de l’acquisition et du compte rendu. Cette étude a été publiée dans la Revue European Radiology.

Les JFR de printemps, c'est maintenant !
03/06/2020 : Le programme des JFR de printemps est annoncé. Cette session virtuelle proposera, les 4 et 5 juin 2020, des ateliers et des tables rondes sur des sujets d’actualité.

Un cas d'AVC pédiatrique imputable au COVID-19
03/06/2020 : La Revue Radiology rapporte le cas d’un enfant présentant une artériopathie focale cérébrale identifiée en IRM. La découverte d’une infection au COVID-19 a amené les chercheurs à imputer cet AVC au virus.

Un spectre de signes radiologiques multimodal pour le COVID-19
02/06/2020 : L’IRM, le TEPScan et l’échographie peuvent, chacun dans son domaine, apporter des informations pertinentes dans le diagnostic ou le suivi des pathologies dues au COVID-19. C’est ce qui ressort d’une étude publiée dans la Revue Radiology : Cardiothoracic imaging qui tente d’établir un spectre de signes radiologiques multimodal.

Le congrès RSNA 2020 se transforme en une web conférence intégrale
27/05/2020 : Le congrès RNA 2020 n’aura pas lieu, du moins sous sa forme habituelle. La Société savante vient d’annoncer en effet que l’édition 2020 sera entièrement proposée en ligne, du 31 novembre au 5 décembre 2020.

Le SRES 2020 aura bien lieu à la rentrée
26/05/2020 : Le SRES 2020 a été reporté à la rentrée et se déroulera, comme prévu, à Porto Vecchio. Consultez le programme de cette session ci-dessous.

Qualification de dispositif médical : quoi de nouveau sous le soleil ?
25/05/2020 : Deux récentes décisions des juridictions administratives retiennent l’attention en la matière. L'une concerne les activimètres servant à évaluer une dose de rayonnements ionisants, l'autre se penche sur un logiciel de compression d'images médicales.

Un suivi systématique à six mois serait préférable pour les lésions mammaires classées BI-RADS 3
20/05/2020 : Les femmes présentant des lésions mammaires classées BI-RADS 3 devraient systématiquement suivies à six mois. C’est ce que suggère une étude publiée dans la Revue Radiology en raison du risque faible mais non négligeable que ces lésions soient malignes.

La technologie Synchrony®, conçue par Accuray pour le système Radixact®, désignée « meilleure solution globale parmi les dispositifs médicaux » aux MedTech Breakthrough Awards 2020
19/05/2020 : L’organisme indépendant MedTech Breakthrough, récompensant au niveau mondial les entreprises et technologies pour leur excellence dans le domaine de la Santé et des technologies médicales, a sélectionné la technologie de suivi et de correction du mouvement en temps réel Synchrony®, conçue par Accuray pour le système Radixact®, comme gagnante du prix « meilleure solution globale parmi les dispositifs médicaux » lors de la quatrième édition annuelle du programme des MedTech Breakthrough Awards. « Nous sommes heureux de décerner le prix de la "meilleure solution globale parmi les dispositifs médicaux" à l’entreprise Accuray, pour sa technologie révolutionnaire qui vient renforcer et élargir l’éventail de solutions de lutte contre le cancer » a déclaré James Johnson, directeur général de MedTech Breakthrough.

Web conférence ECR 2020 : le programme scientifique est paru !
19/05/2020 : Le programme complet de l’ECR 2020, qui se tiendra sous la forme d’une web conférence, vient d’être publié. Vous pouvez télécharger le Book of Abstract ci-dessous pour vous en faire une idée.


Les images pulmonaires caractéristiques du coronavirus au scanner
05/02/2020 : Dans un rapport spécial publié le 4 février 2020 dans la revue Radiology, des chercheurs décrivent les caractéristiques scanographiques qui facilitent la détection et le diagnostic précoces du coronavirus de Wuhan.

Scanner thoracique du COVID-19 : différentier les images des autres pathologies virales
16/03/2020 : Dans une nouvelle étude publiée dans la revue Radiology, des chercheurs chinois et américains ont distingué des différences entre les images du COVID-19 et les autres pneumonies virales au scanner.

Prime COVID pour les soignants : des critères d'éligibilité incohérents
18/05/2020 : Comme il l’avait annoncé dernièrement, le Premier Ministre a décrété l’instauration d’une prime pour les soignants ayant œuvré dans la lutte contre le COVID-19. Si l’intention est louable, le périmètre d’éligibilité à cette prime semble trop étendu et quelque peu discriminant. Il ne reflète pas, en tout cas, le niveau de risque auquel ce sont exposés certains soignants, parmi lesquels beaucoup de manipulateurs radio.

Scanner du COVID-19 : comprendre l'évolution des lésions à un mois
23/03/2020 : Une nouvelle étude publiée dans la Revue Radiology pourrait permettre de comprendre l’évolution des images COVID-19 au scanner. Un suivi des patients à un mois a en effet été réalisée dans ce travail.

L'ISRRT publie un guide COVID-19 pour les MERM du monde entier
06/05/2020 : L’ISRRT, en collaboration avec l’EFRS, a publié un guide international de bonnes pratiques destiné aux manipulateurs radio en environnement COVID-19. Ce document couvre de nombreux domaines de compétences des manipulateurs.

Pourquoi les radiologues adoptent rapidement la reconnaissance vocale dans le Cloud de Nuance
14/05/2020 : Lancée en décembre dernier, Dragon Medical One, la solution de reconnaissance vocale de Nuance basée sur un Cloud, connaît un fort succès auprès des imageurs. Nuance a d’ailleurs créé pour eux, dans le contexte du COVID-19, des commandes spécifiques pour les TDM thoraciques. Un CHU est en train d’équiper ses radiologues, tandis que les partenaires de Nuance du domaine de la radiologie ont choisi eux aussi de proposer cette solution à leurs utilisateurs. Une adoption rapide par les radiologues qui tient à plusieurs facteurs. Explications avec Pierre Meyblum, Business Development Manager de la division Santé de Nuance Communications en France.

Téléradiologie : produire des comptes rendus irréprochables en un délai record
09/10/2019 : Dans un contexte de pénurie médicale et de désertification dans certains territoires, la continuité de la prise en charge en radiologie implique un développement significatif de la téléradiologie. Depuis la création du réseau CGTR, ce sont plus de 1.5 millions de patients qui ont été pris en charge par les télérédiologues de CGTR, avec une accélération constante de la demande : en 2019, CGTR a pris en charge en moyenne plus de 37 000 patients par mois en France au sein de son réseau, soit une projection sur l’année de plus de 444 000 prises en charge au minimum. En 2017, ce chiffre n'était que de 270 000 prises en charges, soit une croissance de 64,4 % en 2 ans !

La RSNA lance la première collection internationale de cas cliniques radiologiques
04/05/2020 : La RSNA vient d’ouvrir la première collection internationale développée exclusivement en radiologie. Elle est l’aboutissement de la soumission de très nombreux cas depuis début 2020 ayant fait l’objet d’une validation par les experts RSNA.

LE GADOLINIUM EST-IL DANGEREUX A LONG TERME ?
05/05/2015 : Une série d'études récentes montre que le Gadolinium s'accumule de façon résiduelle dans le cerveau. Les dangers de ces résidus sont sans doute liées à la structure moléculaire de l'agent chimique qui accompagne le Gadolinium dans le corps des patients. Et les habitudes des radiologues sont appelées à changer, selon le Pr Emmanuel Kanal.

Les apports de la radiographie thoracique dans la détection du COVID-19
30/03/2020 : Une étude publiée dans la Revue radiologie stipule que les images de détection de la pneumonie au COVID-19 obtenues par radiographie pulmonaire sont sensiblement équivalentes à celles du scanner. Cependant, des différences sont à signaler, notamment pour le suivi des lésions.