Vous êtes dans : Accueil > Actualités > Radiologie générale diagnostique > Du nouveau sur les mécanismes d'activation du choc anaphylactique

Du nouveau sur les mécanismes d'activation du choc anaphylactique

MERCREDI 04 SEPTEMBRE 2019 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Des chercheurs de plusieurs institutions scientifiques et hospitalières françaises ont identifié un nouveau type d'anticorps pouvant provoquer un choc anaphylactique. Ils tentent désormais le moyen de les bloquer.

Institut Pasteur

Un choc anaphylactique peut être causé, c'est bien connu, par l’usage de médicaments, notamment par l'injection de produits de contraste iodés au cours des explorations radiologiques.

Des neutrophiles activés par des anticorps de type IgG

Cette réaction peut être produite à la suite d’une réaction immunitaire inappropriée, par l'activation cellulaire par d'anticorps de type IgE. Cela provoque la sécrétion massive de puissants médiateurs vasodilatateurs, ce qui entraine un état de choc. Mais dans 10 à 20% des cas, il n'existe aucun signe de l’activation de cette voie IgE-dépendante. Des équipes de l’Institut Pasteur, de l’Inserm, de l’AP-HP, du CNRS, de l’université Paris-Sud et Sorbonne université sont parvenus à identifier un nouveau mécanisme d’action responsable de ces chocs jusqu’à présent inexpliqués, impliquant des polynucléaires neutrophiles activés par des anticorps de type IgG.

Libération de médiateurs vasodilatateurs néfastes à forte dose

Dans une étude publiée dans la revue Science Translational Medicine, les scientifiques se sont concentrés sur les réactions allergiques aux curares, médicaments utilisés durant les anesthésies générales pour provoquer un relâchement musculaire. La fréquence d’apparition de choc anaphylactique aux curares est d’un cas pour 10 000 à 20 000 opérations. Le rôle inattendu des anticorps IgG avait déjà été identifié chez la souris en 2011 par une partie des mêmes auteurs. Cette étude multicentrique, appelée « NASA », a été réalisée depuis 2012 par un consortium de chercheurs, biologistes médicaux et médecins anesthésistes et portée par l’hôpital Bichat AP- HP sur 86 patients ayant présenté un choc anaphylactique péri-opératoire et 86 témoins. Des prélèvements sanguins ont été effectués au moment de l’apparition du choc anaphylactique au bloc opératoire, qui ont permis d'identifier ce mécanisme alternatif, dépendant des IgG, activant les neutrophiles qui libèrent des médiateurs vasodilatateurs néfastes à forte dose.

Des recherches pour bloquer cette voie d'activation

"Ces résultats permettent d’élucider 10 à 20% des chocs anaphylactiques qui étaient jusqu’à présent sans explication biologique. Ils seront d’une aide précieuse pour affiner le diagnostic de ces patients, et pour éviter à l’avenir de nouveaux contacts avec le médicament qui a été à l’origine de la réaction allergique" explique le Pr Sylvie Chollet-Martin (Université Paris-Sud), co-dernière auteure de l’étude et responsable du laboratoire d'Immunologie « Auto-immunité et Hypersensibilités à l'Hôpital Bichat (AP-HP). "Alors que les anticorps IgG sont connus pour être des protecteurs de l’organisme face aux infections, et des agresseurs dans certaines maladies auto-immunes, grâce à cette étude on constate qu’ils peuvent être impliqués dans une nouvelle réaction néfaste pour l’organisme, l’anaphylaxie. Nous sommes déjà en train d’explorer expérimentalement comment bloquer cette nouvelle voie d’activation des anticorps IgG afin de proposer une solution thérapeutique", commente Pierre Bruhns, co-dernier auteur de l’étude, directeur de recherche Inserm et responsable de l’unité Anticorps en thérapie et pathologie à l’Institut Pasteur.

Bruno Benque avec l'Institut Pasteur


toshiba

Améliorer le dépistage du très redouté cancer du sein masculin
04/10/2019 : Selon une étude parue dans la Revue Radiology, le dépistage du cancer du sein masculin peut permettre une détection précoce de la maladie. Elle peut s'avérée très utile chez les hommes présentant un risque élevé de contracter la maladie.

La FNMR soutient les biologistes en grève
24/09/2019 : Les biologistes médicaux sont en grève pour protester contre les baisses tarifaires souhaitées par l'Assurance Maladie. La FNMR, qui a été confrontée à une épisode similaire dernièrement, soutient ce mouvement.

Un patient bien informé pour un examen de qualité
10/09/2019 : Les informations concernant un examen d'IRM ou de scanner sont très importantes pour les patients. Ce constat a été validé par les résultats d'une enquête récente.

Du nouveau sur les mécanismes d'activation du choc anaphylactique
04/09/2019 : Des chercheurs de plusieurs institutions scientifiques et hospitalières françaises ont identifié un nouveau type d'anticorps pouvant provoquer un choc anaphylactique. Ils tentent désormais le moyen de les bloquer.

Optimiser la cotation des actes grâce à un nouveau site web gratuit
03/09/2019 : Le catalogue CCAM est souvent mal employé par les radiologues, ce qui peut engendrer des erreurs de cotations. C'est pout leur venir en aide que le site web gratuit ccam-radiologie.fr a été conçu, afin d'optimiser la facturation de l'activité radiologique.

Autorisations de matériels lourds : comment faire ?
03/09/2019 : Pour les praticiens souhaitant étendre l'activité de leur centre, Forcomed organise une formation dédiée aux autorisations de matériels lourds. Elle se tiendra le 20 septembre 2019.

Pénurie de médecins radiologues en Algérie
29/08/2019 : L'Hôpital public de Thénia (Algérie) ne produit plus d'examens radiologiques, malgré un parc de modalités suffisant. Cette situation est due à un manque de médecin radiologue.

Le retour du modificateur Z officialisé dans un arrêté !
28/08/2019 : Le modificateur Z devrait bientôt faire son retour dans la nomenclature des actes de radiologie. C'est en tout cas ce qui annoncé dans l''Arrêté du 14 août 2019 paru au Journal Officiel.

Formation aux gestes d’urgence en imagerie médicale
26/08/2019 : Forcomed organise une journée de formation DPC aux gestes d'urgence dans le cadre de l'allergie ou de l'arrêt cardio-respiratoire. Elle est proposée en présentiel.

Quelques changements CCAM en imagerie à prendre en compte
29/07/2019 : Plusieurs codes CCAM en imagerie diagnostique ou thérapeutique viennent de faire l'objet de modifications. Cela concerne notamment la radiographie de la tête, la scanographie de l'appareil digestif, ainsi que certaines procédures interventionnelles.


Intelligence artificielle en routine: quelles perspectives ?
11/10/2019 : Le plateforme d'intelligence artificielle AiCE, embarquée depuis près d'un an dans certaines modalités de scanographie Canon Medical, est utilisée en routine dans plusieurs hôpitaux universitaires français. Une étude du CHU de Dijon sur l'apport d'AiCE en imagerie cardiaque sera présentée aux JFR 2019.

Un scanner à l'Institut médico-légal pour une assistance aux autopsies haut de gamme
10/10/2019 : L'Institut médico-légal du CHU de Tours a fait l'acquisition, il y a un an, d'un scanner FCT Speedia de Fujifilm pour assister les médecins légistes dans leurs autopsies. Le PR Pauline Saint-Martin, Chef de ce service, revient pour nous sur les apports de cette modalité pour la qualité des examens réalisés et l'amélioration des workflows.  

Esaote célèbre le nouveau MyLab X8 aux Journées Francophones de Radiologie (JFR)
09/10/2019 : En présentant, aux JFR 2019, sa nouvelle plateforme MyLab™X8, Esaote mettra une nouvelle fois en lumière son dynamisme en matière de d'innovation, de recherche et de développement. Ses fonctionnalités avancées, gages de workflow et de qualité d'image améliorés, seront dévoilées le 11 octobre sur le stand de la société internationale.

Téléradiologie : produire des comptes rendus irréprochables en un délai record
09/10/2019 : Dans un contexte de pénurie médicale et de désertification dans certains territoires, la continuité de la prise en charge en radiologie implique un développement significatif de la téléradiologie. Depuis la création du réseau CGTR, ce sont plus de 1.5 millions de patients qui ont été pris en charge par les télérédiologues de CGTR, avec une accélération constante de la demande : en 2019, CGTR a pris en charge en moyenne plus de 37 000 patients par mois en France au sein de son réseau, soit une projection sur l’année de plus de 444 000 prises en charge au minimum. En 2017, ce chiffre n'était que de 270 000 prises en charges, soit une croissance de 64,4 % en 2 ans !

Un intégrateur de technologies qui répond aux enjeux de télé-expertise et de collaboration
09/10/2019 : Présent depuis de nombreuses années auprès des établissements de santé, LAFI, intégrateur de technologies, participe pour la deuxième année consécutive aux JFR et vous donne rendez-vous sur son stand 216A pour échanger avec ses équipes et découvrir les dernières innovations technologiques au catalogue du fabricant HP Inc.

Radioprotection du patient: quelques modifications publiées dans un Arrêté
07/10/2019 : Les dispositions prises par l'Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) dans sa Décision du 11 juin 2019 viennent de faire l'objet d'un Arrêté su Ministère. La fréquence des formations à la radioprotection du patient, les professionnels concernés e les méthodes pédagogiques sont notamment concernés par ce document.

La communauté radiologique toujours mobilisée pour Octobre rose
07/10/2019 : La campagne de communication Octobre rose bat son plein en ce mois d'octobre. Et même si certains ne sont toujours pas convaincus par celle-ci, la communauté radiologique, FNMR en tête, continue de se mobiliser pour donner plus d'impact à cette action de Santé publique.

JFR 2019: le rendez-vous des grandes nouveautés Samsung Healthcare
07/10/2019 : À l’occasion de la prochaine édition des JFR (sous le thème « Le radiologue augmenté »), Samsung Healthcare vous invite à découvrir une nouvelle vision de l’expérience utilisateur, résolument tournée vers l’intelligence artificielle et les technologies avancées.

Améliorer le dépistage du très redouté cancer du sein masculin
04/10/2019 : Selon une étude parue dans la Revue Radiology, le dépistage du cancer du sein masculin peut permettre une détection précoce de la maladie. Elle peut s'avérée très utile chez les hommes présentant un risque élevé de contracter la maladie.

Une désinfection de haut niveau des sondes pour une activité d'échographie à la qualité améliorée
03/10/2019 : Les nouvelles recommandations de la HAS concernant la désinfection des sondes d'échographie sont susceptibles d'évoluer, comme le préconisent les sociétés scientifiques mondiales. Dans ce cadre, le dispositif Chronos de Germitec répond à tous les référentiels sans affecter le workflow du centre d'imagerie.


Un scanner à l'Institut médico-légal pour une assistance aux autopsies haut de gamme
10/10/2019 : L'Institut médico-légal du CHU de Tours a fait l'acquisition, il y a un an, d'un scanner FCT Speedia de Fujifilm pour assister les médecins légistes dans leurs autopsies. Le PR Pauline Saint-Martin, Chef de ce service, revient pour nous sur les apports de cette modalité pour la qualité des examens réalisés et l'amélioration des workflows.  

Une plateforme dédiée pour choisir un moteur d'IA pertinent
03/10/2019 : Acteur historique de l'informatique de Santé, Softway Medical propose une offre d'intelligence artificielle tout à fait originale. À partir d'un catalogue de moteurs d'IA, le radiologue pourra choisir celui qui répondra précisément à ses besoins. Rendez-vous aux JFR 2019 pour découvrir cette nouvelle offre.

LE GADOLINIUM EST-IL DANGEREUX A LONG TERME ?
05/05/2015 : Une série d'études récentes montre que le Gadolinium s'accumule de façon résiduelle dans le cerveau. Les dangers de ces résidus sont sans doute liées à la structure moléculaire de l'agent chimique qui accompagne le Gadolinium dans le corps des patients. Et les habitudes des radiologues sont appelées à changer, selon le Pr Emmanuel Kanal.

Intelligence artificielle en routine: quelles perspectives ?
11/10/2019 : Le plateforme d'intelligence artificielle AiCE, embarquée depuis près d'un an dans certaines modalités de scanographie Canon Medical, est utilisée en routine dans plusieurs hôpitaux universitaires français. Une étude du CHU de Dijon sur l'apport d'AiCE en imagerie cardiaque sera présentée aux JFR 2019.

La HAS retoque le scanner low-dose pour le dépistage du cancer du poumon
19/05/2016 : La Haute Autorité de Santé (HAS) a publié un rapport dans lequel le dépistage du cancer du poumon par scanner low-dose est considéré comme non pertinent. Parmi les arguments avancés, les nombreux faux positifs et les risques de cancers radio-induits générés par la technique.

La radiologie française a-t-elle vraiment besoin du COFRAC ?
21/11/2018 : La radiologie française est très impliquée dans les processus qualité. Mais cela n'empêche pas le COFRAC de travailler sur un référentiel de certification ISO identique à celui des laboratoires de biologie. Le G4 monte au créneau pour affirmer son désaccord.

Le site des formations de l'IRSN fait peau neuve
27/06/2018 : L'offre de formations de l'Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire (IRSN) dispose désormais d'un nouveau site internet. Ce site est géré par l'ENSTTI.

Téléradiologie : produire des comptes rendus irréprochables en un délai record
09/10/2019 : Dans un contexte de pénurie médicale et de désertification dans certains territoires, la continuité de la prise en charge en radiologie implique un développement significatif de la téléradiologie. Depuis la création du réseau CGTR, ce sont plus de 1.5 millions de patients qui ont été pris en charge par les télérédiologues de CGTR, avec une accélération constante de la demande : en 2019, CGTR a pris en charge en moyenne plus de 37 000 patients par mois en France au sein de son réseau, soit une projection sur l’année de plus de 444 000 prises en charge au minimum. En 2017, ce chiffre n'était que de 270 000 prises en charges, soit une croissance de 64,4 % en 2 ans !

LE TECHNETIUM MEDICAL POURRAIT PROVENIR DES CYCLOTRONS
04/03/2015 : La production d’un technetium (Tc-99m) fiable pour les pratiques de médecine nucléaire pourra se faire par cyclotron. C’est le résultat de recherches canadiennes qui mettent en oeuvre une technologie verte pour assurer les besoins mondiaux croissants pour cet élément.  

La tomosynthèse s2D pour remplacer la mammographie
22/02/2017 : Une étude publiée dans Radiology montre les avantages de la reconstruction des données de la tomosynthèse, pour obtenir une mammographie 2D de dépistage du cancer du sein. Les critères cliniques sont en partie améliorés et la dose de rayonnement administrée est, de fait, réduite.