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Carcinome hépato-cellulaire: la segmentectomie radiologique mieux que la chimio-embolisation ?

MERCREDI 25 AVRIL 2018 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

La Segmentectomie Radiologique, une nouvelle technique qui fournit de fortes doses de radiation aux tumeurs tout en épargnant le tissu normal environnant, est prometteuse comme traitement curatif pour les patients atteints d'un cancer du foie au stade précoce, selon une étude publiée en ligne dans la revue Radiology.

RSNA

Le traitement du carcinome hépatocellulaire (CHC) au stade précoce, le type le plus commun de cancer du foie, fait appel à la chirurgie, la transplantation du foie et l'ablation de tumeur par radiofréquence. Cependant, de nombreux patients ne sont pas candidats à ces thérapies. De plus, ces traitements entraînent des coûts importants et des complications potentielles.

Une vision détaillée de la microvascularisation hépatique grâce au Cone Beam

La segmentectomie radiologique (SR) est une option mini-invasive qui utilise le radio-isotope Yttrium-90 (Y90) intégré à des micro-billes cheminées par voie artérielle transcutanée, jusqu'au site de la tumeur, où il vient se poser et délivre son effet radioactif tout en épargnant une grande partie du tissu sain environnant. En utilisant le scanner à faisceau conique (Cone Beam), les radiologues interventionnels acquièrent une vision détaillée de la vascularisation complexe du foie et peuvent concentrer la livraison du Y90 sur le segment pertinent.

"Le Cone Beam a révolutionné notre capacité à effectuer des injections segmentaires isolées à de très petites tumeurs, épargnant la majorité des tissus normaux, explique le Dr Riad Salem, chef de la radiologie interventionnelle vasculaire au département de radiologie de la Northwestern University Feinberg School of Medicine à Chicago. Avant le Cone Beam, nous avions la capacité de focaliser le rayonnement, mais pas avec ce niveau de précision."

Contrôle de la tumeur, ralentissement de sa progression et survie améliorée

Dans une étude publiée dans la revue Raiology, le Dr Salem et ses collègues ont exploré les résultats à long terme chez 70 patients atteints d'un carcinome hépatocellulaire à un stade précoce, qui avaient subi une SR entre 2003 et 2016. Ils ont analysé les réponses des patients au traitement en fonction de deux ensembles de critères couramment utilisés. Basé sur un critère, 90% des patients ont montré une réponse positive à la thérapie, dont 59% une réponse complète. Sur la base d'un deuxième critère, 71% ont obtenu une réponse positive, dont 16% ont obtenu une réponse complète.

La SR a contrôlé la tumeur cible, a ralenti le temps jusqu'à la progression de la maladie et a amélioré les résultats de survie à des taux comparables à l'ablation par radiofréquence, à la chirurgie et à la transplantation pour les patients atteints de CHC au stade précoce. Près des trois quarts des patients n'ont pas fait l'objet de progression du cancer dans la tumeur cible cinq ans après le traitement. La survie globale médiane était de 6,7 ans et les probabilités de survie à un, trois et cinq ans étaient respectivement de 98%, 66% et 57%. La probabilité de survie globale à un, trois et cinq ans était de 100%, 82% et 75% chez les patients dont la tumeur mesurait 3 centimètres ou moins.

Une technique qui pourrait surpasser les effets de la chimio-embolisation

"Les résultats montrent que nous sommes capables de transmettre des résultats curatifs à ces patients, poursuit le Dr Salem. Nos chiffres avec le SR correspondent ou surpassent ceux des autres traitements curatifs en termes de contrôle de la tumeur, de taux de survie et de récurrence." La SR est réalisée en ambulatoire, est peu invasive et a un faible profil de toxicité. Compte tenu de la puissance du rayonnement, les chercheurs affirment que la SR surpasse la chimio-embolisation trans-artérielle, qui a l'inconvénient supplémentaire de nécessiter une hospitalisation. Les chercheurs continuent à suivre les patients du groupe d'étude pendant qu'ils travaillent sur les moyens d'optimiser le traitement.

"Nous voulons voir ces résultats validés chez les patients à plus long terme, conclut le Dr Salem. Nous voulons aussi minimiser le temps entre la consultation et le traitement, et ajuster la dosimétrie afin que nous puissions trouver la dose optimale qui va tuer la tumeur. Suivant le contexte clinique du patient, la SR peut être considérée comme curative. "

Bruno Benque avec RSNA


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