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Homicide par balle: impact significatif du scanner post-mortem devant la cour de justice

MARDI 04 JUILLET 2017 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Le scanner post-mortem devrait être pratiqué en routine lors d’une autopsie après mort par arme à feu. C’est le résultat d’une étude parue dans le Journal de radiologie diagnostique et interventionnelle qui relate l’impact de la modélisation du corps d’une victime devant une cour de justice.

Journal de radiologie

Une étude parue dans le Journal de radiologie diagnostique et interventionnelle, Organe officiel de la Société française de radiologie (SFR) et du Collège des enseignants en radiologie de France (Cerf), et conduite par l’équipe Virtopsie d’Aix-Marseille Université et le Service de Médecine légale de l’AP-HM, se propose de décrire une méthode d’autopsie virtuelle visant à restituer le trajet d’un projectile ayant causé une mort par arme à feu.

Fournir des informations les plus précises possibles aux autorités judiciaires

Cette méthode de calcul des angles de tir a pour but, à partir d’une acquisition scanner corps entier, d’accroître l’exactitude du rapport de l’expert balistique et fournir les informations les plus précises possibles aux autorités judiciaires, notamment pour la reconstitution du crime. L’étude présente également un logiciel d’animation permettant de visualiser les mouvements de la victime de façon à établir, à la fois sur le plan scientifique et visuel, la compatibilité entre les blessures de la victime et les récits des protagonistes. L’acquisition de fait par coupes contiguës de 1 mm sans injection de produit de contraste. Une reconstruction 3D est réalisée ensuite, sur une console TDM et archivées. Les données TDM sont ensuite reformatées afin de tracer les trajectoires de la balle dans les différents plans anatomiques (coronal, sagittal et axial), d’abord en s’appuyant sur les coupes multiplanaires puis sur la reconstruction 3D.

Une méthode de calcul du trajet de la balle à partir de coupes scanner

Il s’agit tout d’abord d’identifier les coupescomportant respectivement l’orifice d’entrée et l’orifice de sortie, ainsi que le projectile lui-même. Les deux chiffres indiquant la hauteurde chaque coupe dans la série sont soustraits l’un de l’autreet la différence obtenue est multipliée par l’épaisseur des coupes lors de l’acquisition scanner. L’angle de la trajectoire balistique est ensuite déterminé par rapport à un plan de référence coronal ou sagittal. L’angle par rapport au plan horizontal est obtenu par calcul trigonométrique à l’aide de l’échelle de mesure. Le calcul précis des angles peut permettre d’établir un lien entre des blessures multiples qui semblent indépendantes lorsque la victime est représentée dans une position anatomique. Ces calculs peuvent fournir également des indications sur la position de la victime au moment du ou des tirs, notamment les mouvements d’autodéfense et de protection.

Un logiciel d’animation pour obtenir des mesures fiables et reproductibles

L’étude décrit également l’utilisation d’un logiciel d’animation permettant de restituer les mouvements de la victime lors de l’accident. Elle comporte l’exemple d’un homme tué accidentellement lors d’une chasse au sanglier et dont on a pu déduire la position au cours du tir à partir du calcul des angle. Cette évaluation est réalisée en considérant la victime dans une position anatomique, d’abord en visualisant la totalité de la coupe comportant l’orifice d’entrée, puis celle comportant l’orifice de sortie et enfin en mesurant la distance et la hauteur entre les deux orifices. Si la trajectoire présente un profil incurvé alors que le projectile n’a été dévié par aucun obstacle, cela indique que les coupes étaient agencées de manière différente lors de la blessure. Le logiciel génère des mesures fiables et reproductibles de la position des projectiles et des orifices d’entrée et de sortie, et calcule l’angulation de la trajectoire de la blessure.

Un impact certain de la modélisation du corps de la victime devant la cour de justice

Les auteurs démontrent ainsi l’apport de la TDM post-mortem pratiquée en routine et prouvent que ces données doivent être utilisées avant et après l’autopsie afin de produire un rapport d’expert de grande qualité, et qu’elles permettent de consigner de manière définitive tous les aspects de la blessure avant de procéder à la dissection, notamment la nature (orifice d’entrée ou de sortie) de certaines blessures dont l’apparence extérieure est atypique ou trompeuse. Les données d’imagerie peuvent également faciliter le travail du médecin légiste, souvent confrontés aux problèmes découlant de la présence d’obstacles et des variations de position des repères anatomiques au moment des tirs.L’exactitude des mesures obtenues et l’utilisation du logiciel d’animation permet, d’autre part, aux médecins légistes d’établir d’éventuels liens entre plusieurs blessures, et ce en s’appuyant sur des mesures métriques et non plus empirique. Enfin, la modélisation du corps de la victime dans le rapport d’expert a beaucoup de poids alors de sa présentation devant la cour.

Bruno Benque


toshiba

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