Les réactions allergiques au gadobutrol sont peu fréquentes, selon une étude récente publiée dans la revue Radiology. Mais les taux d’apparition de ces manifestations allergiques sont relativement significatifs en différé ou après une prémédication.
Une étude parue dans la revue Radiology se propose de déterminer la fréquence et la gravité des réactions allergiques au gadobutrol, la molécule de contraste en IRM contenue dans le Gadavist. Menée par l’équipe du Dr Sarah Power, du Department of Medical Imaging au Princess Margaret Cancer Centre, de Toronto (Ontario, Canada) cette étude a consisté en une collecte de données de 2010 à 2013 au cours d’un processus d'assurance qualité des hôpitaux.
Un travail sur plus de 30 000 examens d’IRM
L’objectif de ce travail, qui a exploré 30 373 examens d’IRM au gadobutrol, était de confirmer la sécurité d’utilisation de ce produit de contraste à son arrivée dans l’établissement et comprenait également une revue électronique des dossiers de santé. En pratique, au moment de chaque réaction au produit de contraste, les chercheurs ont noté l'âge et le sexe du patient, une éventuelle prémédication, l'agent de contraste utilisé, le volume injecté, les symptômes du patient et le traitement administré. Dans chaque cas, les réactions allergiques ont été différenciées des réactions physiologiques. D’autre part, la fréquence et la gravité des réactions allergiques, la prévalence des facteurs de risque de réactions, la fréquence des réactions en dépit de l'utilisation de prémédication (réaction de rupture) et la fréquence des réactions retardées ont été calculées.
Seulement 96 réactions allergiques répertoriées
Les résultats de cette enquête font état d’une fréquence des réactions allergiques au gadobutrol de 0,32%, soit 96 réactions pour 30 373 examens d'IRM au gadobutrol au cours de la période d'étude. Ces 96 réactions sont survenues chez 82 patients et une seule s’est avérée grave. D’autre part, 40 des 82 patients (48,8%) présentaient des facteurs de risques identifiables et 28 d’entre eux (34,1%) avaient fait l’objet d’une injection d’un agent de contraste à base de gadolinium auparavant et n’avaient eu aucune réaction. Au total, 12 des 33 (36,4%) réactions de rupture (après prémédication) se sont produites, et 15 des 96 (15,6%) réactions sont apparues en différé.
Des réactions de rupture ou retardées relativement fréquentes
Au final, la fréquence des réactions allergiques au gadobutrol est très faible, représentant 96 réactions chez 30 373 examens d'imagerie par résonance magnétique (0,32%) et les réactions sévères sont rares. Pour le Dr Power, l’aspect prospectif de cette enquête explique que ce taux soit plus élevé que dans les études rétrospectives précedentes dans lesquelles les patients de signalent pas les réactions légères. Enfin, il est à signaler que les réactions de rupture et les réactions retardées sont relativement fréquentes.


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