Vous êtes dans : Accueil > Actualités > Radiopédiatrie > Échographie de contraste : confort et sécurité pour les jeunes patients

Échographie de contraste : confort et sécurité pour les jeunes patients

LUNDI 27 JUIN 2016 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

À quelques semaines du Congrès de la Société Francophone d'Imagerie Pédiatrique et Périnatale (SFIPP), nous avons rencontré le Dr Marion Lenoir, qui pratique l'échographie de contraste sur ses jeunes patients. Elle communiquera sur ce thème lors de cet événement.

 

SFIPP

Thema Radiologie: Quelle est votre activité au sein du CHU de Besançon ?

Dr Marion Lenoir: Mon activité se concentre sur la radiopédiatrie et l'imagerie prénatale, dans le service du Dr Philippe Manzoni, qui m’a accueilli en octobre 2013. Les services de radiologie du CHRU  de BESANCON possèdent une grande expérience dans l'échographie de contraste puisque cette technique a été utilisée dès 2003 d’abord chez les adultes, avec une absence de toxicité du produit, puis chez les enfants et les nouveau-nés (environ 800 examens chez l’enfant). En pédiatrie, aucun produit de contraste échographique n’a d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) et leur utilisation implique de recueillir le consentement éclairé de la famille avant de réaliser l’examen. Cela est valable pour de nombreux médicaments utilisés en pédiatrie.

Des produits administrés par voie intraveineuse, intracavitaire ou orale

T.R.: Peut-on faire un rappel physique des effets du produit de contraste dans les images d'échographie ?

Dr M.L.: Il s'agit de microbulles, administrées par voie intraveineuse, intracavitaire ou orale. Elles sont constituées de gaz emprisonné dans une enveloppe biocompatible. En France, le produit disponible est constitué d’un gaz inerte d’hexafluorure de soufre entourée d’une membrane phospholipidique amorphe. Elles entrent en résonnance sous l’effet des ondes ultrasonores et ont un aspect très hyperéchogène. Les dimensions de ces microbulles sont de 2.5 à 11 µm. Elles franchissent la barrière capillaire pulmonaire puis circulent dans la circulation systémique et sont éliminées par voie respiratoire. (presque 100% en 15 minutes). Le volume administré est faible et leur administration est bien tolérée et parfaitement indolore en pratique pédiatrique. Les seuls effets indésirables sévères sont des allergies potentielles aux matériaux constituant l'enveloppe. 

T.R.: Quelles sont les applications, aujourd'hui, de l'échographie de contraste en pédiatrie ?

Dr M.L.: Elles sont potentiellement très nombreuses et peuvent permettre de se substituer à l'imagerie en coupe, qui nécessite souvent des volumes de produit de contraste importants (1 à 2 mL par kg en tomodensitométrie), et qui est irradiante pour le scanner ou nécessite une immobilisation de l'enfant pour l'IRM. Nous l'utilisons notamment pour évaluer la vascularisation des organes suite à un traumatisme à faible cinétique, pour des  tumeurs solides traitées, pour caractériser des lésions focales hépatiques,  pour étudier la vascularisation des organes en cas de suspicion de torsion (ovaire ou testicule) ou en ORL dans les cas de ganglions nécrosés mais également à la recherche de saignements secondaires à une effraction vasculaire (vessie, rein, organe traumatisé…). Une des plus-values de cet examen  est l’analyse dynamique immédiate de la micro-vascularisation suite à l’injection.

Une alternative à la cystographie rétrograde

T.R.: Dans quels cas utilise-t-on cette technique avec administration intracavitaire de produit de contraste ?

Dr M.L.: Une des indications possibles et largement publiée est l'évaluation d'un reflux vésico-urétéral, en remplacement de la cystographie rétrograde. Le produit de contraste est administré de la même façon dans la vessie mais l'échographie peut donner dans ce cas des renseignements plus sensibles, notamment sur la présence du reflux dans les cavités rénales et en intraparenchymateux. Il y a ensuite des indications dans les pathologies urgentes, comme l'invagination intestinale pour laquelle l’avantage par rapport à l’utilisation de sérum salé est la visualisation du passage du produit de contraste à travers la valvule de Bauhin, objectivant l’inondation des dernières anses grêles.

T.R.: Vous allez participer, en tant qu'oratrice, au prochain Congrès de la SFIPP les 23 et 24 septembre prochains. Quels seront les thèmes abordés lors de votre présentation ?

Dr M.L.: Elle se fera en deux temps. Je ferai tout d'abord une partie didactique où je décrirai les protocoles de réalisation des échographies de contraste en pédiatrie et ferai quelques rappels des bases physiques. C'est ensuite le Dr Philippe Manzoni qui évoquera les différentes applications cliniques récentes.

De nombreuses études cliniques en cours d'évaluation

T.R.: Quelles sont les possibilités, à court terme, d'extension des applications de l'échographie de contraste ?

Dr M.L.: De nombreuses études cliniques sont en cours, notamment en oncologie, dans le cadre du suivi de la réponse aux traitements de chimiothérapie, ou pour guider des gestes tels que la radiofréquence. D'autres indications possibles sont l’étude du parenchyme cérébral du nouveau-né, ou en prénatal pour l'étude de la vascularisation du placenta. Sur ce dernier thème, il a été prouvé qu'il n'y a aucun passage de produit de contraste du placenta vers le fœtus. 

Au final, je dois dire que cette technique prometteuse, permet de se substituer à des examen en coupe avec injection de produit de contraste comme le scanner et l’IRM et à certain examen avec opacification (lavement pour réduction d’invagination ou cystographie rétrograde) en réduisant les contraintes d’immobilisation, d’irradiation ou de toxicité des produits de contraste iodés ou gadolinés. Aux USA,  la FDA a validé ce produit pour l’étude des lésions hépatiques en pédiatrie. De nombreux articles scientifiques en Europe et aux USA démontrent, de plus, l’intérêt de cette technique.

Bruno Benque


toshiba

Un nouveau modèle de signes radiologiques pour le MIS-C pédiatrique
29/06/2020 : Au cours des dernières semaines, une affection hyperinflammatoire multisystémique est apparue chez les enfants en association avec une exposition ou une infection antérieure au SRAS-CoV-2. Une nouvelle série de cas publiée dans la revue Radiology examine le spectre des résultats d'imagerie chez les enfants atteints de l'inflammation post-COVID-19 connue aux États-Unis comme syndrome inflammatoire multisystémique chez les enfants (MIS-C).

RADIO HEROS, plus qu'une application, un accompagnement de l'enfant in situ
25/03/2019 : RADIO HEROS, l'application destinée à préparer l'enfant avant un examen d'IRM, évolue avec de nouvelles fonctionnalités, notamment pour les parents. Mais ce concept fait l'objet d'un projet d'accompagnement de l'enfant dans un service d'IRM.

Un site d'information pour tranquilliser les enfants avant un examen
07/12/2018 : RadiologyInfo.org a lancé RadInfo 4 Kids, une nouvelle section du site Web grand public contenant des vidéos, des histoires, des jeux et des activités pour aider les enfants et leurs parents à se préparer aux examens d'imagerie médicale.

L'imagerie interventionnelle expliquée en vidéo aux jeunes patients
28/06/2017 : Afin de dédramatiser les examens de radiologie interventionnelle auprès des enfants et de leurs parents, le Service d’imagerie pédiatrique de la Timone, à l’AP-HM, leur propose de visionner de courtes vidéos réalisées en interne.

Radiopédiatrie: une information assimilée pour un enfant plus coopérant
09/05/2017 : En amont du prochain Congrès de la Société Francophone d'Imagerie Pédiatrique et Prénatale (SFIPP), qui se tiendra les 22 et 23 septembre 2017 à Liège (Belgique), nous avons rencontré le Dr Bénédicte Minguet, Docteur en psychologie. Elle nous présente le projet qu'elle a mis en place et à propos duquel elle interviendra lors de cet événement, en faveur d'une meilleure appréhension de l'environnement radiologique des jeunes patients.

Pas de médecine fœtale sans la contribution de l'imagerie
07/11/2016 : L'imagerie médicale apporte une aide primordiale à la pratique de la Médecine fœtale. Nous avons rencontré le Dr Laurent Bidat, créateur et principal organisateur des 22èmes Journées de Médecine fœtale qui se tiendront en mars 2017 à Marseille. Il évoque l'importance de la pluridisciplinarité dans ce secteur et souligne l'importance des progrès de l'imagerie dans le diagnostic anténatal. 

La nécessité de développer l'élastographie en pédiatrie
02/11/2016 : Les techniques d’élastographie, bien que peu présentes dans la littérature scientifique, commencent à trouver des applications efficientes en pédiatrie. Le Congrès de la SFIPP a été l’occasion de montrer que ses performances diagnostiques sont désormais très bonnes, comparées à la biopsie, notamment dans les cas de fibrose hépatique.

Les ravages de Zika sur le développement cérébral des fœtus
05/09/2016 : Un rapport spécial publié dans la revue Radiology relate les multiples anomalies pouvant subvenir sur des fœtus infectés par le virus Zika. Une étude rétrospective brésilienne montre que la plupart des bébé présentent une ou plusieurs malformations cérébrales.

Les radiopédiatres jouent la carte de la pluridisciplinarité
16/08/2016 : En amont du prochain congrès de la Société Francophone d'Imagerie Pédiatrique et Prénatale (SFIPP), qui se tiendra les 23 et 24 septembre 2016 à Toulouse, la Secrétaire générale, le Dr Chantal Durand, nous a accordé une interview. Elle nous présente, entre autre, la table ronde qui sera organisée à cette occasion, sur le thème de la prise en charge pluridisciplinaire des malformations pulmonaires et évoque les contraintes actuelles de la radiopédiatrie.

Échographie de contraste : confort et sécurité pour les jeunes patients
27/06/2016 : À quelques semaines du Congrès de la Société Francophone d'Imagerie Pédiatrique et Périnatale (SFIPP), nous avons rencontré le Dr Marion Lenoir, qui pratique l'échographie de contraste sur ses jeunes patients. Elle communiquera sur ce thème lors de cet événement.  


Intellifence artificielle et radiologie : forces et faiblesses
23/10/2020 : L’intelligence artificielle est au centre d’une communication du Dr Grégory Lenczner sur la plateforme Journées Francophones d’Imagerie Médicale (JFIM). Elle aborde les différentes fonctionnalités de l’IA ainsi que la récurrente question du remplacement du radiologue par la machine.

Le Ségur numérique en radiologie est en marche !
20/10/2020 : Le Ségur du numérique en radiologie a abouti à la mise en place d’un groupe de travail impliquant les responsables de toutes les entités du secteur. Il s’agit de proposer une stratégie de conduite du changement en élaborant les indicateurs et incitatifs nécessaire à l’évolution des pratiques et des moyens.

Le congrès virtuel RSNA 2020 est déjà un succès
20/10/2020 : Pour son édition 2020 entièrement virtuelle, le congrès de la RSNA mettra à disposition des participants des fonctionnalités diverses optimisées par l’outil numérique. L’exposition technique comprend comme à l’accoutumée plus de 200 industriels et près de 15 000 e-congressistes sont déjà inscrits. C’est donc déjà un succès avant même son ouverture !

Les acteurs de la French Healthcare en imagerie médicale se mobilisent
19/10/2020 : L’Association French Healthcare fédère les entreprises et autres acteurs de la technologie de Santé française pour créer des synergies à l’international. À l’occasion des JFR.plus, elle a mis en lumière ses membres du secteur de l’imagerie médicale pour susciter le soutien de la communauté radiologique. La SFR est le premier de ces soutiens.

Les nouvelles solutions Fujifilm présentées aux JFR.plus
14/10/2020 : A l’occasion des JFR. Plus, la marque a présenté trois nouveaux équipements, le FDR Xair, le capteur D-EVO III et la table FDR Visionary RF Premium. Ces solutions visent à faciliter le travail des utilisateurs tout en améliorant l’expérience du patient.

Radiopédiatrie et radioprotection : l'IRSN fait le point
13/10/2020 : Dans son numéro de juillet 2020, le Magazine Repères de l’IRSN a dédié un dossier à la radiopédiatrie. Très surveillé par les radiopédiatres depuis longtemps, le risque ionisant pour les enfants les conduit à remplacer le scanner par l’échographie ou l’IRM, quand c’est possible. De leur côté, les cardiologues interventionnels réduisent les cadences d’images.

Affections pulmonaires et vasculaires dues au COVID-19 : une iconographie impressionnante !
13/10/2020 : La plateforme RadioGRaphics vient de publier une revue exhaustive des manifestations radiologiques du COVID-19. Première partie du document avec les signes pulmonaires et vasculaires.

Les prérequis de soumission des sujets pour l'ECR 2021
12/10/2020 : La campagne d’appel à soumission de sujets pour l’ECR 2021 est ouverte. L’ESR a, dans ce cadre, publié ses recommandations afin que le processus de relecture soit facilité.

Un nouveau Global Learning Center RSNA créé en Tanzanie
12/10/2020 : Après Cape Town (Afrique du Sud), c’est au tour de Muhimbili, en Tanzanie, de disposer d’un campus de formation pour radiologues régionaux initié par la RSNA. L’Administration nationale de la sécurité nucléaire américaine (NNSA) a subventionné ce nouveau Global Learning Center qui proposera de nombreux supports de formation.

Un dispositif de guidage IRM reçoit le 1er Prix de l'innovation en imagerie médicale aux JFR.plus
09/10/2020 : En obtenant le 1er Prix de l’innovation en imagerie médicale, le dispositif de guidage IRM pour l’interventionnel Certis Therapeutic fait la preuve de la fiabilité de son système. Le marquage CE est prévu en 2021.


Radiopédiatrie et radioprotection : l'IRSN fait le point
13/10/2020 : Dans son numéro de juillet 2020, le Magazine Repères de l’IRSN a dédié un dossier à la radiopédiatrie. Très surveillé par les radiopédiatres depuis longtemps, le risque ionisant pour les enfants les conduit à remplacer le scanner par l’échographie ou l’IRM, quand c’est possible. De leur côté, les cardiologues interventionnels réduisent les cadences d’images.

Optimiser la cotation des actes grâce à un nouveau site web gratuit
03/09/2019 : Le catalogue CCAM est souvent mal employé par les radiologues, ce qui peut engendrer des erreurs de cotations. C'est pout leur venir en aide que le site web gratuit ccam-radiologie.fr a été conçu, afin d'optimiser la facturation de l'activité radiologique.

Le scanner nouvel étalon pour le dépistage précoce du Coronavirus
27/02/2020 : Dans une étude de plus de 1000 patients, publiée dans la revue Radiology, la tomodensitométrie thoracique a surpassé les tests de laboratoire dans le diagnostic de coronavirus 2019 (COVID-19). Les chercheurs ont conclu que la tomodensitométrie devrait être utilisée comme principal outil de dépistage du COVID-19.

Dedalus dévoile la dynamique de son offre en imagerie, centrée sur les usages des radiologues
02/10/2020 : Dedalus, qui a acquis l’activité logiciels d’Agfa HealthCare IT le 5 mai 2020, présente son offre complète en imagerie, couvrant tous les besoins du radiologue. Flexible, conçue pour s’adapter aux différents usages métier, accessible à partir d’un écran unique, elle réunit un RIS de la prise de RDV à la diffusion des résultats, un PACS, répondant aux enjeux de mutualisation des données, un viewer et une solution d’archivage neutre (VNA), d’aide à la décision et plus largement l’accès au télédiagnostic dans un contexte de crise sanitaire.

La lithotripsie intravasculaire pour traiter les sténoses coronaires calcifiées
04/03/2020 : Dans notre série de procédures interventionnelles en vidéo, nous vous présentons un webinar Incathlab qui présente une nouvelle procédure de traitement des sténoses très calcifiées, la lithotripsie intravasculaire.

Les recommandations de la Société Française de Radiologie dans un contexte de COVID-19
13/03/2020 : La Société d’Imagerie Thoracique a publié un Point sur l’imagerie dans un contexte de COVID-19. Les types d’examens à réaliser, la conduite à tenir pour les professionnels et les images significatives sont ainsi détaillés.

Les images pulmonaires caractéristiques du coronavirus au scanner
05/02/2020 : Dans un rapport spécial publié le 4 février 2020 dans la revue Radiology, des chercheurs décrivent les caractéristiques scanographiques qui facilitent la détection et le diagnostic précoces du coronavirus de Wuhan.

Les apports de la radiographie thoracique dans la détection du COVID-19
30/03/2020 : Une étude publiée dans la Revue radiologie stipule que les images de détection de la pneumonie au COVID-19 obtenues par radiographie pulmonaire sont sensiblement équivalentes à celles du scanner. Cependant, des différences sont à signaler, notamment pour le suivi des lésions.

La FNMR innove pour sa communication Octobre rose
07/10/2020 : Dans le cadre d’Octobre rose 2020, la FNMR cible cette année le duo mère-fille. Une campagne d’affichage et une carte interactive des centres de radiologie libérale sont également diffusés largement.

COVID-19 : participez au projet national organisé par la SFR avec NEHS DIGITAL
02/04/2020 : La Société Française de Radiologie (SFR), en partenariat avec NEHS DIGITAL, met en place une base de données nationale des scanners thoraciques devant des suspicions de COVID-19 ou des cas confirmés. Elle permet de rassembler le plus grand nombre de scanners afin de mieux connaitre la sémiologie diagnostique, mais également de déterminer des biomarqueurs pronostiques.