Vous êtes dans : Accueil > Actualités > Imagerie de la femme > Sensibilité, spécificité, précision et rapidité : l'effet IA pour l'interprétation de la tomosynthèse

Sensibilité, spécificité, précision et rapidité : l'effet IA pour l'interprétation de la tomosynthèse

JEUDI 01 AOûT 2019 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

L'intelligence artificielle (IA) contribue à améliorer l'efficacité et la précision de l'imagerie du sein par tomosynthèse, selon une nouvelle étude publiée dans la revue Radiology: Artificial Intelligence. Le temps d'interprétation, ainsi que la sensibilité et la spécificité du diagnostic s'en trouvent également bonifiés.

RSNA

La tomosynthèse numérique du sein (DBT) est une méthode avancée de détection du cancer dans laquelle un tube radiogène réalise des coupes fines du sein. Des recherches ont montré que la DBT améliore la détection du cancer et réduit le nombre de rappels de faux positifs par rapport au dépistage effectué uniquement par mammographie numérique.

L'interprétation de la tomosynthèse plus chronophage que pour la mammographie de dépistage

Cependant, l’examen DBT peut prendre presque deux fois plus de temps à interpréter que le dépistage classique en raison du temps nécessaire au radiologue pour faire défiler toutes les images. Ce temps supplémentaire risque d’avoir plus de conséquences, car la DBT devient de plus en plus le traitement de référence en imagerie mammographique, notamment aux USA.

Dans une étude publiée dans la revue Radiology: Artificial intelligence, des chercheurs ont mis au point un système de deep learning, capable d’exploiter de grandes quantités de données afin de trouver des schémas subtils allant au-delà de la capacité humaine. Ils ont entrainé ce système d'IA sur de grands ensembles de données DBT afin d'identifier les images suspectes par DBT. Après avoir développé et entrainé le système, ils ont testé ses performances auprès de 24 radiologistes, dont 13 surspécialistes du sein, qui ont chacun lu 260 examens DBT avec et sans assistance d'IA. Les examens comprenaient 65 cas de cancer.

Précision et temps de lecture améliorés grâce au deep learning

L'utilisation de l'IA était associée à une précision améliorée et à des temps de lecture plus courts. La sensibilité est passée de 77% sans IA à 85% avec elle. La spécificité est passée de 62,7% sans IA à 69,6% avec. Le taux de rappel des non-cancers, ou le taux de rappel des femmes pour des examens de suivi basés sur des résultats bénins, a diminué de 38% sans IA à seulement 30,9%. En moyenne,
le temps de lecture est passé d’un peu plus de 64 secondes sans AI à seulement 30,4 secondes. "Globalement, les lecteurs ont pu augmenter leur sensibilité de 8%, réduire leur taux de rappel de 7% et diviser par deux leur temps de lecture lorsqu'ils utilisaient l'IA simultanément pour lire des DBT par rapport à la lecture sans utiliser l'IA", précise le Pr Emily F Conant, Chef du département d'imagerie du sein de la Perelman School of Medicine de l'Université de Pennsylvanie à Philadelphie et auteur principal de l'étude.

De vrais progrès dans la sensibilité et la spécificité de l'interprétation

La zone située sous la courbe de fonctionnement du récepteur, une variable graphique qui combine sensibilité et spécificité en une seule mesure, a également montré une amélioration, permettant ainsi de mieux représenter la performance globale du radiologue, qui a augmenté de 0,795 sans IA à 0,852 avec AI. "Nous savons que l'imagerie DBT augmente la détection du cancer et réduit le taux de rappel lorsqu'elle est ajoutée à la mammographie 2D et qu'il est cliniquement très important d'améliorer encore ces indicateurs clés, poursuit le Pr Conant. Et, puisque l'ajout de la DBT à la mammographie 2D double environ le temps de lecture du radiologue, l'utilisation concomitante de l'IA et de la DBT augmente la détection du cancer et peut ramener le temps de lecture à peu près au temps nécessaire à la lecture d'un examen de mammographie de dépistage seul."

Les chercheurs s'attendent à ce que l'approche deep learning s'améliore à mesure qu'elle est soumise à des ensembles de données de plus en plus vastes, ce qui rend son impact potentiel sur les soins des patients encore plus significatif. "Les résultats de cette étude suggèrent qu'une efficacité et une précision améliorées pourraient être obtenues dans la pratique clinique en utilisant un système d'IA efficace", conclut le Pr Conant.

Bruno Benque avec RSNA


toshiba

La HAS étudie la pertinence de l'intégration de la tomosynthèse dans le dépistage
02/12/2019 : La tomosynthèse intégrée dans le dépistage organisé du cancer du sein chez les femmes à risque modéré fait l’objet d’une étude approfondie de la Haute Autorité de Santé (HAS). SA revue de la littérature internationale la pousse à aller plus loin dans son analyse pour éclaircir quelques points d’interrogation.

La communauté radiologique toujours mobilisée pour Octobre rose
07/10/2019 : La campagne de communication Octobre rose bat son plein en ce mois d'octobre. Et même si certains ne sont toujours pas convaincus par celle-ci, la communauté radiologique, FNMR en tête, continue de se mobiliser pour donner plus d'impact à cette action de Santé publique.

Une nouvelle formation sur l'imagerie du sein traité
25/09/2019 : Connaître les séquences pertinentes à réaliser en imagerie du sein traité et rédiger un compte rendu pertinent sont parmi les objectifs de la nouvelle formation Forcomed.

Sensibilité, spécificité, précision et rapidité : l'effet IA pour l'interprétation de la tomosynthèse
01/08/2019 : L'intelligence artificielle (IA) contribue à améliorer l'efficacité et la précision de l'imagerie du sein par tomosynthèse, selon une nouvelle étude publiée dans la revue Radiology: Artificial Intelligence. Le temps d'interprétation, ainsi que la sensibilité et la spécificité du diagnostic s'en trouvent également bonifiés.

L'IRM mammaire de surveillance post-cancer par toujours pertinente
04/06/2019 : Selon une vaste étude publiée dans la revue Radiology, l'ajout de l'IRM mammaire à la mammographie de surveillance pour les survivantes du cancer du sein entraîne des taux de détection du cancer plus élevés. Mais son utilité est discutable et il est important de prendre en compte des données multifactorielles avant d'y avoir recours.

Une nouvelle application d'analyse avancée des mammographies obtient le marquage CE
04/06/2019 : Une nouvelle application dédiée à la mammographie, Myrian® XP-Mammo, vient d'obtenir le marquage CE. Elle sera livrée à partir d'octobre 2019.

Optimiser sans remplacer, la vocation de Breast-Slim View
03/06/2019 : La plateforme d'aide au diagnostic des tomosynthèses Breast-Slim View sera présentée lors du congrès de la SIFEM le 14 juin 2019. Quatre ateliers seront organisés sur ce thème ainsi qu'un témoignage utilisateur.

Un modèle d'IA pour des dépistages plus personnalisés du cancer du sein
07/05/2019 : Des chercheurs de deux grandes institutions américaines ont mis au point un nouvel outil doté de méthodes avancées d’intelligence artificielle permettant de prédire le risque futur de cancer du sein chez une femme, selon une nouvelle étude publiée dans la revue Radiology.

Quid de la mammographie de dépistage pour les femmes à risque très élevé ?
30/04/2019 : Afin de guider le radiologue dans sa pratique du dépistage en sénologie pour les femmes à risque très élevé, Forcomed lance un e-learning à la demande. Cette session est accessible immédiatement.

L'annonce du diagnostic en sénologie
04/04/2019 : L'annonce du diagnostic pour un examen de sénologie peut s'avérer difficile. Pour accompagner les radiologues dans cette épreuve et initier un parcours intégré de la patiente, Forcomed organise une formation spécifique.


Le Pôle Imagerie Médicale de l’AP-HM surfe sur la dynamique créée par le projet Imagerie Avenir Marseille (IAM-APHM)
14/02/2020 : Alors qu’il arrive à son terme, le projet de renouvellement des modalités d’imagerie du Pôle Imagerie Médicale (PIM) de l’AP-HM suscite bien des espoirs. La dynamique créée par la forte implication des équipes médicales, paramédicales, techniques, biomédicales et administratives et le dialogue constructif qu’il a favorisé permettront d’améliorer la cohésion et la montée en compétences de tous les acteurs du pôle et des directions concernées.

Découvrez les images du coronavirus mises à jour dans Spectrum of imaging
13/02/2020 : « Radiology of Coronavirus : Spectrum of imaging », édité par la Revue Radiology, est une page web mise à jour continuellement. Elle fournit aux radiologues un panel de cas cliniques pour les assister dans leur décision.

Une évocation de l'imagerie médicale de demain au MDCT 2020
12/02/2020 : Le scanner spectral, la radiologie interventionnelle et l’intelligence artificielle ont constitué les thématiques majeures développées lors du 9ème Symposium Scanner volumique. Un événement qui a laissé entrevoir ce que pourrait être l’imagerie médicale diagnostique et thérapeutique à moyen terme.

Dépistage du cancer du poumon : la FNMR interpelle à nouveau les pouvoirs publics
11/02/2020 : Suite aux bons résultats de la récente étude NELSON, la FNMR vient réitérer, par communiqué, sa demande auprès des pouvoirs publics d’étudier la mise en place du dépistage du cancer du poumon par scanner low dose.

De nouvelles données pour identifier le coronavirus 2019-nCoV au scanner
11/02/2020 : Les signes détaillés du coronavirus 2019-nCoV viennent de faire l’objet d’une nouvelle étude parue dans la Revue Radiology. Des images en verre dépoli majoritairement périphériques et postérieures sont caractéristiques au scanner.

France Imageries Territoires, un vent de jeunesse dans la communauté
11/02/2020 : Le réseau de radiologues France Imageries Territoires compte désormais 270 praticiens. Les activités du groupe attirent de plus en plus de jeunes radiologues, les moins de 45 ans formant la majorité des adhérents.

L'étude NELSON promeut le dépistage du cancer du poumon par scanner
10/02/2020 : Le New England Journal of Medicine a publié, dernièrement les résultats de l’étude NELSON sur le dépistage du cancer du poumon chez les fumeurs. Il semble que le scanner low dose puisse significativement réduire le taux de mortalité de ces populations.

Deux nouvelles études en faveur de la tomothérapie pour le cancer du rectum
07/02/2020 : Deux nouvelles études internationales apportent une nouvelle fois la preuve des bénéfices apportés par la tomothérapie dans la prise en charge du cancer avancé du rectum. Combinée à la chimiothérapie et à la chirurgie, cette méthode apporte des résultats très satisfaisants.

Un catheter amégnétique pour les ablations cardiaques obtient le marquage CE
06/02/2020 : Le premier système d’ablation cardiaque en environnement soumis à un champ magnétique vient d’obtenir le marquage CE. Ceci est la promesse de nouvelles pratiques interventionnelles cardiaques guidées par l’IRM.

Les images pulmonaires caractéristiques du coronavirus au scanner
05/02/2020 : Dans un rapport spécial publié le 4 février 2020 dans la revue Radiology, des chercheurs décrivent les caractéristiques scanographiques qui facilitent la détection et le diagnostic précoces du coronavirus de Wuhan.


Une évocation de l'imagerie médicale de demain au MDCT 2020
12/02/2020 : Le scanner spectral, la radiologie interventionnelle et l’intelligence artificielle ont constitué les thématiques majeures développées lors du 9ème Symposium Scanner volumique. Un événement qui a laissé entrevoir ce que pourrait être l’imagerie médicale diagnostique et thérapeutique à moyen terme.

Les images pulmonaires caractéristiques du coronavirus au scanner
05/02/2020 : Dans un rapport spécial publié le 4 février 2020 dans la revue Radiology, des chercheurs décrivent les caractéristiques scanographiques qui facilitent la détection et le diagnostic précoces du coronavirus de Wuhan.

LE GADOLINIUM EST-IL DANGEREUX A LONG TERME ?
05/05/2015 : Une série d'études récentes montre que le Gadolinium s'accumule de façon résiduelle dans le cerveau. Les dangers de ces résidus sont sans doute liées à la structure moléculaire de l'agent chimique qui accompagne le Gadolinium dans le corps des patients. Et les habitudes des radiologues sont appelées à changer, selon le Pr Emmanuel Kanal.

Un nouvel espoir de procréer grâce à l'embolisation des fibromes utérins
13/06/2017 : L’embolisation partielle des fibromes utérins pourrait devenir le traitement de première intensifn pour les femmes qui souhaitent procréer. C’est ce qu’a montré une étude portugaise publiée dans la revue Radiology.

L'étude NELSON promeut le dépistage du cancer du poumon par scanner
10/02/2020 : Le New England Journal of Medicine a publié, dernièrement les résultats de l’étude NELSON sur le dépistage du cancer du poumon chez les fumeurs. Il semble que le scanner low dose puisse significativement réduire le taux de mortalité de ces populations.

Dépistage du cancer du poumon : la FNMR interpelle à nouveau les pouvoirs publics
11/02/2020 : Suite aux bons résultats de la récente étude NELSON, la FNMR vient réitérer, par communiqué, sa demande auprès des pouvoirs publics d’étudier la mise en place du dépistage du cancer du poumon par scanner low dose.

France Imageries Territoires, un vent de jeunesse dans la communauté
11/02/2020 : Le réseau de radiologues France Imageries Territoires compte désormais 270 praticiens. Les activités du groupe attirent de plus en plus de jeunes radiologues, les moins de 45 ans formant la majorité des adhérents.

La HAS retoque le scanner low-dose pour le dépistage du cancer du poumon
19/05/2016 : La Haute Autorité de Santé (HAS) a publié un rapport dans lequel le dépistage du cancer du poumon par scanner low-dose est considéré comme non pertinent. Parmi les arguments avancés, les nombreux faux positifs et les risques de cancers radio-induits générés par la technique.

Le nouvel Arrêté relatif aux PCR, OCR et conseiller en radioprotection est paru !
06/01/2020 : Un nouvel Arrêté vient d’encadrer les nouvelles dispositions relatives à la gestion du risque ionisant en milieu de Santé. Les notions de PCR, d’OCR ou de conseiller en radioprotection y sont expliqués.  

De nouvelles données pour identifier le coronavirus 2019-nCoV au scanner
11/02/2020 : Les signes détaillés du coronavirus 2019-nCoV viennent de faire l’objet d’une nouvelle étude parue dans la Revue Radiology. Des images en verre dépoli majoritairement périphériques et postérieures sont caractéristiques au scanner.