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Qualité d'image et réduction des doses au Centre NEURI de Bicêtre

VENDREDI 10 MAI 2019 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Dans son bureau du centre NEURI, le Pr Laurent Spelle nous accordé une interview lors d'un événement organisé par Philips qui collabore avec cette institution depuis longtemps. Il nous parle avec passion de son unité, de la prise en charge des AVC ischémiques et des apports de l'industriel dans l'évolution de la neuro-radiologie interventionnelle.

Philips

NEURI, le centre de référence en neuro-radiologie interventionnelle installé à l'Hôpital Bicêtre (AP-HP), traite près de 900 patients par an. Il est la résultante de la fusion, en 2015, des unités de neuro-radiologie de l'hôpital Beaujon et de l'Hôpital Bicêtre.

C'est ici qu'est née la neuro-radiologie interventionnelle

Cette unité est à la pointe de la technologie, tant sur le plan architectural que pour les matériels utilisés, pour assurer une prise en charge optimale des patients. "C'est une véritable prouesse qu'ont réalisée les architectes lors de la conception de ce service, remarque le Pr Laurent Spelle, Chef de Service, que nous avons rencontré à l'occasion d'un événement organisé en l'honneur du partenariat historique entre cette et la société Philips. L'hôpital Bicêtre est un bâtiment classé aux monuments historiques et le challenge était d'insérer des locaux modernes dans cet écrin vieux de plus de 400 ans ! Mais c'était un juste retour des choses puisque c'est ici qu'est née la neuro-radiologie interventionnelle mondiale."

Une rupture dans l'Histoire de la prise en charge des AVC ischémiques

Depuis l'avènement de la thrombectomie mécanique comme traitement principal de l'AVC ischémique, l'activité de NEURI n'a cessé de croître. Car, outre les actes liés au traitement des anévrismes intra-cérébraux ou de la moelle épinière, entre autres examens programmés, ce sont près de 500 patients qui bénéficient de cette technique. "La thrombectomie mécanique percutanée a marqué une rupture dans l'Histoire de la prise en charge des AVC ischémiques, poursuit-il. Lorsque la première étude randomisée dédiée a été présentée au congrès d'Istanbul en 2014, l'ensemble des autres études en cours ont été stoppées en l'espace de six mois, chose unique dans les annales, prouvant la supériorité indéniable de cette pratique. C'était la première fois que l'on était capable de retirer un caillot intra-cérébral, ce qui offrait une alternative significative à la thrombolyse veineuse."

La modalité Philips Azurion, vecteur de progrès pour le Centre NEURI

La thrombectomie est aujourd'hui reconnue, en termes de rapidité d'intervention et de rétablissement post-opératoire des patients. Elle fait partie des nombreuses applications récentes qui suscitent une forte augmentation de la demande d'examens interventionnels et, par ricochet, d'installations radiologiques spécifiques ainsi que de professionnels qualifiés. Dans ce cadre, la modalité Philips Azurion, qui équipe un des deux blocs interventionnels du Centre NEURI, est très appréciée. Elle renforce tout d'abord la radioprotection, grâce à la technologie unique au monde ClarityIQ, qui permet de diminuer de 82% l’exposition au rayonnement. Un avantage considérable pour les patients mais aussi pour les personnels de santé exposés au quotidien dans les salles. D'autre part, elle améliore la qualité d'image, pour un traitement plus précis, grâce à une suite d’outils interventionnels composé de différents logiciels. Elle permet enfin une diminution significative de la quantité de produit de contraste injectée et un gain de temps, ce qui est un facteur clé dans le traitement des AVC. " La technique a fait l'objet de plusieurs évolutions entrainant des recommandations internationales, rappelle le Pr Spelle. Et nous n'en sommes qu'au début, car les matériels et les dispositifs implantables progressent."

Naissance de l'arceau bi-plan

L'unité NEURI de l'Hôpital Bicêtre fait donc l'objet d'un partenariat historique avec la société Philips, qui a participé à l'essentiel des évolutions technologiques liées à cette discipline initiées avec cette équipe. "C'est mon mentor, le Pr Jacques Moret, qui a développé la neuro-radiologie interventionnelle dans les années 1980, précise le Pr Spelle. Aux alentours de 1990, il a notamment testé l'utilisation de l'arceau d'artérographie couplée à un arceau de bloc classique placé à 90°. Voyant que cet attelage pouvait fonctionner, il a demandé aux ingénieurs Philips de créer une machine comportant deux arceaux orthogonaux: le bi-plan était né, en même temps qu'une collaboration qui n'a cessé de s'intensifier depuis."

Philips, élément moteur de l'innovation en imagerie médicale

Philips vient aujourd'hui en appui de NEURI dans le domaine de la recherche, des ingénieurs testant des modalités expérimentales avec possibilité d'applications directes dans la pratique courante. Le constructeur a récemment fait la preuve de sa capacité d'innnovation en IRM, avec la nouvelle modalité sans hélium, en scanner, avec le spectral, ou en médecine nucléaire, avec le premier PET Scan 100% numérique. Elle est également très active dans le domaine de l'intelligence artificielle, puisqu'elle a créé le HUB IA Paris, un écosystème dédié à l'imagerie médicale et à la génomique notamment, regroupant 50 chercheurs de haut niveau. Elle est enfin présente dans tout le continuum de Santé, grâce à une manne de 1,8 milliards d'euros consacrée à la R&D, et s'efforce d'améliorer la qualité de vie au travail des professionnels de Santé et de réduire les coûts.

De nouvelles innovations à venir pour la discipline

Ces innovations sont le fruit d'un long processus qui a vu, au cours de l'Histoire, les praticiens renommés collaborer avec les industriels pour améliorer les pratiques et la prise en charge des malades. Pour le Pr Spelle, les trois innovations majeures en imagerie interventionnelle ont été notamment "l'imagerie en 3D et le scanner couplé au flat panel ensuite, pour lesquelles Philips a été un élément moteur. Et demain, la réalité augmentée permettra au praticien interventionnel, muni de son casque ou de ses lunettes futuristes, de réaliser des enseignements pendant les procédures." Ce type de matériel fait d'ailleurs l'objet d'essais coordonnés par Philips au sein de NEURI.

Un centre attractif pour les professionnels de talent

Le Pr Laurent Spelle aurait pu nous parler des heures de sa spécialité, tant il semble passionné et impliqué dans les bénéfices apportés aux patients. Dans son centre de référence, pas de souci d'attractivité des médecins et des manipulateurs. "Mais nous restons vigilants aux évolutions démographiques professionnelles, prévient-il. Les jeunes radiologues sont souvent happés par le privé et les jeunes manipulateurs issus du LMD ne viennent pas d'emblée travailler sur le terrain. En tant qu'ancien neurologue devenu professeur de neuro-radiologie, je suis vigilant sur la composante urgente du traitement de l'AVC ischémique. Elle ne sied pas à tous les praticiens. Mais aujourd'hui, même si les professionnels doivent être habilités en neuro-radiologie, il existe des passerelles permettant à des radiologues interventionnels de pratiquer la thrombectomie seule. Cela sauve des vies dans la région de Bayonne et de Perpignan. Et d'autres régions s'engagent dans cette voie…"

Propos recueillis par Bruno Benque


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