Vous êtes dans : Accueil > Actualités > Scanner > Les atouts du scanner spectral au sein d'un GHT

Les atouts du scanner spectral au sein d'un GHT

VENDREDI 09 NOVEMBRE 2018 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Le scanner IQON spectral CT Philips du CH de Charleville-Mézières sera, à terme, le pilier de la prise en charge radiologique du GHT N°1 du Grand-Est. Nous avons rencontré le Dr Philippe Cart, Chef du Service de radiologie de cet établissement, pour une évocation des avantages de la technologie spectrale pour la qualité des images produites et la prise en soins des patients, sans compter ses atouts économiques.

Philips

Le scanner spectral marque une rupture dans l'évolution de la tomodensitométrie, tant sur le plan technologique que sur le plan pratique.

Des rayons X décomposés selon leur niveau d'énergie

L’intelligence artificielle embarquée dans l’IQon garantit à chaque patient d’avoir un paramétrage adapté à sa morphologie afin de fournir la meilleure qualité image avec peu d’exposition aux rayons X, et d’éviter les examens inutiles ou inutilisables. L’IA améliore intelligemment le traitement et la transformation des informations en outils fonctionnels, comme la décomposition spectrale des rayons X et la reconstruction itérative des différentes énergies parfaitement dans l’espace des projections. Chaque élément de la matière répond ainsi de façon spécifique à une énergie donnée et, suivant le niveau de keV qui caractérise un rayonnement, il est ainsi possible d'étudier distinctement plusieurs matériaux comme le calcium pour les structures osseuses, ou encore l’iode injecté dans les vaisseaux, ou enfin dans des prises de contraste suspectes caractéristique d’une métastase par exemple.

Par une lisibilité accrue et immédiate, cette nouvelle imagerie apporte de la sérénité et de la confiance diagnostique. L’instantanéité du diagnostic, grâce à une résolution en contraste améliorée et sans bruit à n’importe quelle énergie, même pour les patients obèses, ou la suppression des artéfacts liés à la présence de prothèses métalliques notamment, améliore la prise en charge du patient.

Des arguments de poids pour convaincre l'ARS d'accéder à l'innovation

Lorsqu'ils ont réfléchi à l'acquisition d'une nouvelle modalité au sein de leur Service du Centre Hospitalier de Charleville-Mézières (CHCM) pour remplacer l'iCT Philips, le Dr Philippe Cart et ses proches collaborateurs, ont fait le choix de l'IQON spectral CTPhilips. Mais ce projet devait s'intégrer dans la politique territoriale d'équipement, cet établissement étant le support du GHT N°1 du Grand-Est. "Nous avons pris en compte la complémentarité des appareils de scanner au sein duterritoire, ainsi qu'une nouvelle autorisation destinée à l'Hôpital de Fumay, précise-t-il d'emblée. Il nous fallait donc convaincre l'ARS du bien fondé de ce choix technologique innovant, ce qui n'a pas été difficile tant cette machine favorise la pertinence et la qualité des soins d'une part, et par l'attractivité médicale qu'elle est susceptible de créer dans notre région frappée par la désertification médicale."

Des économies de produit de contraste et des patients moins irradiés

Mais il fallait également convaincre la Direction du CHCM, en particulier sur le volet financier. L'innovation a un coût qui rebute dans certains cas les détenteurs des cordons de la bourse. "Sur le plan financier, nous avons pu présenter deux arguments en cohérence avec les attentes de la Direction, poursuit le Dr Cart. Tout d'abord, sur les parcours de soins, nous avons mis en exergue la diminution des délais d'attente favorisée par un meilleur workflow offert avec l’arrivée de cette modalité et par la création de l'activité scanographique de Fumay. Nous avons ensuite démontré que la détectionspectrale permet de réduire sensiblement, à hauteur de 30%, la consommation de produit de contraste, ce qui est un facteur économique non négligeable."

Disparition des séries d'acquisition sans injection

Le scanner IQON spectral a la particularité, à une énergie donnée, de renforcer la densité de l'iode. Il est donc possible, pour obtenir une qualité d'image équivalente, de réduire la quantité de produite de contraste, voire sa concentration. "Cela donne des chances en plus aux patients, remarque à ce sujet le Dr Cart. Grâce à cette évolution, nous pouvons injecter quasiment tous les patients même si ceux-ci montrent des taux de créatinémie ou une clairance incompatibles avec une procédure d'injection classique. Deuxième avancée majeure sur ce thème, cettetechnologie spectrale nous permet de réaliser des séquences virtuelles en soustraction de contraste. Nous ne réalisons donc plus de séries sans injection pour l'ensemble des indications, ce qui réduit d’au moins de 30% l'irradiation des patients !"

Une modalité polyvalente qui donne sa pleine mesure pour les examens vasculaires

Les pratiques changent donc significativement dans le Service de radiologie du CHCM. Les manipulateurs injectent les patients d'emblée, ils ne se soucient plus de savoir si le protocole est en mode spectral ou pas et irradient moins les patients. "L'IQON Spectral CT a été rapidement adopté par les manipulateurs, remarque le Dr Cart. Ils ont mis très peu de temps à le maîtriser et à utiliser au mieux les cartes spectrales. Les médecins, quant à eux, ont le choix entre interpréter en mode classique ou en mode spectral. Certains utilisent les deux méthodes, mais la plupart regardent directement les images spectrales car elles sont faciles à appréhender et, au final, plus pertinentes."

Un pilier de la prise en charge radiologique territoriale du GHT N°1 du Grand-Est

"Nous utilisons cette modalité de façon polyvalente et programmée en journée, en thoracique, abdominal, ostéo-articulaire, pour la coloscopie virtuelle, mais sa valeur ajoutée se concrétise vraiment pour les séries vasculaires. Tout d'abord car la résolution de contraste est réellement améliorée, notamment pour le coroscanner, ensuite car les examens sont mieux supportés par les patients qui absorbent moins de produit de contraste, et enfin car les temps d’acquisitions sont très rapides, en particulier pour étudier les embolies pulmonaires sur des malades dyspnéiques."

Les urgences tomodensitométriques sont réalisées, la plupart du temps, sur le scanner spectral en horaires nocturnes, à partir de 18h. Sa simplicité de fonctionnement, alliée à une réduction de doses de rayons X et à une résolution de contraste améliorée, sont de nature à optimiser les diagnostics des examens non programmés. "Nous sommes désormais équipés, au sein du GHT, pour assurer une prise en charge scanographique pertinente, conclut le Dr Cart. Le 16 coupes de Fumay, le 64 coupes de Sedan et l'IQON spectral du CHCM nous permettent de quadriller le territoire avec efficience et qualité."

Propos recueillis par Bruno Benque


toshiba

Identifier des occlusions carotidiennes à l'aide du deep learning à partir de l'angioscanner
01/10/2020 : Selon une étude publiée dans la Revue Radiology, un modèle sophistiqué de deep learning peut aider à détecter rapidement les occlusions vasculaires cérébrales, ce qui peut potentiellement accélérer le début d'un traitement vital. Le modèle d’algorithme utilisé travaille sur des images d’angioscanner

Triage des patients COVID à l'hôpital : le scanner thoracique fait référence aux HCL
15/09/2020 : Une étude menée aux Hospices Civils de Lyon (HCL) montre la pertinence de la tomodensitométrie pour le triage des patients hospitalisés atteints de COVID-19. Ce travail pluridisciplinaire a été publié dans la Revue European Radiology.

Immunothérapie : le deep learning à partir des images scanner plus pertinent que celui issu de la biopsie ?
15/09/2020 : Une étude rétrospective a montré que le modèle de deep learning d'iBiopsy® pour évaluer un marqueur d’immunothérapie à partir d’images scanner donne de meilleurs résultats que la radiomique issue de la biopsie.  

Les scanners du CHU de Montpellier choisissent une plateforme innovante pour les injections
14/09/2020 : Avec la plateforme CT EXPRES 3D, le CHU de Montpellier a fait le choix, pur les injections au sein de leurs unités de tomodensitométrie, d'un dispositif innovant, sécurisé, simple, économe et assurant une meilleure maîtrise du risque infectieux. Les radiologues responsables de ces unités reviennent pour nous sur les avantages de ce dispositif.

Lésions pulmonaires provoquées par le vapotage : un modèle scanographique identifié
01/09/2020 : Selon une nouvelle étude publiée dans la revue Radiology : Cardiothoracic Imaging, les pathologies pulmonaires causées par le vapotage entrainent des imafges scanographiques caractéristiques. Ces modèles pourraient aider les médecins à poser des diagnostics précis et à réduire les biopsies inutiles.

MIDRC, la basse de données COVID des sociétés savantes américaines
14/08/2020 : En créant le Medical Imaging Ressource and Data Center (MIDRC), les sociétés savantes américaines s’associent pour créer des outils pour la détection, le diagnostic et le pronostic de COVID-19. Plus de vingt laboratoires universitaires sont impliqués dans le projet.

Identifier les zones de faible densité minérale osseuse lors d'un scanner cardiaque
15/07/2020 : Les examens de tomodensitométrie cardiaque effectués pour évaluer la santé cardiaque fournissent également un moyen efficace de dépister l'ostéoporose. Cette extrapolation pourrait accélérer le traitement des patients non diagnostiqués auparavant, selon une étude publiée dans Radiology.

Une étude teste un marqueur de récidive du CHC au scanner
24/06/2020 : Un biomarqueur non invasif de la fibrose hépatique à partir d’images tomodensitométriques devrait permettre d’éviter la biopsie pour évaluer le degré de récidive du CHC. C’est ce que montre une étude lancée par Median Technologies.

Un nouveau scanner au Centre cardiologique d'Évecquemont
17/06/2020 : Les Yvelines accueillent depuis le 2 juin 2020 une nouvelle modalité de scanner au Centre cardiologique d’Évecquemont. Cet équipement viendra compléter la structuration de l’offre de Santé sur ce territoire.

L'AP-HP lance une base de données portant sur le scanner COVID-19 pour un projet de recherche
16/06/2020 : Le Pr Marie-Pierre Revel lance un projet de recherche sur le scanner thoracique chez les patients suspectés de COVID-19. Une base de données sera mise à disposition par l’AP-HP et des industriels qui collaborent à cette initiative.


Save the date : l'ESR promeut le dépistage du cancer du poumon au cours d'un webinar
27/10/2020 : L’European Society of Radiology co-organise un webinar dédié au dépistage du cancer du poumon, le 4 novembre 2020. Alors que de nouveaux essais cliniques confirment les apports de ce processus de dépistage, cet événement abordera notament les innovations dans ce secteur, les perspectives politiques ou les projets pilotes européens sur ce thème.

La Bretagne se dote d'une plateforme de téléradiologie publique - privée
26/10/2020 : Deeplink Medical / Imadis et CGTR ont été choisis pour apporter leurs solutions techniques au projet de téléradiologie publique-privée en Bretagne.

Dispositifs implantables et IRM : une nouvelle évaluation des risques ?
26/10/2020 : Selon une étude publiée dans Radiology: Cardiothoracic Imaging, les examens d’IRM peuvent être effectués en toute sécurité chez les patients porteurs d'appareils cardiaques non compatibles IRM, notamment ceux qui dépendent d’un stimulateur cardiaque ou les sondes d'entrainement abandonnées.

Intellifence artificielle et radiologie : forces et faiblesses
23/10/2020 : L’intelligence artificielle est au centre d’une communication du Dr Grégory Lenczner sur la plateforme Journées Francophones d’Imagerie Médicale (JFIM). Elle aborde les différentes fonctionnalités de l’IA ainsi que la récurrente question du remplacement du radiologue par la machine.

Le Ségur numérique en radiologie est en marche !
20/10/2020 : Le Ségur du numérique en radiologie a abouti à la mise en place d’un groupe de travail impliquant les responsables de toutes les entités du secteur. Il s’agit de proposer une stratégie de conduite du changement en élaborant les indicateurs et incitatifs nécessaire à l’évolution des pratiques et des moyens.

Le congrès virtuel RSNA 2020 est déjà un succès
20/10/2020 : Pour son édition 2020 entièrement virtuelle, le congrès de la RSNA mettra à disposition des participants des fonctionnalités diverses optimisées par l’outil numérique. L’exposition technique comprend comme à l’accoutumée plus de 200 industriels et près de 15 000 e-congressistes sont déjà inscrits. C’est donc déjà un succès avant même son ouverture !

Les acteurs de la French Healthcare en imagerie médicale se mobilisent
19/10/2020 : L’Association French Healthcare fédère les entreprises et autres acteurs de la technologie de Santé française pour créer des synergies à l’international. À l’occasion des JFR.plus, elle a mis en lumière ses membres du secteur de l’imagerie médicale pour susciter le soutien de la communauté radiologique. La SFR est le premier de ces soutiens.

Les nouvelles solutions Fujifilm présentées aux JFR.plus
14/10/2020 : A l’occasion des JFR. Plus, la marque a présenté trois nouveaux équipements, le FDR Xair, le capteur D-EVO III et la table FDR Visionary RF Premium. Ces solutions visent à faciliter le travail des utilisateurs tout en améliorant l’expérience du patient.

Radiopédiatrie et radioprotection : l'IRSN fait le point
13/10/2020 : Dans son numéro de juillet 2020, le Magazine Repères de l’IRSN a dédié un dossier à la radiopédiatrie. Très surveillé par les radiopédiatres depuis longtemps, le risque ionisant pour les enfants les conduit à remplacer le scanner par l’échographie ou l’IRM, quand c’est possible. De leur côté, les cardiologues interventionnels réduisent les cadences d’images.

Affections pulmonaires et vasculaires dues au COVID-19 : une iconographie impressionnante !
13/10/2020 : La plateforme RadioGRaphics vient de publier une revue exhaustive des manifestations radiologiques du COVID-19. Première partie du document avec les signes pulmonaires et vasculaires.


La Bretagne se dote d'une plateforme de téléradiologie publique - privée
26/10/2020 : Deeplink Medical / Imadis et CGTR ont été choisis pour apporter leurs solutions techniques au projet de téléradiologie publique-privée en Bretagne.

Le scanner nouvel étalon pour le dépistage précoce du Coronavirus
27/02/2020 : Dans une étude de plus de 1000 patients, publiée dans la revue Radiology, la tomodensitométrie thoracique a surpassé les tests de laboratoire dans le diagnostic de coronavirus 2019 (COVID-19). Les chercheurs ont conclu que la tomodensitométrie devrait être utilisée comme principal outil de dépistage du COVID-19.

Radiopédiatrie et radioprotection : l'IRSN fait le point
13/10/2020 : Dans son numéro de juillet 2020, le Magazine Repères de l’IRSN a dédié un dossier à la radiopédiatrie. Très surveillé par les radiopédiatres depuis longtemps, le risque ionisant pour les enfants les conduit à remplacer le scanner par l’échographie ou l’IRM, quand c’est possible. De leur côté, les cardiologues interventionnels réduisent les cadences d’images.

Les images pulmonaires caractéristiques du coronavirus au scanner
05/02/2020 : Dans un rapport spécial publié le 4 février 2020 dans la revue Radiology, des chercheurs décrivent les caractéristiques scanographiques qui facilitent la détection et le diagnostic précoces du coronavirus de Wuhan.

Optimiser la cotation des actes grâce à un nouveau site web gratuit
03/09/2019 : Le catalogue CCAM est souvent mal employé par les radiologues, ce qui peut engendrer des erreurs de cotations. C'est pout leur venir en aide que le site web gratuit ccam-radiologie.fr a été conçu, afin d'optimiser la facturation de l'activité radiologique.

Les recommandations de la Société Française de Radiologie dans un contexte de COVID-19
13/03/2020 : La Société d’Imagerie Thoracique a publié un Point sur l’imagerie dans un contexte de COVID-19. Les types d’examens à réaliser, la conduite à tenir pour les professionnels et les images significatives sont ainsi détaillés.

La lithotripsie intravasculaire pour traiter les sténoses coronaires calcifiées
04/03/2020 : Dans notre série de procédures interventionnelles en vidéo, nous vous présentons un webinar Incathlab qui présente une nouvelle procédure de traitement des sténoses très calcifiées, la lithotripsie intravasculaire.

Dedalus dévoile la dynamique de son offre en imagerie, centrée sur les usages des radiologues
02/10/2020 : Dedalus, qui a acquis l’activité logiciels d’Agfa HealthCare IT le 5 mai 2020, présente son offre complète en imagerie, couvrant tous les besoins du radiologue. Flexible, conçue pour s’adapter aux différents usages métier, accessible à partir d’un écran unique, elle réunit un RIS de la prise de RDV à la diffusion des résultats, un PACS, répondant aux enjeux de mutualisation des données, un viewer et une solution d’archivage neutre (VNA), d’aide à la décision et plus largement l’accès au télédiagnostic dans un contexte de crise sanitaire.

Les apports de la radiographie thoracique dans la détection du COVID-19
30/03/2020 : Une étude publiée dans la Revue radiologie stipule que les images de détection de la pneumonie au COVID-19 obtenues par radiographie pulmonaire sont sensiblement équivalentes à celles du scanner. Cependant, des différences sont à signaler, notamment pour le suivi des lésions.

Intellifence artificielle et radiologie : forces et faiblesses
23/10/2020 : L’intelligence artificielle est au centre d’une communication du Dr Grégory Lenczner sur la plateforme Journées Francophones d’Imagerie Médicale (JFIM). Elle aborde les différentes fonctionnalités de l’IA ainsi que la récurrente question du remplacement du radiologue par la machine.