Vous êtes dans : Accueil > Actualités > IRM > Étude multicentrique sur un protocole rapide d'IRM mammaire

Étude multicentrique sur un protocole rapide d'IRM mammaire

MARDI 13 FéVRIER 2018 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

En décembre 2017, le Dr Guillaume Oldrini, praticien spécialiste à l’Institut de Cancérologie de Lorraine, a obtenu un Programme Hospitalier de Recherche Clinique national pour l’étude « Breast01, Validation de l’utilisation du protocole abrégé en IRM mammaire ». Cette étude multicentrique sur 1 400 patientes vise à optimiser l'occupation des unités d'IRM mammaire tout en préservant les capacités diagnostiques de l’examen.

IRM mammaire

Si l'on se réfère aux recommandations de bonnes pratiques de la Société européenne des spécialistes du cancer du sein (EUSOMA), les examens d'IRM mammaire durent 30 minutes.

Un protocole FAST d'IRM mammaire préservant la sensibilité et la spécificité de l’examen

Ainsi, l'IRM mammaire a des coûts directs et indirects élevés qui limitent son utilisation plus large, d'autant plus que les protocoles actuels d'IRM mammaire nécessitent un temps considérable pour l'acquisition et l'interprétation. En outre, comme c'est particulièrement le cas dans certains pays européens comme la France, le nombre d’IRM est actuellement insuffisant pour répondre à ses indications croissantes. Kuhl et al. ont été les premiers à montrer que l'utilisation d'un protocole abrégé (le protocole "FAST") est réalisable sans compromettre la sensibilité et la spécificité par rapport au protocole conventionnel (le protocole "FULL"), dans une population de femmes dépistées par IRM.

Des temps d'acquisition divisés par cinq

Le protocole "FAST" correspond au protocole "FULL" qui s'arrête après la première série après injection. Alors que le protocole "FULL" comprend plusieurs acquisitions pondérées T2 et T1 avant injection et 3D tardives qui nécessitent 12 min 49 secondes d'acquisition, le protocole ‘FAST’ est limité au masque 3DT1 avant injection et à un 3DT1 après injection qui permet de diminuer fortement le temps d'acquisition à 2 min 52 secondes. L'utilisation d'un protocole "FAST" permet non seulement un temps d'examen plus court, mais aussi une interprétation plus rapide par le radiologue. Il promet d'avoir un impact considérable sur l'interprétation et peut devenir le standard pour le dépistage du cancer du sein dans un proche avenir.

Une étude par suivi systématique pour éviter les biais de sélection

Plusieurs publications concernant cette question importante ont souligné la capacité d'un protocole abrégé à détecter les cancers dans certaines indications particulières comme le bilan local de cancer, la discordance mammo-échographique ou le dépistage des patientes à haut risque. Il y a peu d'études sur le protocole abrégé pour les indications d'IRM mammaire habituelles. En outre, dans les études publiées rétrospectivement, le gold-standard est basé uniquement sur les lésions prouvées histologiquement, ce qui conduit à un biais de sélection. Le suivi systématique prospectif évitera un tel biais. Cette étude faisant l'objet d'un Programme Hospitalier de Recherche Clinique national (PHRC-K 2017), va tenter de démontrer une non-infériorité de la sensibilité du protocole "FAST" par rapport au protocole "FULL". Les reproductibilités intra et inter-lecteurs seront évaluées pour les deux protocoles.

Des praticiens confirmés dans chaque centre pour comparer les protocoles FAST et FULL

Il s'agit d'une étude multicentrique prospective sur 1400 patientes dans les centres spécialisés français d'IRM mammaire. Chaque centre est un centre expert en France en IRM mammaire et les radiologues sont membres de la société française d'imagerie de la femme (SIFEM). Chaque IRM sera effectuée dans chaque centre selon le protocole "FULL". Les soins aux patientes ne seront pas modifiés par l'étude puisque la lecture de l’IRM mammaire, pour l'étude, se fera en dehors des soins standard. Les patientes seront surveillées selon la pratique clinique habituelle. La lecture des deux protocoles "FULL" et "FAST" sera effectuée dans chaque centre par un radiologue expérimenté, de manière indépendante et dans un ordre aléatoire avec au moins un délai de deux mois entre les deux lectures. Toutes les patientes seront contactées par téléphone à 12 et 24 mois après la réalisation de l’IRM par une infirmière de recherche clinique pour déterminer si les patientes ont réalisé d’autre(s) imagerie(s) mammaire(s), quels en étaient les résultats et si elles présentent des pathologies mammaires.

Composante médico-économique et évaluation de l'augmentation du workflow

Une composante médico-économique évaluera les avantages d'un protocole abrégé s’il était appliqué dans la pratique réelle. Un modèle d'événements discrets sera également développé pour évaluer l'augmentation du workflow d'IRM due au protocole "FAST" dans les centres de cancérologie. Les informations recueillies seront également utiles pour effectuer un calcul des coûts du protocole ‘FAST’ par rapport à l'IRM classique. Cette étude clinique doit débuter courant 2018, avec une durée d’inclusion de 18 mois. Elle fait suite à une thèse de Doctorat de l’Université de Lorraine obtenue par le Docteur Guillaume Oldrini en décembre 2017 après 3 ans de recherches sur le dépistage en IRM mammaire au sein du CRAN (Centre de Recherche en Automatique de Lorraine, CNRS UMR 7039). Financée par l’INCa et la Direction Générale de l’Offre de Soins, l’étude est également soutenue par la Société Française d’Imagerie de la Femme.

Dr Guillaume Oldrini


toshiba

Les experts en imagerie urologique émettent des recommandations sur la qualité de l'IRM multiparamétrique de la prostate
04/06/2020 : Suite à leur travail sur la qualité des examens d’IRM multiparamétrique prostatique, des experts européens de la spécialité sont arrivés au consensus que les radiologues doivent être formés spécifiquement à la qualité de l’acquisition et du compte rendu. Cette étude a été publiée dans la Revue European Radiology.

Un cas d'AVC pédiatrique imputable au COVID-19
03/06/2020 : La Revue Radiology rapporte le cas d’un enfant présentant une artériopathie focale cérébrale identifiée en IRM. La découverte d’une infection au COVID-19 a amené les chercheurs à imputer cet AVC au virus.

Manifestation cérébrale du COVID-19 : envoyez vos images à la SFNR !
20/04/2020 : La SFR appelle les radiologues français à inclure dans un fichier centralisé les images IRM montrant des pathologies cérébrales dues au COVID-19. La SFNR fait figure de Conseil scientifique en vue d’une ou plusieurs publications.  

L'IRM identifie des changements de volumes cérébraux chez les astronautes
14/04/2020 : Les périodes prolongées dans l'espace sont connues depuis longtemps pour causer des problèmes de vision chez les astronautes. Une nouvelle étude publiée dans la Revue Radiology suggère que l'impact des voyages spatiaux de longue durée est plus étendu, provoquant potentiellement des changements de volume cérébral et une déformation de l’hypophyse.

Premier cas de lésions cérébrales dues au COVID-19 à l'IRM
01/04/2020 : Le premier cas d’encéphalopathie due au COVID-19 vient d’être décrit dans la Revue Radiology. Bien que le l’angioscanner ne montre pas d’anomalie, l’IRM objective des signes d’hémorragie dans les coupes de susceptibilité magnétique.

Actualité du parc IRM français en janvier 2020
23/01/2020 : Dans le cadre de notre revue du parc d’IRM français, on nous signale des évolutions en Bretagne, à Pontivy et Vannes, ainsi qu’à Sarlat.

Gestion des risques liés aux champs magnétiques : bientôt une journée scientifique dédiée
23/01/2020 : La Société Française de Radioprotection (SFRP) organise, en mars, une journée scientifique dédiée à la gestion des risques d’exposition aux rayonnements non ionisants. Les acteurs de l’imagerie par IRM devraient y glaner des réponses à leurs questions.

Explorer les pathologies hépatiques avec la spectroscopie par résonance magnétique
13/01/2020 : L’exploration des pathologies hépatiques a désormais un nouvel outil en préparation : la spectroscopie par résonnance magnétique. Cette technologie permet d’obtenir des données qualitatives et quantitatives à partir de la localisation de la fréquence d’un composé par rapport à celle de l’eau.  

L'IRM 4D pour l'évaluation des flux sanguins intracardiaques
06/01/2020 : En utilisant des cœurs de porcs activés dans une CEC, des chercheurs hollandais ont pu valider une méthode d’évaluation du débit sanguin intracardiaque ou le taux de régurgitation après remplacement de la valve aortique.

LE CH de Valenciennes se dote d'une IRM 3T
26/11/2019 : Le CH de Valenciennes vient de réaliser un renouvellement conséquent de son plateau technique. Une IRM 3T et un cockpit d’imagerie font partie des solutions acquises dans ce cadre.


Les experts en imagerie urologique émettent des recommandations sur la qualité de l'IRM multiparamétrique de la prostate
04/06/2020 : Suite à leur travail sur la qualité des examens d’IRM multiparamétrique prostatique, des experts européens de la spécialité sont arrivés au consensus que les radiologues doivent être formés spécifiquement à la qualité de l’acquisition et du compte rendu. Cette étude a été publiée dans la Revue European Radiology.

Les JFR de printemps, c'est maintenant !
03/06/2020 : Le programme des JFR de printemps est annoncé. Cette session virtuelle proposera, les 4 et 5 juin 2020, des ateliers et des tables rondes sur des sujets d’actualité.

Un cas d'AVC pédiatrique imputable au COVID-19
03/06/2020 : La Revue Radiology rapporte le cas d’un enfant présentant une artériopathie focale cérébrale identifiée en IRM. La découverte d’une infection au COVID-19 a amené les chercheurs à imputer cet AVC au virus.

Un spectre de signes radiologiques multimodal pour le COVID-19
02/06/2020 : L’IRM, le TEPScan et l’échographie peuvent, chacun dans son domaine, apporter des informations pertinentes dans le diagnostic ou le suivi des pathologies dues au COVID-19. C’est ce qui ressort d’une étude publiée dans la Revue Radiology : Cardiothoracic imaging qui tente d’établir un spectre de signes radiologiques multimodal.

Le congrès RSNA 2020 se transforme en une web conférence intégrale
27/05/2020 : Le congrès RNA 2020 n’aura pas lieu, du moins sous sa forme habituelle. La Société savante vient d’annoncer en effet que l’édition 2020 sera entièrement proposée en ligne, du 31 novembre au 5 décembre 2020.

Le SRES 2020 aura bien lieu à la rentrée
26/05/2020 : Le SRES 2020 a été reporté à la rentrée et se déroulera, comme prévu, à Porto Vecchio. Consultez le programme de cette session ci-dessous.

Qualification de dispositif médical : quoi de nouveau sous le soleil ?
25/05/2020 : Deux récentes décisions des juridictions administratives retiennent l’attention en la matière. L'une concerne les activimètres servant à évaluer une dose de rayonnements ionisants, l'autre se penche sur un logiciel de compression d'images médicales.

Un suivi systématique à six mois serait préférable pour les lésions mammaires classées BI-RADS 3
20/05/2020 : Les femmes présentant des lésions mammaires classées BI-RADS 3 devraient systématiquement suivies à six mois. C’est ce que suggère une étude publiée dans la Revue Radiology en raison du risque faible mais non négligeable que ces lésions soient malignes.

La technologie Synchrony®, conçue par Accuray pour le système Radixact®, désignée « meilleure solution globale parmi les dispositifs médicaux » aux MedTech Breakthrough Awards 2020
19/05/2020 : L’organisme indépendant MedTech Breakthrough, récompensant au niveau mondial les entreprises et technologies pour leur excellence dans le domaine de la Santé et des technologies médicales, a sélectionné la technologie de suivi et de correction du mouvement en temps réel Synchrony®, conçue par Accuray pour le système Radixact®, comme gagnante du prix « meilleure solution globale parmi les dispositifs médicaux » lors de la quatrième édition annuelle du programme des MedTech Breakthrough Awards. « Nous sommes heureux de décerner le prix de la "meilleure solution globale parmi les dispositifs médicaux" à l’entreprise Accuray, pour sa technologie révolutionnaire qui vient renforcer et élargir l’éventail de solutions de lutte contre le cancer » a déclaré James Johnson, directeur général de MedTech Breakthrough.

Web conférence ECR 2020 : le programme scientifique est paru !
19/05/2020 : Le programme complet de l’ECR 2020, qui se tiendra sous la forme d’une web conférence, vient d’être publié. Vous pouvez télécharger le Book of Abstract ci-dessous pour vous en faire une idée.


Les images pulmonaires caractéristiques du coronavirus au scanner
05/02/2020 : Dans un rapport spécial publié le 4 février 2020 dans la revue Radiology, des chercheurs décrivent les caractéristiques scanographiques qui facilitent la détection et le diagnostic précoces du coronavirus de Wuhan.

Scanner thoracique du COVID-19 : différentier les images des autres pathologies virales
16/03/2020 : Dans une nouvelle étude publiée dans la revue Radiology, des chercheurs chinois et américains ont distingué des différences entre les images du COVID-19 et les autres pneumonies virales au scanner.

Les JFR de printemps, c'est maintenant !
03/06/2020 : Le programme des JFR de printemps est annoncé. Cette session virtuelle proposera, les 4 et 5 juin 2020, des ateliers et des tables rondes sur des sujets d’actualité.

Le congrès RSNA 2020 se transforme en une web conférence intégrale
27/05/2020 : Le congrès RNA 2020 n’aura pas lieu, du moins sous sa forme habituelle. La Société savante vient d’annoncer en effet que l’édition 2020 sera entièrement proposée en ligne, du 31 novembre au 5 décembre 2020.

Qualification de dispositif médical : quoi de nouveau sous le soleil ?
25/05/2020 : Deux récentes décisions des juridictions administratives retiennent l’attention en la matière. L'une concerne les activimètres servant à évaluer une dose de rayonnements ionisants, l'autre se penche sur un logiciel de compression d'images médicales.

Pourquoi les radiologues adoptent rapidement la reconnaissance vocale dans le Cloud de Nuance
14/05/2020 : Lancée en décembre dernier, Dragon Medical One, la solution de reconnaissance vocale de Nuance basée sur un Cloud, connaît un fort succès auprès des imageurs. Nuance a d’ailleurs créé pour eux, dans le contexte du COVID-19, des commandes spécifiques pour les TDM thoraciques. Un CHU est en train d’équiper ses radiologues, tandis que les partenaires de Nuance du domaine de la radiologie ont choisi eux aussi de proposer cette solution à leurs utilisateurs. Une adoption rapide par les radiologues qui tient à plusieurs facteurs. Explications avec Pierre Meyblum, Business Development Manager de la division Santé de Nuance Communications en France.

L'ISRRT publie un guide COVID-19 pour les MERM du monde entier
06/05/2020 : L’ISRRT, en collaboration avec l’EFRS, a publié un guide international de bonnes pratiques destiné aux manipulateurs radio en environnement COVID-19. Ce document couvre de nombreux domaines de compétences des manipulateurs.

Les experts en imagerie urologique émettent des recommandations sur la qualité de l'IRM multiparamétrique de la prostate
04/06/2020 : Suite à leur travail sur la qualité des examens d’IRM multiparamétrique prostatique, des experts européens de la spécialité sont arrivés au consensus que les radiologues doivent être formés spécifiquement à la qualité de l’acquisition et du compte rendu. Cette étude a été publiée dans la Revue European Radiology.

Les apports de la radiographie thoracique dans la détection du COVID-19
30/03/2020 : Une étude publiée dans la Revue radiologie stipule que les images de détection de la pneumonie au COVID-19 obtenues par radiographie pulmonaire sont sensiblement équivalentes à celles du scanner. Cependant, des différences sont à signaler, notamment pour le suivi des lésions.

Prime COVID pour les soignants : des critères d'éligibilité incohérents
18/05/2020 : Comme il l’avait annoncé dernièrement, le Premier Ministre a décrété l’instauration d’une prime pour les soignants ayant œuvré dans la lutte contre le COVID-19. Si l’intention est louable, le périmètre d’éligibilité à cette prime semble trop étendu et quelque peu discriminant. Il ne reflète pas, en tout cas, le niveau de risque auquel ce sont exposés certains soignants, parmi lesquels beaucoup de manipulateurs radio.