Vous êtes dans : Accueil > Actualités > Congrès et événements > L'imagerie au centre des traitements focalisés de la prostate

L'imagerie au centre des traitements focalisés de la prostate

MERCREDI 12 AVRIL 2017 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Le traitement du cancer de la prostate expose à des effets secondaires sur le plan sexuel, urinaire, voire digestif. Le développement de traitements ciblant uniquement la tumeur vise à réduire ces effets. Quatre d'entre eux ont été présentés aux dernières Journées des Innovations Techniques et Technologiques en Urologie (JITTU).

JITTU 2017

Lorsqu'une tumeur de la prostate est localisée est-il nécessaire de traiter l'ensemble de la glande, au risque d'entraîner des effets secondaires ?

Cette question a conduit à l'apparition de méthodes d'intervention beaucoup plus ciblées, les traitements focaux. Ces approches, dont la cryothérapie et la photothérapie Tookad (VTP), ont été présentées aux JITTU 2017, qui se sont tenues du 9 au 11 mars à Paris, car elles doivent leur développement aux avancées technologiques récentes, et notamment aux progrès en imagerie. Ces méthodes semblent très intéressantes. Leurs résultats à court terme sont encourageants pour des malades très sélectionnés.

Focalisés et localisés, les ultrasons ciblent juste 

En imagerie, les ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) permettent de détruire par la chaleur des tumeurs sans léser les organes environnants. Le traitement "Focal one" adapte cette méthode aujourd'hui bien connue en la couplant à un robot. À partir d’images diagnostiques préalables (IMR, échographie 3D...), le chirurgien planifie, sur le robot, la zone à traiter. "Cette méthode nécessite un diagnostic extrêmement précis", avertit le Pr Sébastien Crouzet, du CHU de Lyon. Avant l'intervention, l'IRM identifie les cibles. Celles-ci sont ensuite biopsiées. Le résultat des biopsies est intégré au programme de la machine.

Le traitement est conformationnel, grâce à une sonde de focalisation dynamique capable de faire varier la hauteur de la focale et faire des tirs de différents formes. Pendant l'intervention, toutes les données acquises avant le traitement sont fusionnées avec des images échographiques 3D en temps réel. Il est ainsi possible d'ajuster en permanence les tirs, notamment si le patient bouge ou si sa prostate gonfle. "Tout est synchronisé sur l'écran." L’imagerie per-opératoire permet de suivre de façon précise l'évolution de l'intervention et notamment de voir les zones nécrosées au fur et à mesure de leur destruction. "On peut fusionner l'échographie de contraste montrant les nécroses visibles et les données de l'IRM 3D et des biopsies pour voir si la zone ciblée a bien été totalement couverte" 

La curithérapie focale, un virage tardif mais efficace

curiethérapie implante des grains d’ode 125 radioactif qui émettent des rayons pendant 6 à 12 mois. La curiethérapie focale repose sur la même technique, mais de façon encore plus localisée puisqu'on souhaite ne détruire que la zone malade. Le choix de l'implantation des grains et de la dosimétrie de chaque grain est décidé en fonction du volume et du type de tumeur. Ce n'est que récemment que les radiothérapeutes ont envisagé la possibilité d'une curiethérapie focale. "Le virage du focal a été assez tardif pour la curiethérapie comparativement aux autres approches", note le Pr Xavier Cathelineau, chef du département d'urologie à l'Institut mutualiste Montsouris à Paris. 

À partir de 2010, le Pr Jean-Marc Cosset, qui totalise à lui seul plus de 3 600 curiethérapies, s'est lancé dans la curiethérapie focale, pour des patients atteints de tumeurs locales. Une première étude préliminaire pilote a montré la toxicité rectale très faible de la curiethérapie focale comparativement à la curiethérapie globale. De même, la récupération sexuelle était-elle bien améliorée. Aujourd'hui l'institut a implanté plus de 50 patients en focal avec un suivi moyen de l'ordre de 2 années. Le recul est encore insuffisant pour en tirer des conclusions.

Des traitements personnalisés 

Ces quatre méthodes permettent de préserver au maximum le tissu prostatique et de réaliser des traitements à la carte. Quelques études ont néanmoins montré que les thérapies focales étaient parfois insuffisantes. Ainsi, pour la cryothérapie, les différentes séries étudiées estiment le taux de retraitement entre 4 et 18 %. 

La qualité du diagnostic, et notamment de l'imagerie en amont de l'intervention et pendant son déroulement ainsi que celle des biopsies ciblées sont essentielles au bon déroulement de ces interventions. Les experts soulignent la nécessité d'une excellente collaboration entre l'urologue et le radiologue avant, pendant et après le traitement.

Il existe peu d'études comparant chacune des quatre techniques. Une enquête préliminaire réalisée il y a 3 ans sous la direction du Dr Eric Barret et portant sur quelques 600 cas, suggérait des résultats comparables sur le PSA et l'IPSS. Mais on manque encore de recul. Et en trois ans, chacune de ces 4 approches a beaucoup évolué.  Dans la pratique, les urologues suggèrent que pour les lésions de la zone antérieure de la prostate, la cryothérapie pourrait avoir une très bonne efficacité. Pour les lésions de la base et les lésions post-basales les ultrasons seraient indiqués. Enfin la curiethérapie focale serait à privilégier pour les lésions de l'Apex.

Thema Radiologie avec l'AFU


toshiba

Save the date : l'ESR promeut le dépistage du cancer du poumon au cours d'un webinar
27/10/2020 : L’European Society of Radiology co-organise un webinar dédié au dépistage du cancer du poumon, le 4 novembre 2020. Alors que de nouveaux essais cliniques confirment les apports de ce processus de dépistage, cet événement abordera notament les innovations dans ce secteur, les perspectives politiques ou les projets pilotes européens sur ce thème.

Le congrès virtuel RSNA 2020 est déjà un succès
20/10/2020 : Pour son édition 2020 entièrement virtuelle, le congrès de la RSNA mettra à disposition des participants des fonctionnalités diverses optimisées par l’outil numérique. L’exposition technique comprend comme à l’accoutumée plus de 200 industriels et près de 15 000 e-congressistes sont déjà inscrits. C’est donc déjà un succès avant même son ouverture !

Les prérequis de soumission des sujets pour l'ECR 2021
12/10/2020 : La campagne d’appel à soumission de sujets pour l’ECR 2021 est ouverte. L’ESR a, dans ce cadre, publié ses recommandations afin que le processus de relecture soit facilité.

Un nouveau Global Learning Center RSNA créé en Tanzanie
12/10/2020 : Après Cape Town (Afrique du Sud), c’est au tour de Muhimbili, en Tanzanie, de disposer d’un campus de formation pour radiologues régionaux initié par la RSNA. L’Administration nationale de la sécurité nucléaire américaine (NNSA) a subventionné ce nouveau Global Learning Center qui proposera de nombreux supports de formation.

Partenariat SFR - CNES : de nombreuses synergies possibles
07/10/2020 : La session Antoine Béclère des JFR 2020 a vu la SFR et le CNES signer un protocole de partenariat dont l’objectif est de créer une synergie pouvant aboutir à des innovations opérationnelles. L’étude du vieillissement accéléré des astronautes ou la formation des astronautes au diagnostic et à l’interventionnel font partie des axes de travail qui ont été proposés.

Canon Medical, un acteur de Santé responsable et engagé
30/09/2020 : En amont des JFR.plus, Canon Medical met en exergue les innovations qu'il met à disposition des acteurs de l'imagerie médicale. Le Directeur Général François Vorms évoque la philosophie de la firme et les différentes présentations du prochain symposium virtuel du 3 octobre 2020 sont détaillées.

Les trois conférences incontournables des JFR.plus 2020
28/09/2020 : Les JFR.plus proposeront, mis à part les sessions de formation auxquelles les acteurs de l’imagerie médicale sont habitués, trois grands rendez-vous. L’état de la radiologie à l’ère post-COVID, la radiologie, l’expérience patient et la société, ainsi que l’imagerie médicale et l’exploration de l’Espace.

Pr Alain Luciani : même sous forme digitale, les JFR 2020 doivent rester interactives !
14/09/2020 : À quelques semaines de l’ouverture des JFR 2020, qui seront entièrement digitales (JFR.plus) cette année, nous avons rencontré le Pr Alain Luciani qui préside cet événement. Il évoque avec nous les raisons qui l’ont poussé à abandonner le format hybride initialement prévu, met en lumière les moments forts qui rythmeront ce congrès virtuel et souhaite que ce dernier reste interactif.

Les JFR 2020 prennent une forme digitale intégrale
28/08/2020 : Les Journées Francophones de Radiologie (JFR) 2020 n'auront pas lieu au Palais des congrès comme prévu. C'est sous forme digitale que ce congrès sera diffusé, comme viennent de l'annoncer ce jour les Prs Jean-François Meder et Alain Luciani dans un commiuniqué.

Les inscriptions au RSNA 2020 entièrement virtuel sont ouvertes
03/08/2020 : Le congrès de la RSNA 2020 sera entièrement virtuel. Des séances plénières, des questions-réponses ou des chat seront proposés pour des accès premium ou standard. Les inscriptions sont désormais ouvertes.


Save the date : l'ESR promeut le dépistage du cancer du poumon au cours d'un webinar
27/10/2020 : L’European Society of Radiology co-organise un webinar dédié au dépistage du cancer du poumon, le 4 novembre 2020. Alors que de nouveaux essais cliniques confirment les apports de ce processus de dépistage, cet événement abordera notament les innovations dans ce secteur, les perspectives politiques ou les projets pilotes européens sur ce thème.

La Bretagne se dote d'une plateforme de téléradiologie publique - privée
26/10/2020 : Deeplink Medical / Imadis et CGTR ont été choisis pour apporter leurs solutions techniques au projet de téléradiologie publique-privée en Bretagne.

Dispositifs implantables et IRM : une nouvelle évaluation des risques ?
26/10/2020 : Selon une étude publiée dans Radiology: Cardiothoracic Imaging, les examens d’IRM peuvent être effectués en toute sécurité chez les patients porteurs d'appareils cardiaques non compatibles IRM, notamment ceux qui dépendent d’un stimulateur cardiaque ou les sondes d'entrainement abandonnées.

Intellifence artificielle et radiologie : forces et faiblesses
23/10/2020 : L’intelligence artificielle est au centre d’une communication du Dr Grégory Lenczner sur la plateforme Journées Francophones d’Imagerie Médicale (JFIM). Elle aborde les différentes fonctionnalités de l’IA ainsi que la récurrente question du remplacement du radiologue par la machine.

Le Ségur numérique en radiologie est en marche !
20/10/2020 : Le Ségur du numérique en radiologie a abouti à la mise en place d’un groupe de travail impliquant les responsables de toutes les entités du secteur. Il s’agit de proposer une stratégie de conduite du changement en élaborant les indicateurs et incitatifs nécessaire à l’évolution des pratiques et des moyens.

Le congrès virtuel RSNA 2020 est déjà un succès
20/10/2020 : Pour son édition 2020 entièrement virtuelle, le congrès de la RSNA mettra à disposition des participants des fonctionnalités diverses optimisées par l’outil numérique. L’exposition technique comprend comme à l’accoutumée plus de 200 industriels et près de 15 000 e-congressistes sont déjà inscrits. C’est donc déjà un succès avant même son ouverture !

Les acteurs de la French Healthcare en imagerie médicale se mobilisent
19/10/2020 : L’Association French Healthcare fédère les entreprises et autres acteurs de la technologie de Santé française pour créer des synergies à l’international. À l’occasion des JFR.plus, elle a mis en lumière ses membres du secteur de l’imagerie médicale pour susciter le soutien de la communauté radiologique. La SFR est le premier de ces soutiens.

Les nouvelles solutions Fujifilm présentées aux JFR.plus
14/10/2020 : A l’occasion des JFR. Plus, la marque a présenté trois nouveaux équipements, le FDR Xair, le capteur D-EVO III et la table FDR Visionary RF Premium. Ces solutions visent à faciliter le travail des utilisateurs tout en améliorant l’expérience du patient.

Radiopédiatrie et radioprotection : l'IRSN fait le point
13/10/2020 : Dans son numéro de juillet 2020, le Magazine Repères de l’IRSN a dédié un dossier à la radiopédiatrie. Très surveillé par les radiopédiatres depuis longtemps, le risque ionisant pour les enfants les conduit à remplacer le scanner par l’échographie ou l’IRM, quand c’est possible. De leur côté, les cardiologues interventionnels réduisent les cadences d’images.

Affections pulmonaires et vasculaires dues au COVID-19 : une iconographie impressionnante !
13/10/2020 : La plateforme RadioGRaphics vient de publier une revue exhaustive des manifestations radiologiques du COVID-19. Première partie du document avec les signes pulmonaires et vasculaires.


La Bretagne se dote d'une plateforme de téléradiologie publique - privée
26/10/2020 : Deeplink Medical / Imadis et CGTR ont été choisis pour apporter leurs solutions techniques au projet de téléradiologie publique-privée en Bretagne.

Le scanner nouvel étalon pour le dépistage précoce du Coronavirus
27/02/2020 : Dans une étude de plus de 1000 patients, publiée dans la revue Radiology, la tomodensitométrie thoracique a surpassé les tests de laboratoire dans le diagnostic de coronavirus 2019 (COVID-19). Les chercheurs ont conclu que la tomodensitométrie devrait être utilisée comme principal outil de dépistage du COVID-19.

Radiopédiatrie et radioprotection : l'IRSN fait le point
13/10/2020 : Dans son numéro de juillet 2020, le Magazine Repères de l’IRSN a dédié un dossier à la radiopédiatrie. Très surveillé par les radiopédiatres depuis longtemps, le risque ionisant pour les enfants les conduit à remplacer le scanner par l’échographie ou l’IRM, quand c’est possible. De leur côté, les cardiologues interventionnels réduisent les cadences d’images.

Les images pulmonaires caractéristiques du coronavirus au scanner
05/02/2020 : Dans un rapport spécial publié le 4 février 2020 dans la revue Radiology, des chercheurs décrivent les caractéristiques scanographiques qui facilitent la détection et le diagnostic précoces du coronavirus de Wuhan.

Optimiser la cotation des actes grâce à un nouveau site web gratuit
03/09/2019 : Le catalogue CCAM est souvent mal employé par les radiologues, ce qui peut engendrer des erreurs de cotations. C'est pout leur venir en aide que le site web gratuit ccam-radiologie.fr a été conçu, afin d'optimiser la facturation de l'activité radiologique.

Les recommandations de la Société Française de Radiologie dans un contexte de COVID-19
13/03/2020 : La Société d’Imagerie Thoracique a publié un Point sur l’imagerie dans un contexte de COVID-19. Les types d’examens à réaliser, la conduite à tenir pour les professionnels et les images significatives sont ainsi détaillés.

La lithotripsie intravasculaire pour traiter les sténoses coronaires calcifiées
04/03/2020 : Dans notre série de procédures interventionnelles en vidéo, nous vous présentons un webinar Incathlab qui présente une nouvelle procédure de traitement des sténoses très calcifiées, la lithotripsie intravasculaire.

Dedalus dévoile la dynamique de son offre en imagerie, centrée sur les usages des radiologues
02/10/2020 : Dedalus, qui a acquis l’activité logiciels d’Agfa HealthCare IT le 5 mai 2020, présente son offre complète en imagerie, couvrant tous les besoins du radiologue. Flexible, conçue pour s’adapter aux différents usages métier, accessible à partir d’un écran unique, elle réunit un RIS de la prise de RDV à la diffusion des résultats, un PACS, répondant aux enjeux de mutualisation des données, un viewer et une solution d’archivage neutre (VNA), d’aide à la décision et plus largement l’accès au télédiagnostic dans un contexte de crise sanitaire.

Les apports de la radiographie thoracique dans la détection du COVID-19
30/03/2020 : Une étude publiée dans la Revue radiologie stipule que les images de détection de la pneumonie au COVID-19 obtenues par radiographie pulmonaire sont sensiblement équivalentes à celles du scanner. Cependant, des différences sont à signaler, notamment pour le suivi des lésions.

Intellifence artificielle et radiologie : forces et faiblesses
23/10/2020 : L’intelligence artificielle est au centre d’une communication du Dr Grégory Lenczner sur la plateforme Journées Francophones d’Imagerie Médicale (JFIM). Elle aborde les différentes fonctionnalités de l’IA ainsi que la récurrente question du remplacement du radiologue par la machine.