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Pas de médecine fœtale sans la contribution de l'imagerie

LUNDI 07 NOVEMBRE 2016 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

L'imagerie médicale apporte une aide primordiale à la pratique de la Médecine fœtale. Nous avons rencontré le Dr Laurent Bidat, créateur et principal organisateur des 22èmes Journées de Médecine fœtale qui se tiendront en mars 2017 à Marseille. Il évoque l'importance de la pluridisciplinarité dans ce secteur et souligne l'importance des progrès de l'imagerie dans le diagnostic anténatal. 

Palais du Pharo

Thema Radiologie: Pouvez-vous vous présenter à la communauté radiologique ?

Dr Laurent Bidat: Je suis gynécologue obstétricien et responsable du Centre Pluridiscipinaire de Diagnostic Prénatal  (CPDPN) de Pontoise (95). J'organise également chaque année les Journées de Médecine fœtale qui connaîtront leur 22ème édition, du 23 au 27 mars 2017.

T.R.: Ce congrès qui se déroulait historiquement à la montagne va changer de cadre en 2017 ?

Dr L.B.: Effectivement, la prochaine édition se tiendra au Palais du Pharo à Marseille. L'idée d'organiser cette manifestation, qui attire en moyenne quelques 800 praticiens, à Morzine pendant 20 ans était de garder les congressistes captifs tout au long de l'événement et de réduire les tentations d'aller visiter la ville qui accueille le congrès. Ce n'était pas, comme je l'ai entendu souvent, pour qu'ils puissent s'octroyer quelques descentes de pistes enneigées ! Mais nous avons dû nous adapter aux normes de sécurité pour un congrès de cette ampleur, ce qui nous a contraint de changer de lieu.

"Une composante pluridisciplinaire primordiale"

T.R.: Quelles sont les spécialités représentées lors des Journées de Médecine fœtale ?

Dr L.B.: Cette discipline requiert l'intervention de nombreuses spécialités médicales que l'on peut identifier dans les CPDPN. Ce congrès regroupe bien sûr des gynécologues obstétriciens, des pédiatres et des radiologues, mais aussi des généticiens, des urologues pédiatriques, des néphrologues, et, depuis quelques temps, des sages-femmes. La composante pluridisciplinaire est primordiale pour le diagnostic et la prise en charge des pathologies prénatales.

T.R.: Quels seront les thèmes abordés lors de la session 2017 ?

Dr L.B.: Nous avons l'habitude de consacrer chaque demi-journée à une thème précis et de l'aborder de façon pluridisciplinaire. Cela concerne les pathologies urogénitales, les anomalies ostéo-articulaires, ou les problèmes de développement à long terme notamment. Nous donnons une place significative à la génétique, une discipline qui évolue très rapidement, avec par exemple des mises à jour en épigénétique (influence de l'environnement) ou concernant les problèmes liés au Distilbène. Nous consacrons également du temps à des problèmes en lien avec la société, en donnant la parole à des historiens ou des philosophes et intégrons cette année une nouveauté en faisant intervenir des juniors sur des thématiques qu'ils choisissent eux-mêmes. 

"Pas de médecine foetale sans la contribution de l'imagerie"

T.R.: Quel est l'apport de l'imagerie dans le développement de la médecine fœtale ?

Dr L.B.: Il est clair que la médecine fœtale telle qu'on la connait aujourd'hui n'existerait pas sans la contribution de l'imagerie. Le partage des compétences entre les anténatalistes et les radiologues est, de ce fait, indispensable, c'est pourquoi des radiopédiatres de renom tels les Prs Laurent Guilbaud (HCL) ou Guillaume Gorincour (AP-HM) sont parties prenantes dans l'organisation des Journées de Médecine fœtale. L'échographie est bien sûr en première ligne des modalités permettant de réaliser des diagnostics anténataux. Mais l'avènement, depuis les années 2000, de l'IRM fœtale nous offre de nouvelles possibilités, notamment dans l'étude du cerveau. 

T.R.: Les progrès récents de l'imagerie trouvent-elles des applications dans ce cadre ?

Dr L.B.: Bien sûr, notamment les nouveautés en IRM, nous l'avons dit, mais aussi le scanner 3D pour les anomalies osseuses notamment. Le scanner ne servait, auparavant, qu'au contenu utérin mais les fortes baisses de doses de rayonnement permises ces derniers temps nous donnent la possibilité d'aller plus loin avec la tomodensitométrie. Grâce aux progrès de l'échographie d'autre part, nous disposons d'une qualité d'image pour mieux apprécier les annexes au développement fœtal, que sont le liquide amniotique, le placenta ou le cordon ombilical, ainsi que les pathologies cardiaques. Sans compter les poses de drain ou le cathétérisme sous contrôle échographique. Mais les avancées les plus significatives viennent de l'échographie 3D et ses applications pour les pathologies de retard osseux, les anomalies de la face en particulier. Il existe également quelques applications en élastographie.

T.R.: Quelles seront les particularités du congrès 2017 ?

Dr L.B.: Tout d'abord, il y aura un nouveau lieu à apprivoiser après nos 20 ans en haute montagne. Ensuite, nous avons pu étoffer l'équipe scientifique afin de proposer un programme peut-être plus complet qu'à l'accoutumée, avec une forte implication de nos confrères nord-africains. Ils sont très expérimentés car ils disposent, dans leur pays, de grandes séries scientifiques. Pour donner un exemple, la maternité du CHU de Tunis opère à elle seule quelques 16 000 accouchements par an. Leur vécu sera donc très enrichissant pour nous.

Propos recueillis par Bruno Benque


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