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Les ravages de Zika sur le développement cérébral des fœtus

LUNDI 05 SEPTEMBRE 2016 Soyez le premier à réagirSoyez le premier à réagir

Un rapport spécial publié dans la revue Radiology relate les multiples anomalies pouvant subvenir sur des fœtus infectés par le virus Zika. Une étude rétrospective brésilienne montre que la plupart des bébé présentent une ou plusieurs malformations cérébrales.

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La revue Radiology a publié un rapport spécial, détaillant le spectre des résultats d'imagerie chez les bébés et les fœtus infectés par le virus Zika.

Des infections plus dangereuses lors du premier trimestre de grossesse
"L'imagerie est essentielle pour identifier la présence et la sévérité des changements structurels induits par l'infection, en particulier dans le système nerveux central», a déclaré l'auteur principal du rapport, le Dr Fernanda Tovar-Moll, vice-président du de l'Or Institute for research and education et professeur à l'Université fédérale de Rio de Janeiro, Brésil. "La microcéphalie est juste une des multiples caractéristiques radiologiques." Zika semble être le plus dangereux lorsqu'ils est transmis d'une mère enceinte à son fœtus au cours du premier trimestre de la grossesse, ce qui augmente la probabilité de graves malformations cérébrales chez le bébé, y compris la microcéphalie. En cas de microcéphalie, la tête du bébé est exceptionnellement petite, en raison d'un cerveau sous-développé. Zika a également été lié à des anomalies occulaires, une déficience auditive, ainsi qu'un retard de croissance chez les bébés.

De multiples anomalies cérébrales possibles
"Le premier trimestre est la période où l'infection semble être la plus risquée pour la grossesse», a déclaré la co-auteure de l'étude, le Dr Deborah Levine, directeur dee ultrasons en obstetrique et en gynecologie au Beth Israel Deaconess Medical Center et professeur de radiologie à la Harvard Medical School de Boston. "Du point de vue de l'imagerie, les anomalies dans le cerveau sont très sévères par rapport aux autres infections congénitales». Bien que la préoccupation majeure des médias concernant les effets toxiques du virus Zika sont centrées sur la microcéphalie, les chercheurs ont noté qu'il existe une variété d'anomalies cérébrales différentes pouvant être trouvées chez les fœtus exposés au virus, y compris la perte de volume des substances grise et blanche, des anomalies du tronc cérébral, des calcifications, ainsi que la ventriculomégalie. Certains bébés infectés par Zika peuvent en effet ne pas avoir une petite tête si les ventricules restent excessivement élargie.

438 patients étudiés en un an au Nord du Brésil
Les chercheurs ont réalisé une étude rétrospective de résultats d'imagerie et d'autopsies associés à une infection congénitale par le virus Zika répertoriés au sein de l'Instituto de Pesquisa dans l'état Campina Grande Paraiba (IPESQ) dans le nord du Brésil, où l'infection a été sévère. De Juin 2015 à mai 2016, 438 patients ont été renvoyés à l'IPESQ en raison de l'apparition avérée ou suspectée d'anomalies du système nerveux central pendant la grossesse. De ce groupe, les chercheurs ont identifié 17 fœtus ou nouveau-nés de femmes qui avaient été explorées à l'IPESQ, dont l'infection Zika a été documentée dans le liquide ou les tissus ( «cohorte confirmée»), et 28 fœtus ou nouveau-nés présentant des signes suspects d'infection Zika et des calcifications intracrânienne ( «cohorte présumée»). Les examens par d'imagerie étaient l'IRM foetale, le scanner cérébral post-natal, l'IRM cérébrale postnatale et, dans certains cas, l'échographie prénatale longitudinale.

Anomalies du corps calleux et du développement cortical, clacifications intracrâniennes
Les anomalies cérébrales observées dans les groupes Zika confirmés et présumés étaient très semblables. Presque tous les bébés, dans chaque groupe, avait une ventriculomégalie. Bien que la plupart des foetus avaient au moins un examen montrant une circonférence crânienne anormale, les chercheurs ont découvert que la circonférence crânienne était normale chez trois foetus avec ventriculomégalie sévère. Quatre-vingt-quatre pour cent du groupe Zika confirmé et 79 pour cent du groupeZika présumé avaient des anomalies du corps calleux, celui-là même qui permet la communication entre les hémisphères gauche et droit du cerveau. Tous sauf un présentaient des anomalies migrationnelle corticales. Les calcifications intracrâniennes étaient présentes dans presque tous les nouveau-nés, le plus souvent positionnées à la jonction gris-blanc du cerveau. Tous les bébés présentaient un volume réduit des tissus cérébraux. Tous les patients présentaient différentes anomalies du développement cortical.

Une déformation caractéristique de la voûte crânienne
"La gravité de la malformation corticale et des modifications des tissus associés, et la localisation des calcifications à la jonction gris-blanc ont été les résultats les plus surprenants de notre recherche», a déclaré le Dr Tovar-Moll. Les crânes des bébés avaient souvent un aspect effondré, avec des sutures qui se chevauchaient et les plis de la peau redondants. Les chercheurs pensent que cela est du à des étapes de ventriculomégalie et d'atrophie au cours du développement du petit cerveau. Le Dr. Levine a noté que l'échographie pendant la grossesse peut montrer les anomalies associées à une infection congénitale Zika, mais qu'il peut se passer du temps avant que ces changements soient évidents. "Plus d'une échographie ou d'une IRM peuvent être nécessaires pendant la grossesse pour évaluer la croissance du cerveau et les anomalies de développement», dit-elle.

Des recommandations pour les femmes brésiliennes enceintes ou envisageant de le devenir
Zika est principalement transmis aux humains par la piqûre d'un moustique infecté. Les symptômes peuvent inclure de la fièvre, des éruptions cutanées, des douleurs articulaires ou musculaires, maux de tête et les yeux injectés de sang. Cependant, de nombreuses personnes infectées par Zika ne présentent aucun symptôme du tout. Bien que l'épidémie actuelle est centrée au Brésil, elle est étendue aux pays et territoires à travers le monde, y compris les États-Unis. Les femmes enceintes ou qui envisagent de le devenir devraient éviter les zones où les moustiques infectés sont présents. Toutefois, si les femmes vivent dans ces zones, la recommandation des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) est de porter des vêtements qui protègent contre les piqûres de moustiques, utiliser un insectifuge et de réaliser des tests appropriés, y compris les soins prénatals de routine et une échographie entre 18 et 20 semaines.

Dr. Tovar-Moll précise enfin que les chercheurs continuent d'étudier les changements du système nerveux central induits par l'infection congénitale du virus Zika pour mieux comprendre le spectre des changements qu'ils ont observé. "Nous sommes également intéressés pour étudier la façon dont l'infection congénitale par le virus Zika peut interférer sur la maturation des substances grise et blanche du cerveau en post-natal," conclut-elle.

Bruno Benque


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